The Time Traveler's Dilemma

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15/20
Nom du groupe Afterbirth (USA-3)
Nom de l'album The Time Traveler's Dilemma
Type Album
Date de parution 28 Juillet 2017
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Eternal Return
 03:21
2.
 Maggots in Her Smile
 04:19
3.
 Drills and Needles
 04:57
4.
 Discarded Astral Body
 01:09
5.
 Multiverse Dimentia
 04:58
6.
 The Time Traveler’s Dilemma I
 02:47
7.
 Sifting Through the Sands of the Unholy
 05:21
8.
 Timeless Formless
 05:59
9.
 Transcendental Object at the End of History
 01:57
10.
 Devouring the Hungry Ghost
 05:42
11.
 Time Travelers Dilemma II
 03:38

Durée totale : 44:08


Chronique @ dakefhi

24 Septembre 2017

Album caméléon, surprenant : de très loin le meilleur du groupe

24 piges d'existence et un premier album sorti qu'en juillet 2017 : la carrière d'Afterbirth est curieuse. Originaire de Long Island aux USA, le groupe n'a que difficilement traversé les épreuves du temps puisqu'après deux ans d'activité durant lesquels ils n'ont pu sortir que deux démos (« Reherseal Tape » et « Psychopatic Embryotomy »), ils avaient déjà splitté. Pour ne se reformer...Qu'en 2013, à la faveur d'une compilation regroupant des morceaux de leurs deux démos et de versions lives, « Foeticidal Embryo Harvestation ». De cette seconde vie naîtra une nouvelle démo, un EP (« Maggots in her smile ») et enfin premier full-length, intitulé « The Time Travelers' Dilemma ».

On peut dire clairement qu'on n'attendait pas quelque chose de la trempe de ce « Time traveler's... ». Bien que pionnier du brutal death tendance slam, Afterbirth ne s'est pas créativement démarqué de centaines de groupes officiant dans le même genre depuis leur création en 1993. Productions à la qualité très relative, morceaux courts à l'ambiance de putréfaction et à la mélodie absente pour ne laisser qu'une graisse agressive, growl aussi guttural qu'un cochon (caractéristique du slam et autres pornogrind)...Rien n'attirait particulièrement l'attention, aucune "patte" stylistique Afterbirth précise, si ce n'est une obsession littéraire sur la figure du fœtus. Cet aspect, je ne dis pas qu'il a été abandonné. Ceux qui aiment cette fange délétère, huitième degré, et à la qualité musicale contestable (bas les pattes, j'en fais partie, regardez mon avatar) en auront pour leur argent. « Eternal Return » qui ouvre l'album, a tout ce qu'il faut de guitares démoniaques, de double-pédale harassante, de sueur slam, tout comme « Maggots in her smile » ou « Stting Through the Sands of Unhloly ». La production, passée chez Unique Leader Records, s'entend tout de suite, permettant d'apprécier bien plus la lourdeur et l'acharnement du quatuor new-yorkais que sur toutes leurs précédentes sorties. La longueur des morceaux a également été rallongée, signe d'une volonté du groupe de davantage développer leurs compositions, en pistes à tiroirs.

Mais LE grand changement pouvait être pressenti dès la lecture du titre cet album, empruntant autant à la science qu'à la science-fiction, soit n'ayant plus rien à voir avec les débordements gores des opus précédents. En effet, si le growl lui reste toujours le même depuis les débuts, il crée un décalage avec l'ouverture musicale désormais proposée par le groupe. Des lignes mélodiques entêtantes font leur apparition dans la musique d'Afterbirth, lui donnant un nouveau souffle. Faisant maintenant côtoyer la mélodie, le death brutal, la dissonance, l'expérimental, l'ambiant et même l'indus (« Discarded Astral Body »), le travail opéré (sur la rythmique, les cordes, effets sonores...) avec « Mutliverse Dementia » ou encore « Timeless Formless » font pencher le disque vers le metal progressif. Quand ce n'est pas une piste à elle seule, l'ultime instrumentale « Time Traveler's Dilemma II » qui ne laisse aucun doute quant aux nouvelles velléités d'Afterbirth d'aérer leur son en fusionnant leur sensibilité death voire black (sur cette piste ou Drills and Needles ») avec une autre atmosphère, une autre façon de penser la musique et les sons.

Plus accessible et en même temps plus exigent que les sorties antérieures du quatuor, Afterbirth livre avec « The Time Traveler's Dilemma » une œuvre caméléon (peut-être un peu trop?) qui représente une orientation aussi surprenante que marquante pour un groupe de cette ampleur si minime. A près de 30 ans d'existence, Afterbirth se décide enfin à nous faire entendre pour de bon sa qualité musicale réelle, sans frontière, sans complexe. La qualité est auditive et entendue dans un LP difficilement saisissable, catégorisable, qui se ressent comme un voyage perturbé et comme un dilemme, évidemment.

7 Commentaires

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dakefhi - 27 Septembre 2017:

"Groupe de dixième zone", faut quand même apprécier les choses à leur juste valeur : là on est sur du brutal slam death, soit variation du brutal death, ramification du death metal qui est lui-même un sous-genre (ATTENTION JE NE DIS PAS SOUS-GENRE EN TERMES QUALITATIFS MAIS MUSICOLOGIQUES) du metal, donc tout aussi culte qu'il soit, on est dans les tréfonds...Je parle en amateur du genre sinon j'aurais pas souhaité écrire sur Afterbirth, mais je trouve qu'il faut garder les proportions : s'il n'est pas un groupe de dixième zone, Afterbirth est au minimum un groupe de quatrième zone (soit celles des ramifications sus-citées) dont la musique et la créativité ne bougeaient pas d'un iota jusqu'à cet album en 2017. Après tu parles d'histoire et de leur influence, je ne parle que de leur style et des limites artistiques...Mais je vais rajouter un "Bien que pionnier etc" pour éviter tout malentendu, on est pas des bêtes !

Rossbaycult - 27 Septembre 2017:

Ha ha ! C'est comme si tu me disais que Bathory c'est de la quatrième division par rapport à ce qui est sorti par la suite en black metal et que d'un point de vue artistique c'était quand même bien limité. Enfin bref, on ne va pas y arrivé. Mais merci quand même pour la chronique qui m'a permis de savoir que le groupe avait sorti récemment un album.

Goneo - 28 Septembre 2017:

AH!! la nouvelle sortie de chez UNIQUE LEADER records!!! bon j'accroche pas des masses avec ce Afterbirth, pourtant il me tardait d'y jetter une oreille au vus des derniéres sorties, Cytotoxin, Vomit remmants, Hideous divinity....

Compliqué de rentrer dans leur univers, je passe mon tour....

EN tout cas une bonne chro Dakefhi.

Rossbaycult, je ne comprend pas trop ton insistance, Afterbirth est loin d'être culte, c'est un groupe inconnu de 4e zone comme dit Dakefhi, cela n'empêche pas d'être de bonne qualité j'entend bien. Puis Bathory a eu un impact internationnal, Afterbirth a par quelques groupes de New York personne connais, surtout en Europe. Enfin bref.. en tout cas merci pour l'infos comme quoi Afterbirth à influencé Internal Bleeding.

grogwy - 18 Mars 2020:

Toujours le même dilemme qui revient lorsque l'on évoque des formations qui tout en ayant été à l'origine d'un style par la suite plébiscité (toute proportion gardée on parle ici de Brutal/Slam Death Metal) n'ont pas réussi à s'imposer et, comble de malchance, ont assisté au succès, du moins à la reconnaissance de groupes qu'ils avaient eux-même influencé ! En effet si Internal Bleeding est connu pour être l'une des formations (avec Mortician et Suffocation) ayant donné naissance au Brutal/Slam Death Metal Afterbirth est, de son coté, tombé dans l'oubli le plus total.Par conséquent saluons l'initiative de Frank Rini (ex-vocaliste d'Internal Bleeding) d'avoir rendu hommage à Afterbirth sur "Foeticidal Embryo Harvestation" (2013), une compilation sur laquelle on retrouve (avec des enregistrements live) les deux premières démos du groupe qui, malgré leurs défauts, demeurent des témoignages de ce que pouvait produire la scène Brutal/Death Metal new-yorkaise au début des années 90.

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