The Ivory Miracle

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17/20
Nom du groupe A Prison Called Earth
Nom de l'album The Ivory Miracle
Type EP
Date de parution 16 Septembre 2013
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 The Castaway
 00:51
2.
 Vertical Ballet
 04:03
3.
 Infinite Cloisters
 01:48
4.
 This White Inheritance
 01:42
5.
 Of Grandeur and Splendor
 04:20
6.
 Unflexible
 01:51

Durée totale : 14:35

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A Prison Called Earth


Chronique @ BestJules69

11 Novembre 2013

Une histoire, [...] sans erreur de style ni passage à vide.

Il survient parfois en ce monde de drôles de phénomènes, plus étranges les uns que les autres. Si récemment certains ont pu faire la rencontre d’un lama dans le trammay bordelais, d’autres ont semble t-il eu l’occasion d’admirer (par je ne sais quel miracle…) un miracle d’ivoire. A moins de vouer un culte aux éléphants, il est difficile d’expliquer le pourquoi du comment de cette bien mystérieuse histoire, que les musiciens d’A Prison Called Earth ont décidé de nous conter au travers de leur EP qui s’intitule… Attendez que je me souvienne… Non, c’est pas « le gâteau au chocolat à la courge », ça c’est ce que j’ai mangé hier… Ah oui, « The Ivory Miracle ». Remarquez, à force de vouloir marier ce qui ne va pas ensemble, on finit par s’y perdre !

Alors, pourquoi sommes nous ici réunis ? C’est bien simple, il ne s’agit pas de vous donner la recette du gâteau mais plutôt de vous donner envie de vous plonger dans l’écoute de cet EP qu’a récemment sortit le quintette. Cette année, A Prison Called Earth revient à la charge en réduisant considérablement la durée. Ainsi, comme vient le calme après la tempête, il succède à un long rire de la pieuvre (« Rise of the Octopus, première démo conséquente sortie en 2010) un court miracle d’ivoire. Jusqu’ici tout va bien…
Il ne vous faudra donc qu’une quinzaine de minutes pour venir à bout de « The Ivory Miracle » et de ses six titres qui n’en font qu’un. Et oui, six en un, c’est une performance inégalée jusque dans le monde de l’électroménager et des tablettes pour lave linge de Calgon, c’est dire à quel point le groupe a fait fort. Enfin bref, il est tard et je me rends compte que la chronique part à la dérive. Moussaillon, ne perdez pas le nord !

« The Ivory Miracle » ouvre ses portes… Les premières notes se font entendre. La machine se met doucement en marche avec « The Castaway », introduction efficace qui fait progressivement rentrer l’auditeur dans le vif du sujet. Le son s’épaissit petit à petit et amène un premier riff lourd et gras, qui décroît pour laisser place à une ligne de guitare supplantée par une nappe sonore aérienne. Puis, durant une seconde, tout se fige, avant que Benoît Sicard ne fasse son entrée, laquelle est très singulière puisque cette partie vocale est parlée et qu’elle est assurée par le percussionniste ! Florian reprend rapidement ses droits, de sa voie claire mais puissante, le tout entrecoupé par quelques soli, de claviers notamment, dans lesquels les influences d’Ayreon se particulièrement ressentir, bien qu’elles restent présentes tout au long de « The Ivory Miracle ». Comme le roi hollandais, le quintette accorde une place d’honneur à l’instrument et l’utilise de manière variée, dans le solo de « Vertical Ballet » comme dans les nappes sonores cristallines de « This White Inheritance » ou encore pour l’accompagnement et les cours intermèdes de « Unflexible ». Sans êtres relayées au second plan, les guitares sont donc légèrement plus en retrait que d’habitude, même si cela n’exclue pas de belles interventions.

Comme le laissait présager le titre, la musique est globalement claire et lumineuse mais par moments très déroutante et ambiguë. Si on tend plutôt vers le blanc que vers le noir, A Prison Called Earth semble avoir un penchant pour le gris, et n’a de cesse de brouiller les repères tout au long de l’écoute. L’atmosphère inquiétante et mystérieuse du début est rapidement balayée par le solo lumineux de « Vertical Ballet ». La brume semble s’être levée et le soleil confortablement installé, mais il n’en est rien. L’ambivalence reste de mise et cette atmosphère déroutante refait son apparition dès la fin de « Infinite Cloisters » jusqu’à « This White Inheritance », toute l’ambiguïté du morceau étant donnée par ces nappes de claviers si singulières et hypnotiques. On pense alors ne jamais voir la lumière au bout du tunnel, et c’est là que survient, comme tombé du ciel, l’arpège final, qui clôt le morceau sur la fondamentale, apportant une résolution douce et claire. « Of grandor and Splendor » suit la même logique et continue à brouiller les pistes. Alors que l’intensité et la tension atteignent leur paroxysme, les voilà qui retombent tel un soufflé dans lequel on vient de planter un couteau, pour laisser place à des claquements de doigts dans un esprit swing complètement décalé mais ô combien jouissif et surprenant. Et que dire de « Unflexible » qui annonçait une fin optimiste, et qui s’emballe au dernier moment dans des harmoniques plus complexes ? Une fois de plus, l’auditeur est pris au dépourvu, surpris et chahuté, et on se demande bien sur quel pied danser.

La voix off prononce les derniers mots, « The Ivory Miracle » s’achève et l’histoire prend fin... Car il s’agit d’une histoire, bien écrite du début à la fin, sans erreur de style ni passage à vide. « The Ivory Miracle » est un court mais très bon moment de métal progressif, qui laisse présager de belles choses, dans l’attente de leur premier album. L’échéance passée, le présage pourrait bien s’avérer réalité.

L’histoire du miracle d’ivoire, le groupe l’a conté à travers ce bel EP. Leur histoire, ils l’écrivent, doucement. Et l’Histoire, elle, ne demande qu’à les connaître.

16/20

1 Commentaire

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LeLoupArctique - 11 Novembre 2013: Très bonne chronique, je me suis bien poilé en la lisant ! J'irai écouter histoire de savoir qui de A Prison Called Earth, Thought Chamber, et Ayreon fait la meilleure musique type Ayreon !!!
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