The Ereyn Chronicles

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15/20
Nom du groupe Anthropia
Nom de l'album The Ereyn Chronicles
Type Album
Date de parution 2006
Labels Magna Carta
Style MusicalHeavy Progressif
Membres possèdant cet album35

Tracklist

1.
 Welcome to Ereyn
 02:35
2.
 Question of Honour
 06:41
3.
 Lords of a World
 06:34
4.
 Through the Sleeping Seaweed
 08:18
5.
 Forgotten
 08:58
6.
 Lion-Snake
 05:29
7.
 Where the Secrets Lie
 08:44
8.
 The Walk Among the Ruins
 01:10
9.
 In the Maze of a Nightmare
 09:35
10.
 The Desert of Jewels
 10:12

Durée totale : 01:08:16

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Anthropia


Chronique @ Hellboy27

09 Novembre 2008
En 2006, les progressistes niçois d’Anthropia publièrent leur premier album The Ereyn Chronicles – part 1 The Journey Of Beginnings » après avoir été signés par le label spécialisé du Metal Progressif Magna Carta.
À un album d’exception doit répondre un article d’exception, qui se voudra le plus complet possible.

Cet album de dix titres s’inscrit dans un concept purement Héroic Fantasy, sur un fond de quête et une histoire intégralement sortie de l’imagination ingénieuse de Quentin Borderie, mise ensuite en musique par le leader du groupe, Hugues Lefebvre, qui signe les paroles, ainsi que le chant principal, la guitare, les claviers ainsi que divers arrangements. Les autres membres sont Yann Mouhad à la guitare, Julien Negro à la basse, Damien Rainaud à la batterie, ainsi enfin d’autres personnes dont Marive-Eve Orango pour les chants féminins.
Cet album est conceptualisé en totalité, d’abord par une sobre mais intéressante cover illustrant un petit personnage confronté à un œil géant enfermé dans un palantir, sorte de pierre précieuse de voyance en forme de globe. Cette illustration nous rappelle à l’évidence la confrontation de Frodon à l’œil de Sauron dans l’adaptation cinématographique du chef d’œuvre de Tolkien qu’est le Seigneur des Anneaux.
De même, le récit imaginaire, d’ailleurs très bien résumé à l’intérieur du livret, alimentera les paroles et la musique qui s’inscriront dans cette ambiance épique, aventurière, riche de plusieurs péripéties.

Le récit nous conte l’histoire d’un jeune héros, Amryl, inexpérimenté, feu-follet, qui pour sauver son peuple du Royaume de Ereyn, en proie à l'invasion du royaume voisin Empyr, va connaître dans son périple maintes mésaventures pour trouver et consulter un Oracle dont nul ne sait où il se trouve. Il croisera nombres d’ennemis plus ou moins repoussants, comme un monstre mi-lion mi-serpent, une sorcière, des démons, des dragons. Il aura également des compagnons à l’instar de la Communauté de l’Anneau, avec un ami protecteur qui le sauvera plusieurs fois, des nains. Enfin, le récit de cette première partie se clôture sur l’errance d’Amryl dans un désert, dont on lui avait dit qu’il s’agissait d’un désert de pierres précieuses, mais se révélant être un réel désert.
Afin de raconter cette quête, Anthropia nous compose une musique progressive très riche, forte de beaucoup d’influences, notamment du Heavy Metal et du Speed Metal.
En effet, chaque morceau sera différent, unique, reflétant chacun une ambiance propre, comme un fragment de l’histoire, d’où qu’on parlera de dix chapitres.

L’album s’ouvre sur Welcome to Ereyn, qui nous introduit succinctement sur l’objet de la quête à savoir trouver l’Oracle.
L’ouverture est très déclarative, menée par des voix puissantes de type opéra.

Question of Honour est le titre dans lequel Amryl est sommé, intronisé pour accomplir la quête. Ainsi, la musique est ici variée, avec des passages accélérés évoquant l’urgence d’agir, puis de passages plus lents, torturés, pour signifier les interrogations du héros, qui va accepter de voyager dangereusement hors du royaume rural qu’il n’a jamais quitté.
Très speed, le style se rapproche de ceux des grosses cylindrées du Heavy-Progressif que sont SymphonyX, Dream Theater Helloween ou Angra, avec des guitares très appliquées parfois saturées secondées par une batterie très présentes, et des claviers irréprochables de profondeur. Le morceau se digère bien, et on en arrive au chapitre III.

Lords of a World nous en apprend plus sur la menace qui pèse sur Ereyn, soit les intimidations d’Empyr, et son chef, l'empereur Myrrac.
Après une ouverture mélodique magnifique à la Patrick Rondat, on tombe dans l’ambiance sombre de la guerre, avec des guitares plus agressives, plus chaotiques le tout sur un rythme tragique, pouvant rappeler quelque peu celui du titre The Eyes of Medusa de SymphonyX.

Through the Sleeping Seaweed est le morceau intégralement instrumental de l’album, s’attachant à la traversée en bateau par Amryl et ses compagnons d’un océan, épisode riche en histoires, avec la naissance de dissensions dans le groupe, l’attaque du frêle esquif par des dragons, et la perte de conscience d’Amryl en raison d’une algue toxique.
La musique y est encore une fois tortueuse, avec de magnifiques soli de guitares qui se calquent sur un rythme encore une fois infernal.

Forgotten est ensuite le tube de l’album, à la fois riche et crucial dans le déroulement du récit, et surtout un grand morceau de musique, le meilleur à mon goût de l’album. En effet, bien qu’étant drogué par l’algue, Amryl arrive au pays des Nains. Il y restera quelques mois, et apprendra les secrets de l’Argent auprès des Dieux du Feu. Puis il forgera une épée solide (sans doute une cousine à Narsil, l’épée dont Isildur se sert pour couper la main de Sauron pour prendre l’anneau unique dans le Seigneur des Anneaux) selon les traditions oubliées des forgeurs nains, d’où le titre Forgotten.
Après une intro acoustique suave et réconfortante, par laquelle on imagine le jeune héros vivant paisiblement avec les nains, à s’enhardir, à découvrir ce nouveau monde, on retombe dans la quête par un rythme sonnant très Heavy, au point de s’apparenter à un style repérable entre mille. Ce style, c’est celui de Megadeth, oui Megadeth, adopté sur l’album Youthanasia, et en l’espèce notamment sur le titre Train of Consequences. Non je n’ai pas bu, ici les notes et la rythmique y sont quasiment les mêmes du moins agrémenté du clavier bien sur, et ce morceau Heavy Speed se révèle fort en émotion. Loin de moi l’idée de parler de copiage, ce morceau est très fort en intensité, avec une grande variation des rythmes.

Lion Snake est un morceau très lourd à digérer, contant le combat de Amryl avec un monstre mi-lion, mi-serpent, qui, dans la musique est entrecoupé par des interventions de diverses voix, et de soli comme s’il en pleuvait.

Where the Secret Lies s’ouvre sur des soli fulgurants à la Patrick Rondat, inspirés par la musique classique, suivis de séquences diverses s’enchainant plus ou moins naturellement.

The Walk Among the Ruins est quant à lui un petit prélude d’une minute dans lequel nous sommes conditionnés par le récital dramatique d’une voix féminine et un clavier très cristallin.

In the Maze of a Nightmare est alors un gros morceau de neuf minutes d’un niveau relativement soutenu, pouvant rappeler divers groupes par moment comme Gamma Ray sur leur chef-d’œuvre No World Order, ou encore Kamelot sur Ghost Opera. L’ensemble est plutôt agréable même si les passages plus lents souffrent d’une liaison difficile avec les séquences rapides.

The Desert of Jewels est le dixième et dernier chapitre de l’album, long comme son prédécesseur, de dix minutes cette fois. Dans cette dernière brique à ce glorieux temple musical, on alterne encore une fois entre passages acoustiques, et passages speed, nous évoquant par moment des divinations que sont Edguy, Symphony X, voire un petit peu Marilion sur les passages lents, avec cette douce voix claire plus que déclarative. Ainsi, on termine l’album sur une petite ballade dans le désert, avec l’incertitude quant au sort du héros, livré à lui-même, perdu.

Peut-être ne le saurons-nous jamais, puisque la promesse inscrite dans le livret du disque d’une suite des chroniques d’Ereyn n’arrivera finalement pas dans l’immédiat. En effet, le second album de Anthropia, prévu en cette fin d’année 2008 se nommera The Chain Reaction et rompra avec l’histoire engagée ici, avec à la clé un changement radical de style, et aussi l'arrivée d'une nouvelle chanteuse, soit la délicieuse Nathalie Olmi, la voix du groupe In Vitraux.

En conclusion, et en remerciant ceux qui auront eu la patience et la passion de lire ces lignes jusqu’à leur terme, voyons en cet album plus que correct une aventure épique et musicale, forte de nombreuses et variées influences, qui en font une bonne galette de Heavy-Progressif.

A découvrir. 16/20.


7 Commentaires

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GLADIATOR - 09 Novembre 2008: D"abord , je pense que tu n'as pas à te justifier quand à la longueur de ta chro . Pour ma part , je l'ai lu un peu comme on lit une nouvelle . L'histoire me semble simple , enfin on la suit très bien . Je ne connais ni le groupe , ni le disque , mais ta chro donne envie de se plonger dans cette quête , un peu comme une bande-annonce donne envie de visionner un film . Effectivement , il est rare de lire une chronique si dense , et finalement si passionnante ! Une chro exceptionnelle pour un CD que je devine exceptionnel . Bravo et merci pour ce petit voyage au pays d'Ereyn...Glad .
Eternalis - 11 Novembre 2008: Je suis Ok avec glad. Pour ma part, j'écris des chroniques également assez longue car je pense que la musique ne se décrit pas seulement en quelques lignes, il faut un commentaire aussi fouillé que la musique l'implique. Je comprends donc totalement ta démarche et je l'approuve, et j'emmerde ceux qui (comme on me l'a déjà dit)trouve que cela est trop long à lire! Et au passage, très bonne chro (tout de même) qui me donne envie d'en savoir sur le groupe, étant admirateur de leurs influences (angra, edguy, symphonyX en particulier...)
dark_omens - 25 Novembre 2008: Excuses-moi, mais je crois que tu m'as mal compris. Il n'y aucun plafond concernant la taille. Libre à toi d'écrire aussi longuement que tu en as envie, tant que tu le fais avec le talent qui est le tien et que tu te bornes à ne pas parler uniquement de ton ressenti, mais aussi de ce qu'on l'on peut entendre comme musique sur ce disque, et ce notamment en développant des comparaisons, ou en parlant des riffs, des tempos, des accélérations; je n'y vois aucun inconvénients en tant que valideur/relecteur. Je tiens à préciser qu'il n'y a pas non plus de taille minimum de chroniques, mais qu'un texte insuffisament dévellopé finirait forcement comme un avis (commentaire), et non pas comme chronique; ce qui induit forcement un nombre de lignes minimum.



D'un point de vue plus personnel, celui de simple lecteur, je n'aime pas toujours qu'on me décrive dans les moindres détails TOUT ce que je vais trouvé sur un album, de la pochette au moindre morceau. Il est évident que tu es très enthousiaste concernant ce disque et le plaisir de la découverte qui a été le tien, me sera quelques peu gâchés après la lecture de ta chro. Comment être surpris lorsqu'on connait le scénario, les acteurs, la trame, les rebondissements...et surtout à quoi bon y aller? Mais encore une fois, ce paragraphe n'est qu'une remarque à titre purement personnel.
EternalTearsOfSorrow - 14 Août 2010: Franchement merci pour cette chro, cela me donne vraiment envie de connaître ce groupe et voire même me procurer cet album. Chapeau bas.
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

07 Novembre 2010
Des groupes français, j'en connais beaucoup. Des groupes de hard rock comme Trust, jusqu'au black metal comme Otargos, Nehëmah, Excruciate 666 ou Anorexia Nervosa, en passant par Satan Jokers, Gojira, Dagoba et j'en passe. Mais aujourd'hui, je propose de revenir sur un groupe pas spécialement connu, qui vient de cette belle ville de Nice, Anthropia. En effet, Anthropia est un groupe de heavy speed, qui passe de temps en temps au progressif, doom, et même au power, qui a été formé par un homme ordinaire, mais aux talents cachés, Hugues dit "Hugo" Lefebvre. 3 ans après la formation, il décida de sortir un premier album, appelé "The Ereyn Chronicles". Déjà là, le groupe est composé de ce très cher Hugo, qui s'occupe du chant, des guitares, de la basse et des claviers, accompagné du jeune Damien Rainaud qui s'occupe de la batterie, et franchement, on peut constater que cet homme ne manque pas de talent... Nous aurons également droit à des choristes tels que Marie-Eve Orango, Virginie Drusian, Aurore Stapels et Willdric Lievin. Avec cette armée, le premier essai d'Anthropia sera t-il convaincant ? Aurons nous droit à du Heavy Speed digne de ce nom ?

Si l'on passe rapidement par la pochette, on peut déjà s'apercevoir que ce groupe va dès lors nous montrer un gros côté aventureux, avec l'Oracle, objet qu'Amryl doit récupérer au cours de sa quête, qui se tient très adroite au milieu de la pochette, avec de très belles couleurs autour.

Une fois le disque inséré dans un lecteur, nous avons droit directement à des choeurs, accompagnés de quelques touches de mélodie, pour directement débuter avec un des meilleurs morceaux de l'album : "Question Of Honnour", qui débute en puissance avec un riff aux influences d'Helloween, notamment, pour poursuivre avec un premier couplet assuré par Hugo, qui a étrangement une voix quasi-identique à celle de AxL Rose de Guns N Roses. Le morceau possède des interludes consacrées au solos particulièrement attirantes. Riffs et couplets des plus puissants, refrains et interludes envoutants, nous avons ici un morceau à écouter et réécouter sans la moindre modération.

Il y a un morceau en particulier dont je tiens à parler... Il s'intitule simplement "Forgotten". Suivant "Through The Sleeping Seaweed", un morceau instrumental des plus inventifs, aux multiples facettes, "Forgotten" continue sur cette lignée, en débutant crescendo avec une mélodie jouée à la guitare acoustique, la batterie s'ajoutant à la musique au bout d'un moment, pour enchaîner avec un riff particulièrement agressif. La batterie est très technique, le chant y va à son comble... Toutefois, la durée sera pour certaines personnes un peu gênante... Mais avec Anthropia, il faut s'y faire, tous les morceaux, sans compter l'interlude et l'intro, durent minimum 5 minutes et 29 secondes.

Marie Eve Orango fera sa plus grande apparition de l'album dans "Lion Snake", ou elle joue comme un rôle d'une proche d'Amryl, récitant un message qui lui est destiné. Nous l'entendrons également accompagner Hugo au chant, et là, on se reçoit une grosse baffe. En effet, Orango ne se gênera pas pour chanter d'une voix ultra aiguë. Très agréable pour les oreilles.

Mais le meilleur morceau de l'album restera sans aucun doute "In The Maze Of A Nightmare", longue fresque de 9 minutes et 35 secondes, pour vous en mettre plein la face !!! La grande épopée est bien là, dans ce morceau, on le sent dès le premier riff. En particulier au refrain, quand les choeurs nous réchauffent l'esprit en prononçant le titre du morceau, Hugo chantant parallèlement ses partitions. Il y a même des moments auxquels on a l'impression d'entendre du doom metal. Batterie lente, chant faible, douce mélodie par ci par là... Mais quel morceau ! En une phrase : Comme Question Of Honnour ; A écouter et réécouter sans la moindre modération !

Les autres morceaux sont également de ce style, sans compter "The Walk Among The Ruins", courte pause d'une minute lassante, chant totalement délabré, minuscules notes... Ce titre ne mérite qu'un pur zappage en règle !

Que dire de cet album, sinon ? Eh bien, nous pouvons dire que c'est un disque très prometteur pour la suite, Anthropia l'a déjà prouvé avec leur deuxième album "The Chain Reaction", sorti en 2009. Marie-Eve Orango laissera place à la belle Nathalie Olmi pour le chant féminin, qui sera beaucoup plus présent. Julien Negro viendra s'incruster pour la basse, et Yann Mouhad pour la guitare aux côtés d'Hugo. Le groupe changera radicalement de style, se dirigeant vers une musique tout aussi créative, mais aux ambiances plus sombres. En attendant, foncez tout de même vous procurer cet album, qui fera un magnifique objet de collection !!!

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MikeSlave - 07 Novembre 2010: bon album que j'ai acheté par hasard!
EternalTearsOfSorrow - 07 Novembre 2010: Moi, c'est le groupe en lui même, que j'ai découvert par hasard, grâce à la chronique qui est postée au dessus de la mienne. :-)
Merci pour tes remerciements, au fait :-)
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