Le groupe
Gigan ne jouit pas d'une très grande notoriété dans le milieu death metal malgré l'engouement qui entoure le groupe depuis la sortie de son premier démo en 2007 ''
Footsteps of Gigan''. Le fait que deux des membres du groupe (Eric Hersemann et
Randy Piro)ont fait leurs classes aux côtés de Erik Rutan et
Hate Eternal a bien sur contribué à cet engouement. Ayant déjà eu l'occasion d'écouter un peu de
Gigan auparavant, ma curiosité me poussa à allez assister à l'une de leur prestation ''live'' où, agréablement surpris, je fis l'achat de leur premier album studio:
The Order of the False Eye paru en 2007. Après seulement quelques écoutes, je me pince... quelle baffe!
D'entré de jeu, la musique de
Gigan n'est pas pour tous les types de métalleux. Avec des compositions arythmiques et dissonantes, le style du groupe pourrait en faire reculer plusieurs. Tout au long de l'album, on assiste à un heureux mélange de Death, de Grind, de Jazz, bref, à une musique qui est plutôt expérimentale. Mais ceux qui aime un album qui demande un peu d'effort et d'attention avant de dévoiler ses secrets et sa puissance ne seront pas déçus. La première comparaison qui me vient à l'esprit, c'est un autre album qui continue de diviser l'opinion des amateurs, l'album ''
Obscura'' des puissants
Gorguts.
D'ailleurs, le style de
Gigan se rapproche des composition de
Gorguts avec des ''tapping'' saccadés et des passages plutôt tapageurs et, pourquoi pas, déments. L'album s'ouvre avec l'excellent ''Undead auditory emanation'' qui nous entraine rapidement dans l'univers cosmique angoissant de
Gigan ou s'alternent des passages agressifs et des passages ''mid tempo'' soulignés par des vocaux qui ressemblent à des EVP phantomatiques. Vient ensuite ''
Occult rites of the Uumpluuy'', un autre bon morceaux qui met la table pour Still image symphony, probablement le meilleur morceau de l'album (mais en même temps peut-être le plus repoussant) avec ses passages envoutants couplé à des blasts violents se rapprochant du grind.
D'autres morceaux sont aussi plutôt solides, notamment ''Hiding behind the house of mirrors'' et son riff central tout à fait planant qui nous donne l'impression d'être perdu dans ce dédale de miroirs. La deuxième moitié de l'album enchaîne cependant quelques titres un peu moins mémorables comme ''Chrysalsis'' qui passe inaperçu de par ses sonorités trop semblables aux autres titres ou des expérimentations un peu trop poussés et ''Interstellar inversion of consciousness'' avec ses breaks qui peuvent parfois agacer un peu l'auditeur. L'album se termine malgré tout plutôt bien avec Space coffin hallucination qui nous donne l'impression de voyager à travers l'espace sous l'influence de puissants psychotropes!
Niveau performance, le jeu du groupe n'est pas toujours ultra précis, la batterie peine parfois un peu à s'imposer malgré une intéressante performance du percussionniste Danny Ryan (qui nous rappel un peu les débuts de
Mastodon) et pour ce qui est de la basse, elle est omniprésente mais la plupart du temps, inaudible. Les vocaux eux sont cependant bien bons, alternant entre ''growl'' gutturaux et quelques cris arrachés bien balancés. Côté production, l'album n'est pas tout à fait bien ficelé et le son du groupe est un peu brut. Malgré tout, cela ne rend pas l'album moins impressionnant mais n'a rien à voir avec l'excellente production du dernier album de
Gigan,
Quasi-Hallucinogenic Sonic Landscapes.
Un bon album si vous êtes ouvert d'esprit et vous avez un peu de patience, personnellement, je prédit un brillant avenir pour la formation
Gigan: 14/20
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