The Selected Breed

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Nom du groupe In Reverence
Nom de l'album The Selected Breed
Type Album
Date de parution 26 Mai 2017
Style MusicalDeath Atmosphérique
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. Jahiliah 04:22
2. Gods of Dehumanization 03:46
3. Prometheus 03:03
4. The Selected Breed 03:59
5. The Sixth Bloodletting 04:11
6. Anthropogeny 03:39
7. Red Waves 04:00
8. Gift of Disintegration 03:52
9. Life Rejuvenate 02:31
Total playing time 33:23

Chronique @ cm91

02 Juin 2017

D’une énième formation Deathcore à du Death atmosphérique plus personnel

La première fois que j’avais découvert In Reverence lors de la sortie de leur premier E.P en 2012, j’ai le souvenir que ce groupe ne m’avait pas marqué plus que ça car leur son représentait tous les clichés du Deathcore que des breakdowns à foison sur fond de mélodies angoissantes simplistes, des cassures trop brutales, et des grosses voix de grizzly vomissant des paroles nihilistes clichesques au possible. Bref, cette bande a été bannie au plus vite de mes écouteurs…

Et pourtant en cette année 2017, quand j’ai vu qu’ils sortaient un nouvel album, quelle ne fut pas ma surprise en constatant que les suédois avaient fait un véritable virage à 180° au niveau musical après avoir écouté les singles « Prometheus » et « The sixth bloodletting ». J’ai donc acheté l’album par curiosité, en espérant que cette fois-ci je ne regretterai pas mon achat.

Après l’intro dérangeante « Jahiliah » qui dévoile le spectre musical, le véritable premier titre « Gods of Deshumanization » arrive comme un boulet de canon dans la figure entre les murs du son que sont les blasts et les passages atmosphériques tant aériens qu’angoissants : ces derniers marqueront l’auditeur à coup sûr ! Après trois chansons, les deux singles déjà sortis indiquaient vraiment ce changement de direction : Les suédois sont passés d’une énième formation de Deathcore à du Death atmosphérique plus personnel.

Du coup, au revoir les saccades, les breakdowns, les hurlements stridents et autres éléments clichés, nos musiciens nous font là un subtil mélange de riffs acérés à la Sulphur Aeon et d’atmosphère à la Behemoth période « The Satanist », mais mettant surtout l’accent sur lesdites atmosphères. Par exemple : sur l’éponyme, le morceau se compose de parties brutales avec parfois un léger côté death mélodique et des passages plus aériens. Mais plutôt que d’alterner l’un et l’autre, les suédois ont réussi le pari habile de les mélanger, du coup il n’y a pas cette impression de coupure déstabilisante, et on reste entraînés tant on est happés par cette atmosphère pesante, comme un effet de transe.

Au niveau des paroles, finis les thèmes sataniques entendus mille et une fois, nous avons là des sujets bien plus philosophiques comme la création de l’univers, l’origine de l’humanité ou la naissance d’un monde. Comme quoi, même les textes ont suivi dans le virage !

S’écoutant sans problème d’une traite, le seul défaut de l’album sera plutôt dû à une production assez mal équilibrée : le son est propre et massif, mais le chant et la batterie étant plus mis en avant que les guitares, il faut parfois tendre l’oreille pour entendre les parties les plus graves, alors que les aiguës résonnent sans aucun problème. Sans doute un mauvais reflexe issu de leur passé Deathcore

Quoi qu’il en soit, ce mastodonte annonce le début d’une carrière prometteuse pour ces musiciens qui viennent de réaliser un vrai coup de maître. Le prochain défi sera de trouver d’autres membres qui sauront jouer en concert, car étant actuellement un trio, In Reverence a des auditions à faire passer. Avis aux amateurs.

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