The Last Thing Undone

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14/20
Nom du groupe Blackend (GER)
Nom de l'album The Last Thing Undone
Type Album
Date de parution 2001
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1.
 The Last Thing Undone
 04:17
2.
 I Am the Chosen One
 04:13
3.
 The More I Lie
 04:00
4.
 Long Now
 05:28
5.
 Excluded the Included
 03:24
6.
 Darkest Day
 06:14
7.
 The Dice Is Cast
 03:33
8.
 Battle Between Minds
 03:25

Durée totale : 34:34

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Blackend (GER)


Chronique @ grogwy

25 Septembre 2021

Tribute To Metallica

Si on ne compte plus les nombreuses formations qui se sont ouvertement inspirées du triptyque "Kill 'Em All" (1983)-"Ride The Lightning" (1984)-"Master Of Puppets" (1986) de Metallica dans la seconde partie années 80, ni celles qui ont tenté de profiter de l'énorme succès du "Black Album" (1991) la décennie suivante en proposant également un Heavy Metal plus accessible, on en trouve beaucoup moins dont l'influence principale est l'album "...And Justice For All" (1988).
Parmi celles-ci on se doit de citer le groupe Blackend dont le patronyme renvoie immédiatement à "Blackened", le titre qui ouvre ce disque.

Formé à Sinsheim (Allemagne) en 1992 Blackend se compose dès ses débuts de Michael Goldschmidt (chant/guitare), Manuel Unterhuber (guitare), Mario Unterhuber (basse), et Alex Mayer (batterie).
En 1995 le groupe enregistre sa première démo "Contrast of Minds", ce qui lui permet de donner quelques concerts dans sa région.
Deux ans plus tard Blackend réussi à décrocher un contrat avec le label MDD Records et entre en studio enregistrer "Sloth", son premier album.
Si certains groupes sont difficilement classables, ce n'est absolument pas le cas de Blackend qui propose sur "Sloth" un Heavy/Thrash Metal dans la lignée de Metallica période "...And Justice For All".
Etonnamment cette volonté de beaucoup s'inspirer du géant américain, qui s'était orienté vers le Heavy/Groove Metal sur son dernier disque "Load" paru en 1996, ne pose aucun problème à Blackend qui, en proposant un album de qualité (les morceaux sont de bonnes factures), continue à décrocher des dates de concerts.
En 2000, après l'enregistrement d'une seconde démo et d'un split avec Loonatikk, Blackend signe sur l'important label Massacre Records (Atrocity, Crematory) et enregistre "Mental. Game. Messiah.", son deuxième disque.
Evoluant dans le même registre que "Sloth", "Mental. Game. Messiah." va cependant encore plus loin que ce dernier dans le désir des membres de Blackend de délivrer un Heavy/Thrash Metal très proche de ce que proposait (jadis) Metallica sur "...And Justice For All".
Une orientation qui va être à son apogée sur "The Last Thing Undone", le troisième album des allemands qui atterrit dans les bacs en 2001.

En effet l'écoute du rapide "The Last Thing Undone", et en faisant abstraction de la voix claire de Michael Goldschmidt (ce dernier arrive néanmoins à délivrer quelques intonations qui rappellent le timbre de James Hetfield), Blackend réussi l'exploit (car s'en est tout de même un) de sonner comme Metallica en 1988.
Si "I Am The Chosen One" et "The More I Lie", handicapés (je le répète car c'est un élément important) par le manque d'agressivité du chant de Michael Goldschmidt, n'ont pas la puissance des brûlots que sont "Blackened" et "The Shortest Straw", pour autant on retrouve sur ces très bons titres les reconnaissables lignes de guitares du duo James Hetfield et Kirk Hammett.
Même "Long Now", le morceau instrumental du disque, renvoie aux superbes "The Call Of Ktulu" et "Orion" de "Ride The Lightning" et "Master Of Puppets".
Tandis qu'avec "Excluded The Included" et "The Dice Is Cast" Blackend continue de proposer un percutant Heavy/Thrash Metal, sur "Darkest Days" les allemands s'essaient au difficile exercice de la semi-ballade.
A l'instar de son modèle (avec le titre "Dyers Eve"), Blackend conclut ce court (trente quatre minutes) "The Last Thing Undone" par un virulent "Battle Between Minds".

Confronté aux départs de tous ses camarades peu de temps après la sortie de l'album (qui, par manque de promotion de Massacre Records, passe complètement inaperu), Michael Goldschmidt réussi à maintenir son groupe en vie quelques mois avec de nouveaux musiciens avant de jeter l'éponge en 2002.



3 Commentaires

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krakoukass56 - 13 Octobre 2021:

C'est pas le sujet, mais Load, du "Heavy/Groove Metal" ? Euh, non. J'ai jamais aimé cette appellation fourre-tout de groove-metal, mais par convention on parle de Pantera, Lamb of God, Dearly Beheaded, certains albums de Sepultura (Chaos AD) ou de Machine Head (The More Things Change), bref, tu vois bien. Load ça tend vers du hard, tout simplement.

grogwy - 14 Octobre 2021:

Concernant "Load" (1996) j'ai écrit que Metallica s'était orienté vers le Heavy/Groove Metal, et non vers le Power/Groove Metal (Pantera) et le Thrash/Groove Metal (Machine Head, Skinlab).Certes je suis d'accord sur le fait que le terme Heavy/Groove Metal est un peu fourre-tout, il n'empêche je ne connais aucune autre appellation pour qualifier ce nouveau Heavy Metal, très très différent de celui issu de la New Wave Of British Heavy Metal, qui a vu le jour au début des années 90 lorsque certaines formations de Speed/Thrash Metal et de Thrash Metal, et même de Hardcore comme Corrosion Of Conformity, ont décidé d'interpréter une musique qui, tout en restant agressive, était cependant plus lourde et entraînante (le fameux groove) que celle qu'ils jouaient à leur début. 

krakoukass56 - 16 Octobre 2021:

Vivi, à une époque (autour de 2005 de mémoire) on parlait même de New Wave Of American Heavy Metal, pour des groupes comme Lamb of God, Chimaira, Killswitch Engage, peuve qu'on cherchait nos mots... puis qu'on a tôt eu de ranger dans la case Metalcore, par simplicité (ou faignantise, parce que là aussi on trouve de tout et son contraire, enfin bref). Mais pour revenir à Load, j'ai vraiment du mal avec l'étiquette "groove" en tout cas. A vrai dire, depuis 96 tu es le premier que je vois affubler cet album de "groove"... Pour moi si il fallait qualifier Load ça serait heavy/hard ou hard/heavy.

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