Troisième vrai album en vingt ans pour les Finlandais de
Spiritus Mortis, le dernier survivant des trois grands groupes de
Doom traditionnel de ce pays, les deux autres étant
Reverend bizarre dont il a d'ailleurs intégré le chanteur et Minautori.
L'album commence assez vigoureusement (pour du
Doom j'entends) par "The Man of Steel" qui débute par une salve de batterie et par un tempo rapide (se seraient-ils inspirés du dernier
Candlemass?) avec un riff sympathique mais pas très
Doom. Les paroles semblent venir tout droit de ce cher Rob
Halford, dont le chanteur reprend d'ailleurs les cris sur la fin du morceau. Le groupe semble s'être éclaté sur ce morceau qui n'a pas grand chose à voir avec le reste de l'album.
"Death
Bride", qui raconte l'histoire d'un homme regardant mourir son épouse ou quelque chose dans ce goût là - mais il est vrai que je suis horriblement mauvais en anglais donc c'est sûrement autre chose - fait rentrer les choses dans l'ordre avec un très beau riff bien lourd et une voix très résignée qui, après un pont à la basse, devient plus agressive, comme dans une révolte face à la mort. Le morceau s'accélère ensuite pour laisser place à une voix haineuse parfois à la limite du chant Black.
Sans doute mon morceau préféré sur ce disque.
Sur "The
Rotting Trophy", je souligne simplement l'incroyable performance du chanteur, très lyrique et quelques interruptions de rythmes qui relancent sans cesse la chanson.
Vient ensuite "Curved
Horizon"... que je ne n'ai pas aimé du tout : trop lente (pourtant j'aime le
Funeral Doom, mais là...), un riff trop entendu, un chanteur qui se contente du minimum syndical. Tout juste puis-je souligner le solo de la fin avec une double mélodie qui fait un peu penser à du Maiden très ralenti.
Le petit coté gothique plaira sûrement à certains, mais pas à moi.
Le quatrième titre est, lui, superbe, très évocateur : La voix s'envole parfois avec des guitares toujours très lourdes et un riff plutôt pas mal. Sur la fin, le vocaliste se permet de chanter sur un solo très en retrait, plutôt beau, et ça rend pas mal à mon humble avis.
La chanson suivante fait un peu Blues dans les rythmes (mais je ne connais rien au blues donc je suppose que ça ressemble). Récréatif mais on l'oublie vite.
Le titre éponyme de l'album, très lourd, très
Doom, très bon! Sonnant un peu comme si c'était une cérémonie religieuse ; le morceau possède également un beau pont et il s'achève sur la phrase suivante, prononcée d'une voix d'outre-tombe: "There Is a
God Behind the
God".
L'album s'achève sur "
Perpetual Motion", dans la même lignée que "The Man of Steel", mais nettement meilleur, avec interruptions de rythmes et solos.
Pas mal du tout.
Pour conclure, je dirais que c'est un bon album malgré certaines chansons dispensables, cela dit celles qui sont bonnes sont très bonnes. Cet album ne brille également pas par son originalité malgré quelques morceaux plus rapides que les standards du
Doom.
C'est donc un bon album de doom, mais pas le meilleur de l'année.
L.
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