The Unquiet Sky

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15/20
Nom du groupe Arena (UK)
Nom de l'album The Unquiet Sky
Type Album
Date de parution 27 Avril 2015
Labels Verglas Music
Produit par Simon Hanhart
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1.
 The Demon Strikes
 05:37
2.
 How Did it Come to This?
 04:30
3.
 The Bishop of Lufford
 05:24
4.
 Oblivious to the Night
 02:47
5.
 No Chance Encounter
 04:30
6.
 Markings on a Parchment
 02:19
7.
 The Unquiet Sky
 05:29
8.
 What Happened Before
 04:55
9.
 Time Runs Out
 04:39
10.
 Returning the Curse
 03:48
11.
 Unexpected Dawn
 03:52
12.
 Traveller Beware
 07:40

Durée totale : 55:30

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Arena (UK)


Chronique @ ELCHAPI

08 Novembre 2017

Classieux et entêtant: à découvrir et à redecouvrir.

Ils sont là depuis 1995, nés dans l’environnement du groupe de Rock Néo Progressif Marillion, sous l’ impulsion du batteur Mick Pointer, ex Marillion, et de Clive Nolan, claviériste et membre de Pendragon depuis quasiment les débuts. Toujours pas de chronique sur SOM ? Je me lance, même si je ne connaîs bien le groupe qu’a travers cet opus.
J’imagine que j’ai forcement raté quelque chose, car ces gars-là en ont sous le pied sûrement depuis un moment, si j’en juge par ce « The Unquiet Sky » d’excellente facture. En survolant leur discographie, j’ai quand même pu noter que depuis sa réapparition en 2011 avec un nouveau chanteur, au timbre et aux inflexions typiques d’un Hard N’ Heavy grand public, le groupe s’est trouvé une nouvelle identité, plus directe et accrocheuse.
Avec cette dernière livraison en date, on est plus du coté d’un Metal progressif old school assez simple, au long cours, qui se savoure et s’apprécie dans son ensemble, bardé de mélodies imparables et d’un concept qui sert de fil rouge tant au niveau de la narration que du point de vue musical, plutôt que dans la démonstration virtuose ou des complications trop alambiquées.

Une sombre et fiévreuse mélancolie Elisabéthaine, une inspiration mélodique à tout péter, un cœur gros comme ça, un bon gros son bien équilibré, des breaks vocaux en apesanteur, des envolées lyriques totalement désarmantes, des ballades ébouriffantes de romantisme, des éclairs de génie, une maturité patente, tout autant qu’une forme de naïveté surjouée : voilà le programme.

Il faut dire que le concept a de quoi alimenter la machine à rêves, basé sur une nouvelle de MR James (Montague Rhodes James pour les intimes) auteur de « ghost stories » palpitantes, qui en leur temps impressionnèrent H.P Lovecraft.
« Casting the runes » qui inspire le présent opus en est un brillant témoignage, avec moult malédictions en cascades, rivalités entre occultisme et raison et le démon tapis dans l’ombre. Bref la trame idéale pour une odyssée de 50 minutes qui se révèle toujours aussi prenante au fil des écoutes.

Etant donné la cohésion du concept, il n’est pas surprenant que musicalement, il n’y ait rien à jeter. « The Unquiet Sky » se déguste d’une traite, sans aucune pause, tant la trame mélodique et l’enchaînement des titres sont calibrés pour un effet immersif.

Dès les premières notes de « The Demon Strikes » et son intro symphonique de haut rang on est plongé dans un paysage d’une rare élégance, le morceau est d’un tempo lent, majestueux, voire pesant, la mélodie est empreinte de solennité et le solo est à l’avenant. Le ton de l’album est donné et comme tout bon album de progressif il va dérouler ses merveilles enchâssées les unes dans le autres tout le long de son déroulé.

La suite enfonce le clou de façon magistrale avec « How Did it Come To This » où le héros se remémore l’enchaînement des circonstances qui l’ont amené à ce point de son histoire, impeccable balade totalement poignante, bercée par le piano, servie avec un solo de guitare vintage et des nappes de clavier en renfort.

On ne peut pas dire que la musique d'Arena sur cet album soit particulièrement technique, mais elle charrie des wagons d’inspiration et un feeling Hard FM/Progressif qui fait un bien fou, tel un gamin qui joue avec ses jouets et les redécouvre à chaque fois qu’il s’en saisit, avec toute la fraîcheur que cela implique et une bonne dose de plaisir pour l’auditeur.

Ceci dit, certains moments finissent par friser le génie, tels « Times Runs Out » rouleau compresseur appuyé de claviers iridescents, rythmé par son horloge interne qui pousse tout le monde vers la sortie, sur un mid tempo qui balance, dans une surabondance mélodique insolente et solaire.

Sur la fin ça se gâte sévèrement et la conclusion donne lieu à un « Traveller Beware » qui donne le coup de grâce. 7 minutes et 40 secondes, véritable composition d’un tableau en mouvement, avec une intro en forme de variation et rappel de « The Bishop Of Lufford », une poussée énergique et soudain un palier tout autant mélodique que groovy. C’est presque dansant, on est en apesanteur, mais la veine prog est toujours là pour un break piano/voix qui renforce la tension narrative et bien entendu, un final, en apothéose, une conclusion à boire jusqu'à plus soif .

Avec un doigt sur la touche replay.

Un album et un groupe à découvrir, pour tous les amateurs de Metal classieux et entêtant.

2 Commentaires

4 J'aime

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melpo - 24 Août 2018:

Merci pour cette chronique. Ce groupe mérite incontestablement d'être découvert. L'écoute de leur dernier album et ta chronique me donnent envie d'approfondir le sujet.

 
Bernardprog - 31 Mars 2025:

Merci pour ta très belle chronique ! Je suis fan d'Arena depuis que je m'intéresse au rock progressif. J'ai découvert ce groupe avec l'album "The Visitors" et je ne l'ai plus lâché depuis. Je les ai vu plusieurs fois en concert et la prochaine sera le 14 Mai. Cet album est d'une émotion à fleur de peau ! Paul Manzi est le chanteur du groupe que j'ai le plus apprécié, même si tous les autres sont excellents, et j'ai hâte de voir et d'écouter Damian Wilson très bientôt. J'encourage tout le monde à écouter ce groupe que j'aime tant depuis plus de 25 ans, ainsi que son groupe cousin, Pendragon dont je suis un grand fan également ! Encore merci pour ta chronique et au plaisir d'échanger sur ce groupe merveilleux !... 

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