Sombre et déprimante. C’est précisément cette ambiance que l’on peut ressentir au travers de l’écoute du premier album de
Dysthymia, ancien groupe islandais devenu projet solo du mystérieux et ténébreux Árni.
Une intro très obscure de piano nous immerge progressivement avant de nous faire entrer complètement dans un Black
Metal dépressif et froid comme on pourrait l’attendre d’un habitant isolé de l’Île de Glace. “
Mirthless” est à mon avis la composition la plus représentative du projet
Dysthymia. Un son entrainant qui nous embrume dans nos pensées les plus noires…
Pour votre sécurité, veuillez éloigner toute sorte de lame, de rasoir, de couteau, ainsi que de taille crayon ou simple compas.
Jouant à la fois sur une musique lente et obscure interrompant la saturation avec une partie acoustique rappelant les célèbres
Shining. Des riffs grésillant façon
Gris. Des cris profonds d’agonie rappelant quant à eux
Anhedonia. Le tout introduit de parties de synthé propres à
Dysthymia. “
Rotten And Diminished” continue sa descente et nous invite à une introspection pessimiste de notre âme.
S’enchainent “Kaustos” (dans laquelle nous pouvons entendre un discours hitlérien dans les deux dernières minutes, probablement pour dégager une atmosphère de terreur jusqu’à la fin du morceau puisque la musique de
Dysthymia n’a rien à voir avec la politique), “Given Up
Hope”, “Upon Trembling
Bones” et l’étonnant “xxxxxx”. Mais pourquoi un tel titre ? A vous de voir…
Tout se finit sur un magnifique “The Great
Fall” entièrement joué au synthé comme pour l’intro, marquant la fin d’une neurasthénie musicale marquante.
Néanmoins, beaucoup de détails dérangent. A la réception de ce premier album, je me suis demandé qu’était donc cette pochette noire ?
The Black Album de
Metallica ? Non, c’est bien
The Shivering Opus… Mais… Mais oui, la pochette est d’une qualité d’impression des plus médiocres ! Ne vous fiez donc pas à la pochette d’internet blanche et noire graniteuse. La vraie doit être passée au rayon X pour en discerner les contours du logo et des formes abstraites. Peut-être est-ce le fait d’avoir signé sa production chez le label chinois
Pest Productions (je n’ai là aucun préjugé à l’égard de nos chers amis asiatiques !). Un label chinois pour un groupe islandais, allez donc savoir pourquoi.
La qualité du son n’est pas superbe non plus. Le synthé est trop mis en avant sur l’intro et l’outro du CD contrairement au reste de la playlist, contraignant à augmenter le son jusqu’à son maximum pour profiter des autres instruments.
De plus que l’absence de paroles et de livret ne permet pas la compréhension totale du concept de l’islandais et me dérange beaucoup personnellement… Décidément très mystérieux ce type. Mais surtout très doué.
A tous les pessimistes et sombres âmes esseulées… Une musique qui mérite de sortir de l’ombre, et pourquoi pas de son île.
++
Chronique publiée depuis
http://www.myspace.com/_razort_
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