The Giants of Auld

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17/20
Nom du groupe Cnoc An Tursa
Nom de l'album The Giants of Auld
Type Album
Date de parution 2010
Enregistré à Foel Studios
Style MusicalBlack Folklorique
Membres possèdant cet album15

Tracklist

Re-Issued in 2013 by Candlelight Records with a new cover and a new song.
Original tracklist:
1. Piper O' Dundee
2. The Lion of Scotland
3. Bannockburn
4. Hail Land of My Fathers
5. Ettrick Forest in November
6. The Spellbound Knight
7. Winter: A Dirge
8. My Native Land
9. Culloden Moor (Seen in Autumn Rain)
10. Blàr na h-Eaglaise
2013 Candlelight Records Tracklist:
1. Piper O' Dundee 01:04
2. The Lion of Scotland 04:25
3. Bannockburn 04:44
4. Hail Land of My Fathers 03:46
5. Ettrick Forest in November 04:05
6. The Spellbound Knight 06:47
7. In Shadowland 04:20
8. Winter: A Dirge 04:39
9. Culloden Moor (Seen in Autumn Rain) 04:04
10. Blàr Na H-Eaglaise 03:17
Total playing time 41:11

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Cnoc An Tursa


Chronique @ Insmomnium

23 Septembre 2015

Un premier opus tout à fait respectable, condensé de tout ce qui se fait sur la scène Folk actuelle

Groupe encore extrêmement peu connu, Cnoc An Tursa nous vient de la ville historique d'Ecosse profonde Falkirk. Formé en 2006, le groupe propose une première démo en 2008 passée relativement inaperçue. C'est donc en surfant sur un site musical que je suis tombé par un pur hasard sur ce groupe, et ceci dans la légalité totale et avec pour seul objectif de trouver de quoi réaliser de futures emplettes (je me sens obligé de le préciser afin d'éviter toute remontrance de la part des puristes pour qui le streaming ou piratage est un adversaire mortel au format CD, et dont je suis totalement en accord).

Voici donc l'intérêt de posséder une bien belle pochette: attirer l’œil d'un potentiel consommateur sur son présent plutôt que sur celui d'un autre. Et l'on ne peut qu'admirer la beauté solennelle de l'artwork de The Giants of Auld. Celle-ci, alternative, se déclinant en une représentation de Cromlech tantôt en hiver et dévoilant une dualité blanc/sombre sur fond de soleil couchant (ou aurore ?) ajoutant un éclairage féerique et fascinant, tantôt en été où le cercle de pierre est, cette-fois, non plus sur une plaine infinie mais au bord d'une falaise surplombant les larges massifs écossais, le tout dans un brouillard inquiétant. Là-encore, la palette de couleurs est très fournie et l'éclairage merveilleusement réalisé, dignes d'une bonne carte postale.

Cet opus, sorti en 2010 chez Candlelight Records, label spécialisé dans le Black Metal mélodique et symphonique ayant produit, entre autres, Sear Bliss, Arcturus, Emperor, Insomnium ou encore Limbonic Art (je crois qu'on peut s'arrêter là) nous promettait donc une musique de qualité. Abordant des thèmes touchant à la poésie écossaise, Cnoc An Tursa ne pouvait d'ailleurs qu'être inspiré par son lieu de formation, théâtre de deux immenses batailles de l'Histoire écossaise, l'une ayant entraîné la chute de William Wallace (célèbre guerrier écossais joué par Mel Gibson dans Braverheart) et l'autre la victoire des Higlanders (guerriers écossais du dix-septième siècle) sur l'armée anglaise lors de la révolte des Jacobites (peu de temps avant le massacre de Culloden).

Mais, venons-en à la musique elle-même. Le quatuor, composé d'Alan Buchan et de Rene McDonald Hill à la guitare, le dernier s'occupant des vocaux, de Tony Dunn à la basse et enfin de Bryan Hamilton à la batterie (que l'on retrouve chez Saor, autre formation de Black Folklorique ayant livré un opus tout à fait respectable et rafraîchissant en 2014), à peine le kilt enfilé, nous envoie en pleine face sa musique virevoltante à la rapidité que n'aurait pas négligé un Ensiferum des débuts.

L'album s'ouvre, néanmoins, sur la petite introduction de rigueur aux forts accents pagan, celle-ci nous mettant tout de suite dans une ambiance moyenâgeuse et dans le bain avec l'apparition de guitares lourdes et de Mc Donald nous hurlant de se joindre au combat. Tous les ingrédients du Black Folklorique sont ici présents : chant hurlé, guitares saturées aux belles mélodies, une batterie tantôt rapide, tantôt lourde lors de breaks surmontés de flûtes mais également des ensembles et claviers apportant une touche épique au tout. The Lion Of Scotland en est un parfait condensé. On peut difficilement trouver meilleur exemple de la compo type black-folk d'aujourd'hui.

Et c'est bien sur le côté épique de celui-ci que nos bonshommes ont décidé d'appuyer, malgré la présence de quelques passages plus black et pas particulièrement sombres ou inquiétants (Bannockburn, In Shadowland). On trouve ainsi de nombreux chœurs, puissants et masculins sur ces deux mêmes titres ou, plus légers et atmosphériques (Hail Land Of My Fathers, The Spellbound Knight) ainsi que de grandes orchestrations (Hail Land Of My Fathers, Ettrick Forest In November, Culloden Moor). Toutefois, cela ne signifie pas que les guitares ou la batterie sont mises en retrait, les premières nous distillant quelques riffs et mélodies croustillantes et la seconde assurant sa part du boulot avec brio, apportant une importante touche de puissance à l'édifice. En effet, le tout est très homogène (trop ?) ce qui en devient même une sorte de défaut.
L'on a ainsi parfois du mal à s'y retrouver lorsque trop d'informations nous parviennent et ne parvenons pas à réellement nous rendre compte de toute la possible subtilité de ce qui nous est proposé. Car, en dehors de ce côté épique et violent manifesté, se dresse aussi une partie plus légère représentée sous la forme de guitares sèches (Ettrick Forest In November), de claviers simples (Culloden Moor) ou encore de flûtes que l'on pourrait retrouver sur un Equilibrium (The Spellbound Knight, Winter: A Dirge).

L'autre défaut (majeur celui-là) est une certaine redondance dans les compositions proposées. Le chant ne varie pour ainsi dire jamais, restant dans un ton hurlé et présentant des similitudes avec un certain Erik Danielsson de Watain. La première partie de l'album en devient quelque peu lassante, ne possédant pas réellement de point d'accroche et ne laissant pas non plus de souvenirs impérissables. Mais, peut-être cela est-ce également dû au mixage qui ne nous laisse pas le loisir d'apprécier pleinement toute la musique.
The Spellbound Knight et son intro quasi-A Cappella ainsi que son rythme globalement plus lent est donc un souffle bienvenu pour l'album et qui lui permet de repartir sur de bonnes bases avec une deuxième partie de bien meilleure qualité.

Cnoc An Tursa nous livre donc ici, avec The Giants of Auld, un premier opus tout à fait respectable, condensé de tout ce qui se fait sur la scène Folk actuelle, en bien ou pas, suivant les points de vue. Le quatuor assume, de plus, complètement ses références que sont Ensiferum, Thyrfing (mixte des deux époques entre la musique rapide et pagan des débuts et la forte partie symphonique de ces derniers temps), ou encore Equilibrium, dans une certaine mesure. Alternant moments de bravoure et de légèreté, rapidité et violence, cet album est on ne peut plus vivifiant, même s'il n'est pas exempt de tout reproche. Une bonne réalisation, donc, qui se termine de manière on ne peut plus sympathique avec Blàr Na H-Eaglaise, clôturant un voyage revigorant dans la lande écossaise auprès de William Wallace et ses comparses et ne laissant présager que du bon pour la suite. C'est tout ce que nous espérons.

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