The Human Encryption

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16/20
Nom du groupe Metaprism
Nom de l'album The Human Encryption
Type Album
Date de parution 01 Septembre 2015
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1.
 Decryption
 01:12
2.
 Firesoul
 05:28
3.
 Erase Mortality
 04:32
4.
 Resistance
 03:51
5.
 Reload
 04:24
6.
 Needles of Light and Shame
 03:43
7.
 Nebula
 05:04
8.
 Pulse
 04:09
9.
 Here I Stand
 05:39
10.
 Only the Last
 04:12
11.
 Deceive the Afterlife
 04:32
12.
 Arcadia
 03:31

Durée totale : 50:17

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Metaprism


Chronique @ ericb4

07 Décembre 2023

Une tonitruante, corrosive et frissonnante rondelle concoctée par la formation britannique...

S'il est des formations soucieuses de ne pas précipiter les événements pour faire entendre leur voix coûte que coûte, ce combo britannique fondé en 2012 à Bournemouth par le lead guitariste Ollie Roberts serait assurément du nombre. Et s'il réalisa son introductif EP 3 titres éponyme un an plus tard à peine, il aura fallu patienter deux années supplémentaires pour que nous soit octroyé son premier et présent album full length, « The Human Encryption », une auto-production où se dispatchent 12 pistes sur un ruban auditif de 50 pulsionnelles minutes. Un mois seulement préalablement à sa sortie, et afin de le promouvoir, occasion sera donnée au collectif d'outre-Manche de jouer quelques titres de cet opus au mythique Wacken Metal Open Air Festival ; une prestation de premier ordre saluée par un public en liesse. Quelles seraient alors les armes de ce méfait susceptibles de nous retenir, à notre tour, plus que de raison ? A l'aune de cette offrande, la troupe serait-elle à même de se muer en un sérieux espoir du metal mélodique à chant mixte ?

C'est au cœur d'un univers heavy mélodique calé sur le schéma oratoire de la Belle et la Bête que nous immergent Ollie Roberts et ses acolytes, à savoir : la chanteuse aux chatoyantes inflexions Theresa Smith, le guitariste Callum Downing, le bassiste Matt Hudson et le batteur James Clarke. Avec la participation, pour l'occasion, de la frissonnante empreinte vocale du growler Jut Tabor et du fin doigté du guitariste Benjamin Ellis (Scar Symmetry, Ex-Bloodshot Dawn). De cette étroite collaboration émane un propos à la fois éruptif, sémillant, corrosif et rayonnant, dans la veine coalisée de Battle Beast, Epica, Temperance et consorts. Produit par Ollie Roberts, enregistré, mixé et mastérisé par Matt Crawford aux Numbskull Audio Productions, le manifeste n'accuse que d'infimes sonorités résiduelles tout en offrant un mix parfaitement équilibré entre lignes de chant et instrumentation. Mais suivons plutôt nos compères dans leurs pérégrinations...

C'est sur une mer houleuse que le plus clair de la traversée s'effectuera, le combo disséminant alors quelques pépites dans son sillage. Ainsi, passée la laconique, organique et, somme toute, dispensable entame instrumentale, « Decryption », de furieux coups de boutoir ne sauraient tarder à pleuvoir. Aussi, déambulera-t-on sur une terre de lave en fusion à l'instar de son voisin de bobine, « Firesoul », tout comme sur le truculent single « Reload », ou encore sur les ébouriffants « Erase Mortality » et « Arcadia » ; n'ayant de cesse d'opposer les claires volutes de la belle aux growls ombrageux de son comparse dans un étrange ballet des vampires tout en sauvegardant une mélodicité des plus avenantes, ces saillants up tempi aux riffs acérés, à la confluence de Battle Beast et de Temperance, ne se quitteront qu'à regret.

Sur un même modus operandi, et bien que moins aisément inscriptibles dans les charts, d'autres espaces d'expression tireront non moins leur épingle du jeu. Ce que prouve, en premier lieu, le ''temperancien'' up tempo syncopé « Resistance » au regard de sa communicative et indéfectible énergie, de ses couplets bien customisés et d'un duo mixte en voix de contraste en parfaite osmose et éminemment pénétrant. Dans cette mouvance, si le torrentiel « Needles of Light and Shame » comme l'échevelant « Nebula » pousseront assurément à un headbang bien senti et quasi ininterrompu sous le joug de leurs incessants riffs en tirs en rafale adossés à une sanguine rythmique, on ne saurait davantage éluder le vitaminé et grisant « Only the Last » au regard du bref mais éblouissant solo de guitare signé Benjamin Ellis. Mais là n'est pas l'argument ultime de nos compères...

Quand il réfrène un tantinet ses ardeurs, la troupe parvient là encore à aspirer le tympan. Ce qu'attestent, d'une part, « Pulse » et « Deceive the Afterlife », mid/up tempi heavy mélodique aux relents death, au carrefour entre Battle Beast et Epica. Pourvus de riffs crochetés, de martelants coups d'olives et d'une basse claquante, ces fougueux manifestes nous gratifient tous deux d'un refrain, certes, convenu mais des plus avenants. Et, dans un cas comme dans l'autre, la sauce prend, in fine. Plus encore, c'est un infiltrant cheminement d'harmoniques que nous invite à suivre le ''temperancien'' mid tempo « Here I Stand » ; un ''tubesque'' effort d'une redoutable efficacité mélodique et souligné par les chatoyantes empreintes vocales d'un duo alors au firmament, incitatif à une remise en selle sitôt l'ultime mesure envolée.

On ressort de l'écoute de la galette interpelé tant par le brio technique affiché que par la qualité de sa production d'ensemble. Ainsi s'esquisse une pulsionnelle offrande emmenée par un duo mixte en voix de contraste bien habité et ne concédant pas l'ombre d'une frustrante zone de remplissage. D'aucuns, pour se sustenter, auraient sans doute espéré davantage de variété en matière d'exercices de style, de phases percussives et d'atmosphère, des lignes mélodiques un poil plus affinées ainsi que l'une ou l'autre prise de risque consentie par nos acolytes. Livrant cependant un message musical peu emprunté, le combo ayant précisément veillé à une respectable mise à distance de ses sources d'influence et généré, de fait, un son dores et déjà identifiable, le mal n'est pas grave. Il se pourrait même qu'à l'aune de cette première arme hautement défensive, ce dernier ne soit qu'au début d'une aventure au long cours. Bref, une tonitruante, corrosive et frissonnante rondelle concoctée par la formation britannique, susceptible de la placer dès lors parmi les sérieux espoirs de son registre metal d'affiliation...

Note : 14,5/20

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