The Monkey

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14/20
Nom du groupe High On Wheels
Nom de l'album The Monkey
Type Album
Date de parution 17 Octobre 2025
Style MusicalStoner
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 Get Down
 03:35
2.
 The Monkey Who Dipped His Balls in My Whisky
 03:48
3.
 Lost in Space
 06:11
4.
 Sinking Too Much
 03:09
5.
 Black Sands
 06:27
6.
 Wolf & Dog
 05:35
7.
 Arrakis
 09:18

Durée totale : 38:03

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High On Wheels


Chronique @ JeanEdernDesecrator

17 Octobre 2025

Un stoner qui mature et s'épaissit

Quel est le point commun entre un singe, du whisky, et les sables du désert d'Arrakis ? Vous avez deux heures, et une totale liberté d'expression.
High On Wheels met tout cela pèle-mêle, avec du stoner, du psyché, et une pincée de death. Le combo semble avoir pas mal d'humour dans son ADN, ce qui se voit surtout dans ses clips où pullulent les refs (séries B des années 60 ou 70, ou encore le monument du détournement, "La Classe Américaine" de Michel Hazanavicius,...).

Le trio est de formé de Grégoire Beaumont (guitare, chant), Bruno Guerra (basse, chant), et Gilles Tantôt (batterie). L'album a été enregistré en prise directe, dans les conditions du live. "The Monkey" est paru le 17 octobre 2025 chez Klonosphere.

La musique de High On Wheels est directe et brute, une impression renforcée par une production sèche et grasse à la fois, un peu à la Rick Rubin. Les effets sont de mise, fuzz, delays abyssaux et une wah wah qui s'enclenche des l'entame de "Get Down".
Le groupe a un côté rugueux, rentre -dedans et gras,... et je dois avouer que c'est dans ce stoner au feeling rock n'roll un peu basique à mon goût que j'ai tendance à décrocher un peu. A l'inverse, c'est quand le groupe sort des rails qu'il se révèle plus intéressant. En effet, d'abord laissé de marbre par le stoner de la première piste, j'ai tendu franchement l'oreille sur le riff de "The Monkey Who Dropped His Balls In My Whisky", façon Led Zep détraqué : le groupe s'y entend pour trouver des enchaînements de notes à rallonge et improbables.

Il y a un petit côté Motorhead dans le stoner Kyussien de High On Wheels, dans sa façon très brute de décoffrage d'avancer sans s'arrêter ou presque, avec une basse vrombissante, et un héritage rock n'roll qui transpire un peu partout.
Les fins de morceaux se perdent dans des soli qui sentent le bœuf de fin de concert et le plaisir de jouer ensemble, et ça ne m'étonnerait qu'à moitié qu'ils se soient autorisé une certaine liberté d'improvisation lors de l'enregistrement.


Les errances psychédéliques ne sont pas envahissantes, et plutôt concentrées en longues bouffées de poussières galactiques (la deuxième moitié de "Lost in Space" par exemple). Aussi l'aspect space rock auguré par les titres de morceaux et la pochette est assez discret musicalement. L'univers spatial se décline sur les dunes de Dune avec "Arrakis", où on entend des voix parlées extraites d'un des films.

Lorsqu'il se fait plus heavy sur fond de gros toms basse (" Black Sands"), ce sont bizarrement des relents de blues qui ressortent, jusque dans le phrasé du chanteur. Deux types de chants se retrouvent ici, l'un plutôt grinçant , parfois en chant parlé, sur "Lost in Space" par exemple, et l'autre en quasi -growl. Dailleurs, pour un groupe de stoner, une chose détonne un peu chez High On Wheels, à savoir cette voix assez grave, qui donne une espèce de soft growl, donc, comme si Max Cavalera s'etait mis à faire du blues d'outre-tombe. Ça m'a rappelé aussi Lars Goran Petrov dans sa période la plus calme, sur l'album "Same Difference" d'Entombed.

La dichotomie du chant est intéressante, mais manque un peu d'intentionnalité, voire de théâtralité, et passerait mieux avec quelques progrès en matière de prononciation. Mais, en jouant en même temps d'un instrument en trio, cela met la barre assez haut...

Il m'a semblé que les guitares ont été doublées à certains endroits, de manière un peu différentes sur un même riff, à la Gun'n Roses, et partent parfois dans des harmonies discrètes. En tout cas il y a une certaine recherche, des soli pour faire monter vers le climax, et quelques excellents riffs qui restent en tête.

La batterie est souvent en support du reste de la musique, mais se démarque parfois fortement, comme lorsqu'elle passe en cavalcade survoltée sur la plage psyché de "Lost in Space", où lorsqu'il réveille le lourd "Black Sands" en lançant un gros roulement et démultiplie le rythme à mi-parcours.


Ça se voit que le groupe s'applique à faire le mieux qu'il peut, sans trop se prendre au sérieux dans l'attitude. Malgré quelques défauts, "The Monkey" explore d'autres genres, et marque une maturation dans sa musique. S'il continue à progresser, et à s'affirmer, le groupe est à surveiller, et je serais curieux de les voir sur scène...


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