The Monochromatic Era

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17/20
Nom du groupe Breach The Void
Nom de l'album The Monochromatic Era
Type Album
Date de parution 11 Octobre 2010
Style MusicalCyber Metal
Membres possèdant cet album17

Tracklist

1. Propagate
2. Subversive Mind
3. Retribution Engine
4. Ruins
5. Digital Structures
6. Falling
7. EC-10
8. Customized Genotype
9. Spirals
10. System Failure

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Breach The Void


Chronique @ DarkBehemoth

18 Décembre 2010

Un premier véritable essai prometteur...

Créé en 2007 sous le nom d'Etna, Breach The Void est un groupe suisse s'évertuant dans un Metal industriel teinté d'ambiances futuristes et modernes. Après un 1er EP auto-produit sous leur ancien nom et forts d'une signature chez Coroner Records, ils nous délivrent là leur 1er album, The Monochromatic Era, littéralement l'Ère Monochrome.

Un titre peut-être révélateur de leur musique, car leurs sonorités sont clairement les mêmes, on est à des lieues du Progressif, mais de nombreuses nuances viennent agrémenter chaque piste, chacune étant bien différente des autres.

Parfois certes légèrement répétitif, mais ne vous inquiétez pas. Les riffs sont accrocheurs et très bien orchestrés, le couple basse/batterie nous plonge merveilleusement bien dans leur univers, même s'il s'agit là plutôt du rôle es claviers, tâche dont il s'acquitte avec grâce.

Si monsieur Alex Anxionna (batterie, claviers) est un ex-Sybreed, leur son tranche nettement avec le combo suisse. En effet, Breach The Void a su se forger une identité propre demeurant bien loin de ce que propose cet autre groupe.

Ce Metal Industriel emprunte un peu partout, puisant dans le Thrash, le Heavy, un peu le Power... On peut même parfois entendre de très légers accents Death, le chant me faisant penser à Aborted. Parlons maintenant de la voix, justement. C'est là un des points forts du groupe. La voix du sieur Marko Romero sait se faire à la fois claire et agressive dans son chant, sans jamais en faire des tonnes.

Comment résumer ce The Monochromatic Era ? Du Metal puissant et racé qui même en oeuvrant dans de l'Indus' moderne, nous fait sentir des légères touches Thrash et Heavy, une musique bien plaisante même si non révolutionnaire et parfois rébarbative : il y a parfois un léger sentiment de lassitude qui règne durant l'écoute, mais seulement par moments.

Nous voici donc avec un album homogène et bien construit qui augure du meilleur pour ce jeune groupe suisse qui nous livre son Metal Industriel avec une grande expertise.

14 Commentaires

6 J'aime

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Celldweller55 - 24 Juin 2011: Rien de personnel, je comprends sa réaction quand on voit certains commentaires (la chronique de Bojart sur l'avant dernier skeud de Chimaira) et content d'avoir évité le malentendu ;-)
DarkBehemoth - 24 Juin 2011: @Adrahil : tu n'as pas non plus été agressif, mais c'était quand même de l'attaque. Sans rancune. J'éditerais quand j'aurais le temps.
Matai - 18 Octobre 2011: Il aurait fallu citer un peu plus de morceaux dans la chronique histoire d'illustrer certaines choses. Et comme l'a souligné Adrahil, ça aurait bien de montrer l'orientation musicale, beaucoup plus dans le cyber metal que dans le metal industriel tout court (la musique en soit, les ambiances et le concept collent parfaitement au sous-genre).
Celldweller55 - 20 Juillet 2018:

Je me réécoutais cet album sur Spotify, j'aime toujours autant Customized Genotype

Dommage que le groupe ait splitté et n'ait jamais transformé cet essai.

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Chronique @ digitalemotion

07 Mars 2012

Un pas de plus vers du metal plus accessible.

En 2006, Alex Anxionna, batteur de l'excellent groupe de cyber metal suisse Sybreed, quitte le navire pour divergences artistiques. En 2007, Sybreed sort Antares, son album le plus populaire à ce jour. Alex, quant à lui, fonde un nouveau groupe dans la même mouvance que le précédent.
Le premier effort du combo, alors appelé Etna, sort cette même année. Il s'agit d'un EP auto-produit contenant quatre morceaux également présents, mais remixés, sur The Monochromatic Era.

Avant de parler de l'album en lui-même, on va rappeler un peu ce qu'est le cyber metal : popularisé par le culte "Demanufacture" de Fear Factory, le cyber metal a pour principale caractéristique de s’inspirer d'univers de science-fiction comme celui de Philip K. Dick. Pour coller aux sujets généralement pessimistes et apocalyptiques, le cyber metal - et en particulier celui de Breach The Void - se distingue par des guitares syncopées dans le style de Meshuggah, des mélodies aux chants claires évoquant Soilwork et l'utilisation de sonorités électroniques pour donner à la musique un aspect synthétique et froid. Concernant le chant, il est parfois trafiqué et déshumanisé au maximum. Les formations comme Sybreed, Breach The Void ou The Interbeing ont pour habitude d'intercaler couplets criés et synthétisés, à des refrains claires et mélodiques.

Le premier constat qui s'impose est que l'ombre de Sybreed n'est pas loin. Certains effets électroniques utilisés par les deux groupes se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Idem pour les rythmiques. Comparez "EC-10" (la septième piste de l'album) à "Rusted" (extrait de "Slave Design", premier opus de Sybreed), la similitude est frappante. Pourtant, une fois l'album terminé, quelque chose semble à coup sûr différent.

En effet, la structure des morceaux de Breach The Void est clairement plus classique que chez Sybreed. On est sur un mode couplet/refrain/couplet/refrain/pont/refrain, structure la plus populaire qui soit, donc pas forcément la plus appréciée dans la sphère métal. L'autre grande différence entre les deux groupes concerne la place attribuée aux chants clairs. Ici, la césure entre les passages criés et la voix claire est directement identifiable. La structure des morceaux en couplet/refrain aide également à cette distinction. La lecture des pistes s'en trouve ainsi encore plus simple. En résulte un ensemble beaucoup plus facile à assimiler dès la première écoute. On retient le tout beaucoup plus facilement et l'album semble plus fluide. La formation de Mr. Anxionna se veut donc beaucoup plus accessible et on perçoit la raison de son départ de chez Sybreed. On sent la volonté des membres du groupe de prendre l'auditeur par la main pour l'emmener dans leur univers, là ou des groupes comme Sybreed ou Hord demande un effort d'adaptation.

En ce qui concerne l'univers de Breach The Void, les amateurs de cyber metal nageront en terrain connu. Des hommes mécanisés, des machines humanisées, une ambiance de fin du monde créée par des riffs techniques tout en restant parfaitement lisible. Cependant, la place importante accordée aux chants clairs apporte une touche mélancolique à la musique qui n'est pas forcément présente dans les autres formations du genre. Une fin du monde nuancé par des passages tantôt touchants (les refrains de "Spiral" et "EC-10") tantôt carrément planants (les ponts de "Digital Structure" et "Customized Genotype"). L'univers contrasté de Breach The Void rattrape ainsi la simplicité musicale de l'ensemble. A ce titre, "Digital Structure" me semble être le morceau le plus représentatif du concept de The Monochromatic Era, un habile mélange de violence pure et de passages planants et lyriques.

Si la violence et la complexité technique comptent moins pour vous que l'ambiance et l'émotion sur un album, alors ce Monochromatic Era pourrait, comme ce fut mon cas, devenir une véritable référence. Si le groupe s'éloigne davantage de ses références tout en poursuivant dans cette voie, il pourrait devenir un excellent compromis entre la bestialité synthétique et technique d'un Sybreed et la beauté torturée et mécanisée d'un Fear Factory.

4 Commentaires

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beon - 07 Mars 2012: Bonne chronique pour un très bon album, mais 20/20 n'est peut être pas vraiment la note adéquate...
digitalemotion - 08 Mars 2012: Je suis d'accord avec toi beon, j'ai manqué de recul en donnant cette note, mais sur le moment, j’écoutai cette album en boucle alors je n'étais vraiment pas objectif.
Matai - 08 Mars 2012: Surtout que ce groupe reste dans une veine cyber "djent" pas loin de Sybreed et consorts (puisant ses influences de chez Sybreed d'ailleurs) donc niveau originalité de la chose, on repassera ;)
Celldweller55 - 02 Septembre 2012: Les notes ça peut se changer sur SOM
Belle chronique sinon.
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