The Parasitic Chambers

Liste des groupes Death Metal Conjureth The Parasitic Chambers
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17/20
Nom du groupe Conjureth
Nom de l'album The Parasitic Chambers
Type Album
Date de parution 23 Janvier 2023
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Smothering Psalms
 03:51
2.
 Dimensional Ascendancy
 03:07
3.
 Devastating Cataclysmic Unearthing
 03:05
4.
 Cremated Dominion
 03:29
5.
 Deathless Sway of Torsos Calm
 03:56
6.
 A Blood Romance
 03:28
7.
 The Ancient Presence
 04:05
8.
 In Mortal Thresholds
 04:10
9.
 From Ceremonies Past
 02:36
10.
 The Unworshipped II
 06:17

Durée totale : 38:04

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Conjureth


Chronique @ Armel_Avry

18 Janvier 2023

Un tourbillon de riffs totalement implacable

Pour lancer cette année 2023 sous de bons auspices death-metalliques, il fallait idéalement un groupe qui s'approprie la fameuse tirade du grand Glen Danton : "Du riff, toujours du riff et encore du riff"!!. C'est le label Memento Mori, bien connu de ceux qui suivent les sphères underground du Death metal, qui s'y colle avec la sortie de The Parasitic Chambers de Conjureth, dont la sortie est programmée fin janvier.

Formé en 2018 à San Diego autour de Frankie Saenz (batterie), Ian Mann (guitares) et Wayne Sarantopoulos (guitare, basse, growl), Conjureth publie 2 démos en 2020 et son premier album, Majestic Dissolve en 2021, déjà chez Memento Mori, qui avait rencontré une certaine reconnaissance chez les amateurs de death old school (j'avoue être honteusement passé au travers).

De old school qualitatif, il est à nouveau question sur cette nouvelle offrande. Mais ici nulle vision passéiste inféconde car, comme annoncé en préambule, Conjureth se pose comme un tourbillon de riffs totalement implacable. Dès l'introductive Smothering Psalms, l'auditeur est happé dans un tourbillon de riffs qui vous lacèrent la peau, comme le ferait un martinet à clous. Le rythme trépidant, le growl éraillé de Sarantopoulos, les soli cinoques, la malfaisance palpable dans laquelle patauge le titre : un précepte idéal pour un titre létal.
Cette entreprise de démolition auditive se poursuit sur Dimensional Ascendancy et Devastating Cataclysmic Unearthing, instruments de torture pour nos pauvres cervicales mortifiées. Il faut aussi souligner l'effet du chant doublé, qui rappelle les grandes heures des premier Deicide. Placer d'emblée cette triplette de missiles à ogives destructrices (chaque titre fait moins de 3mn30) s'avère un choix judicieux.

Syez rassurés, la suite de l'album n'est pas en reste. Que ce soit sur la vicieuse Cremated Dominion, la foudroyante From Ceremonies Past ou la délicieusement thrashy Deathless Sway of Torso Calm, Conjureth se creuse réellement la tête pour proposer des chansons inspirées, avec une identité affirmée. Les influences sont là (Deicide, Demilich, Morbid Angel) sans empiéter aucunement sur l'impact crée par les écoutes successives. Les titres plus longs, comme In Mortal Thresholds ou la lente pièce finale The Unworshipped II et sa funeste ambiance destructurée qui vous emmène loin dans des sphères spectrales insoupçonnées.

Ce qui frappe aussi à l'écoute de cet album, c'est le choix de cette production organique, quelque peu perfectible (la batterie est parfois un poil brouillonne) mais qui confère aux titres une texture charnelle bien appréciable, loin de l'aseptisation clinique dont souffrent certaines productions actuelles. Il est nécessaire de faire quelques efforts pour pénétrer totalement dedans mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. D'ailleurs, il en va de même pour le bel artwork et son cachet impressionniste.

Pour conclure, si le reste des sorties annuelles rivalisent avec les qualités de The Parasitic Chambers, alors 2023 sera aussi un excellent cru pour le Death Metal, genre qui décidément a toujours de belles choses à faire écouter. Gageons que Conjureth devienne dans un avenir très proche une nouvelle référence incontournable du genre.

1 Commentaire

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MasseGrav - 18 Janvier 2023:

Merci pour cette chronique impeccable !

Ça fait plaisir car j'ai souvent vu ce groupe passer sous mon nez chez divers labels sans oser acheter leur premier album car j'ignorais si leur musique était aussi séduisante que leur logo et leurs artworks.

Faudra que je m'y essaie vraiment cette fois-ci !

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