Photophobia, qu’est-ce c’est que ça ? Encore un groupe de Black Dépressif comme il en existe tant ? Détrompez-vous amis Blackeux,
Photophobia qui compte à ses actifs seulement deux albums, est un groupe qui a beaucoup d’avenir. En effet la musique est là, l’idée est là, l’inspiration est là et il y a dans
Photophobia beaucoup d’inspiration. On peut souligner parmi les trois membres, la présence de
Morbid qui mène de nombreux projets similaires :
Happy Days et
Nostalgie pour les plus connus.
Après un
Humana Fragilitas assez moyen mais qui a su poser les bases du projet (en matière de son, mais j’y reviendrais plus tard), c’est bien de son successeur, "The
Seven States of Mourning", que je vais vous parler.
L’album est entièrement composé de chansons lourdes, mélancoliques. Pour quelques personnes, certaines chansons seraient même dur à supporter, elles ont comme pouvoir de vous casser le moral en 2 minutes. Pour certains, dont je fais parti, cet album est simplement un refuge pour les plus tristes jours. Jusque-là vous me direz, «oui ben normal c’est un groupe de Black Dépressif comme tous les autres». Je vous répondrais donc «The
Seven States of Mourning» possède quelque chose que l’on ne retrouve pas dans plusieurs albums du même genre. En matière de son premièrement, oubliez les sons purement Black 90' à la
Darkthrone, saturation extrême, caisse claire à 100 à l’heure (bien que je respecte et aime
Darkthrone). Ici le son est très bon, mixage quasiment irréprochable, chant ni trop mis en arrière ni trop mis en avant. Chant d’ailleurs variés, passage sur-aigus (si typique du genre) et parfois… eh bien Black tout simplement. Ce que j’aime dans leur son, c’est cette guitare qui peut vous amener, sur quelques passages, dans des états de transe comme sur la deuxième partie de Orietur Tenenbris Lux Tua. Sur quelques passages, le piano donne du relief à l’album ajoutant une touche de variété. Car pendant ces 57 minutes on ne s’ennuie pas.
J’aimerai également souligner la très bonne gestion des passages plus calmes/plus nerveux, plus rapide/plus lent, comme par exemple sur I Buried Myself at the Edge of the Sky ou encore Lullabies of
Thorns. Ce dernier possédant des passages majeurs et mineurs tout bonnement excellents.
Certains entendrons 3 accords saturés joués à 100 à l’heure, d’autres entendrons une extrême mélancolie, une extrême beauté. Si vous aimez
Austere ou Woods of
Desolation jetez y rapidement une oreille.
Photophobia avec cet album rentre dans les meilleurs albums du genre.
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