Les récurrentes redondances qui parsèment
The Edge of All I Know, second disque des Belges de
Gwyllion, finiront assurément par terrasser les velléités les plus bienveillantes d'un public curieux. Chaque morceau de ce nouveau disque dévoile, en effet, une structure terriblement répétitive qu'il nous faudra subir dès les premières mesures d'un douloureux
Entwined. Ce premier véritable titre, succédant à l'interminable préambule instrumental de rigueur, nous propose d'emblée de nous égarer en des rengaines pénibles défendues à grands renforts de
Power Metal Melodico-Symphonique dans lequel officie une chanteuse, Annelore Vantomme.
De plus, non content de ressasser sans cesse son propos quelconque encore et encore en chacune de ses chansons, Steve Deleu et ses complices nous proposent ici le résultat d'un travail de recherche mélodique d'un terrifiant simplisme. Tant et si bien d'ailleurs qu'il ne faudra pas bien longtemps à l'auditeur, même néophyte, pour deviner chacun des chemins sur lesquels le quintette aura l'intention de le mener. En outre, dans la parfaite continuité de ce constat désastreux, il nous faudra souligner, loin d'une quelconque volonté excessive d'accabler démesurément quiconque, que les airs de guitares de ce manifeste seront souvent d'une pauvreté assez consternante.
Une platitude terne et grise que, de surcroit, malheureusement, les interventions de la vocaliste de ce collectif, ne viendront que trop rarement illuminer. Les talents de la musicienne ne seront pas, ou si peu, à remettre en cause, néanmoins force est de constater que son impuissance à se démarquer de ses consœurs sera une cause supplémentaire de la banalité indissociable de cet opus.
Rien ne pourra véritablement sauver
The Edge of All I Know de l'opprobre mérité qu'il subit ici. Rien si ce n'est certaines prestations de Joris Debonnet dont les pianos parviennent parfois, de rares fois, à panser nos esprits oppressés par l'infâme ennui que nous inspire souvent ce plaidoyer. Rien si ce n'est un Wouter Debonnet imprimant parfois, de rares fois, une rythmique véloce ou quelques saccades de double grosses-caisses bienvenues là où tant d'autres auront laissé bien trop de place, en une concession que d'aucuns envisagent comme une trahison au genre, à la musicalité quiète et à l'harmonie outrageusement peaufinée et apaisée. Rien si ce n'est la magnifique pochette, superbement expressive, de cette œuvre nous dévoilant une illustration remarquable. En d'autres termes, seuls d'infimes détails seraient ici de nature suffisante à nous inspirer quelques commentaires encourageants, ou même à nourrir quelques modestes espoirs s'agissant du destin créatif de
Gwyllion.
En définitive, il nous sera donc très difficile, pour ne pas dire quasiment impossible, d'émettre autre chose qu'un jugement au mieux mitigé et au pire négatif s'agissant d'un album aussi irrémédiablement désolant que ce
The Edge of All I Know, deuxième effort de
Gwyllion.
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