The Va’adian Chronicles (Re-recorded)

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16/20
Nom du groupe Polarys
Nom de l'album The Va’adian Chronicles (Re-recorded)
Type Album
Date de parution 14 Octobre 2013
Labels Brennus Music
Style MusicalPower Progressif
Membres possèdant cet album4

Tracklist

Re-recorded version from The Va'adian Chronicles demo out in 2010 under the name Polaris
1. Overture 02:46
2. Cybernetic Wars 05:57
3. Lost 04:35
4. Science Almighty 04:46
5. Heading for the Crystal Dome 08:26
6. Recurrent Dream 05:51
7. Crimson Stained Times 07:42
8. A Secret Revealed 13:56
a/ - Into the Reintegration Complex
b/ - Target : Earth
c/ - A Way Back Home
d/ - Astral Vault
9. Hyperspace 05:48
10. Chaos Unleashed 04:08
11. Battle of Light 08:20
12. Infinity 07:22
Total playing time 1:21:15

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Polarys


Chronique @ LeLoupArctique

05 Janvier 2014

Polarys impressionne sous tous les aspects

Fondé en 1996 par Douchan Djukic, Polarys est un projet de longue haleine. Il a fallu 14 ans au groupe pour sortir le premier full-lenght, qui se révélera par la suite n'être qu'une version démo de ce disque-là, sorti fin 2013. Polarys a alors déjà subit l'épreuve du temps, des dizaines de concerts (36 en mars 2013, avec près de 60 groupes), et de plusieurs démos. C'est donc fort de cette expérience que le groupe parisien nous présente enfin son album complet, articulé autour d'un concept de science-fiction, The Va'adian Chronicles. Ma fainéantise, plutôt que de résumer moi-même ce concept, me fait copier-coller quelques lignes trouvées sur le site internet de Brennus : "L'histoire se déroule à l'aube du 26ème siècle, 30 ans après le déclenchement d'une guerre destructrice entre les humains et les Va'adiens, une race extra-terrestre. Les morceaux s'y succèdent tels les chapitres d'un roman, chacun d'entre eux mettant en scène un ou plusieurs personnages, notamment les membres d'un commando d'élite Humain, un scientifique mystérieux et inquiétant, des soldats réguliers Terriens et même des Va'adiens. Chacun de ces protagonistes a un rôle à jouer, et alors que les événements s'enchaînent, la vérité et le secret derrière cette guerre seront enfin révélés." Voilà.

Cette gigantesque fresque spatiale débute par le bien-nommé Overture, qui, grâce à une narration féminine, met parfaitement en place le décor. Les premiers accords arrivent, et là nous sommes plongés pour de bon dans l'histoire. On se laisse alors totalement submerger par le puissant et épique Cybernetic War, et ce sera comme ça tout le long de l'album. Sur ce morceau c'est bien le côté power mélodique qui prévaut, comme pour toutes les scènes de bataille. D'autres suivront dans ce genre, avec par exemple le très heavy Hyperspace, ou encore le formidable Battle of Light. Très Helloweenien dans son genre, Battle of Light débute par un solo de guitare assez déconcertant mais brillamment exécuté. Le pont central est une merveille, la voix de Douchan se faisant d'un coup plus aiguë, à la limite de la justesse. La mélodie à la guitare qui suit fait écho au solo du début, puis arrive un autre solo, d'une rapidité époustouflante ; à noter que beaucoup de soli sont l’œuvre d'un certain Symheris, qui n'est plus dans le groupe, mais y était à l'époque du premier enregistrement de l'album en 2010. Écoutez bien le final de ce morceau, ne trouvez-vous pas une ressemblance frappante avec un Helloween époque Keepers ? Si tout au long de l'album, Douchan peut évoquer Hansi Kürsch et Kai Hansen, on pense ici clairement à Michael Kiske, ce qui est plutôt une bonne chose.

Arrivent ensuite des titres dans une veine beaucoup plus progressive, due principalement à un rythme beaucoup moins rentre-dedans, à des compositions un brin plus complexes, et à des lignes de chant plus recherchées. Il s'agit assez logiquement des morceaux parmi les plus longs de l'album – Heading for the Crystal Dome, ou le dantesque A Secret Revealed. Le premier se caractérise par une performance remarquable de Douchan au chant, qui s'occupe à lui tout seul de tous les personnages (je rappelle qu'il s'agit d'un concept-album), et alterne très bien les différentes voix. Quant au deuxième titre sus-cités, il se décompose en quatre actes, dont le dernier est instrumental – il servait à l'origine d'intro lors des concerts. Là encore la musique sert au mieux le concept (ou l'inverse), et je conseille vivement au passage de s'intéresser à l'histoire, c'est un gros point fort de cet album.

En ce qui concerne les autres morceaux, aucun n'est d'une qualité inférieure, l'appréciation sera juste une question de goût. On retiendra néanmoins le très bon mid-tempo Lost, les refrains sont excellents, catchy à souhait. Certains titres font apparaître du chant black, qui se marie étonnamment bien avec le reste ; on notera même un passage en rap sur Chaos Unleashed, pour l'un des passages les plus sombres de l'opus. Par deux fois la bande à Douchan propose des titres plus calmes : la très agréable ballade Recurrent Dream, et l'un peu long final Infinity (influence de Stratovarius ?).

Un petit mot sur tout le côté technique maintenant. La production est d'une assez bonne qualité en générale, avec des claviers et un chant très en avant. La basse est la plupart du temps bien audible, mais se laisse toutefois submerger lors de quelques passages où les guitares sont plus puissantes. La batterie remplie parfaitement sa fonction, avec un bon niveau, mais qui manque parfois d'un petit brin de folie. Le travail de la guitare est stupéfiant : le niveau est très haut, mais les guitaristes gardent toujours en tête le côté mélodique, ce qui est encore mieux. Le clavier est lui aussi un des bons points techniques de l'opus, les ambiances qu'il créé collent à merveille à la musique, et il rivalise très bien avec les guitares lors de quelques soli bien sentis. C'est du côté du chant que la bât blesse (un peu). Douchan se montre parfois maladroit dans ses parties vocales, certains passages flirtent avec les limites de la justesse. Il se fait néanmoins largement pardonner sur le reste de l'album, avec une prestation très bonne en moyenne.

Polarys impressionne sous tous les aspects ; tant du point de vue de l'histoire extrêmement bien ficelée, que de la musique, à la fois bien composée et bien interprétée. L'opus réussit le défi de tenir la longueur (près de 80 minutes, le maximum sur un disque compact) ce qui n'était pas évident au départ. Les français parviennent là à se hisser à la hauteur de leur modèles, ce qui est aussi une petite fierté pour la France, qui peine un peu en matière de power mélodique / progressif. Je ne sais pas si c'est l'expérience qui paie ou simplement la volonté indestructible de leader – dix-sept ans quand même pour aboutir à l'album voulu ! - mais la volonté du combo parisien est remarquable.

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