Ah
Crazy Town ! Aucune chronique publiée, je me lance donc. Petit groupe américain de Néo
Metal formé de Brut Mazur, Shifty
Shellshock au poste de rappeur, puis de Charles Lopez et Anthony Valli aux guitares, suivi de Doug Miller à la basse, de James Bradley à la batterie et de Adam Goldstein au rôle de DJ pour faire un récapitulatif du groupe. On voit déjà que le groupe est bien peuplé à l'image de
Linkin Park qui possède la même structure niveau membres.
Groupe évoluant dans la Fusion, d'une influence de
Rage Against The Machine et
Faith No More avouée, démarre en 1999 un cru nommé
The Gift of Game que voilà. A la première vue de la pochette, on peut aisément deviner qu'il s'agit d'un groupe mélangeant le Hip-Hop ainsi que la culture Punk. Déboulant chez Columbia, leur premier album reste dans l'ombre longtemps, avant que plusieurs de leurs morceaux soient dévoilés au public susceptible d'apprécier.
Avant la légère célébrité commerciale,
Crazy Town était un groupe de Néo
Metal sans réelles saveurs et nouveautés dans la scène correspondante. Cependant, les américains étaient eux aussi dans le besoin de démarquer leur amour pour ce genre qu'est le Néo
Metal.
The Gift of Game est influencé par plusieurs genres tels que le Hardcore, le Funk
Metal, le Rapcore. Le morceau d'introduction
Toxic nous annonce déjà la couleur : un Néo/Rap sans concession qui déboulonne tout niveau production. Les deux rappeurs
Shellshock et Mazur assurent parfaitement leur rôle en s'échangeant régulièrement les parties rappées, Mazur ayant quand même plus de style, mais
Shellshock ayant plus de charisme. On tombe également sur une reprise d'un groupe de Hip-Hop (Tha Alkaholiks) nommé Only When I'm Drunk, qui dégage une odeur Punk très familière. Les scratchs de Goldstein restent de qualité, à l'image de Think Fast.
On sent réellement l'effet déjanté assumé par le groupe dans leur musique autant que dans leurs paroles. Ensuite, plusieurs morceaux Hip-Hop sont intégrés et ne servent pour ma part strictement à rien (Players,
Revolving Doors). Black
Cloud est un morceau plus planant et plus Rock, dont je n'attache pas non plus beaucoup d'importance dans cet album. Le titre
Darkside reste pour moi le meilleur, avec un rapping vraiment maitrisé et jouissif à souhait. S'en suit du refrain très Groovy et très Grunge. Troy Van Leeuwen du groupe
A Perfect Circle assure la guitare dans ce morceau et l'ont peut constater qu'il le rend plutôt bon.
C'est donc au final avec la médiatisation du morceau
Butterfly que le groupe gagnera une certaine notoriété auprès du grand public, tout genres confondus. Grâce à ce morceau, la vente de leur album s'élèvera à plus de deux millions d'exemplaires.
Crazy Town s'en sort banalement, affichant un goût de déjà vu dans la scène déjà débordée de sorties de meilleures qualité, à l'image de Slipknot,
Static-X, ou bien entendu
Korn. En tout cas, l'écoute de cet album produit un bon petit moment, mais n'est pas d'aussi bonne qualité que les productions des groupes précédemment cités.
C'est un des groupes qui m'a lancé dans le
Metal, je lui doit donc un petit hommage.
Perso, je l'avais acheté a sa sortie, parce qu'un pote m'avais dit "c'est trop metaaaaaaaaal" après avoir écouté une remix bien lourde de Revolving Door.
Ce ne m'avait pas plus.
Quelques années plus tard, j'ai réécouté et j'ai pris une grosse claque et j'ai foncé acheter le deuxième !
Je trouve que, malgré le fait qu'il y ait mieux dans le style, ce groupe aurait mérité d'être un peu plus connu... Ils auraient pu faire des choses assez intéressantes.
Pour ma part cet album est un superbe album néo/fusion
(Et pour joindre le débat, c'est vrai que ça tend plus vers du Hed(pe) que les autres. Néanmoins, il y a des éléments de comparaisons à faire... ^^)
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