The Destructive Evil

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15/20
Nom du groupe Force Of Destruction
Nom de l'album The Destructive Evil
Type Album
Date de parution Septembre 2020
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1.
 Combustible of Fire
 00:52
2.
 Knight of Disorder
 03:40
3.
 The Destructive Evil
 02:46
4.
 Invocator of Evil
 03:25
5.
 Malicious Voice
 03:12
6.
 Idolatry
 03:19
7.
 The Malefic Horde
 02:41
8.
 The Eternal Damned
 04:13

Durée totale : 24:08

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Force Of Destruction


Chronique @ Formetal

20 Décembre 2020

Un album sans artifice ni compromis...

Un peu partout dans l’Univers, il existe des planètes dont les conditions à leur surface sont pour le moins apocalyptiques. C’est le cas de la lointaine WASP-76b, une exoplanète géante où le fer, présent dans son atmosphère, y est successivement vaporisé et condensé. En clair, quand il y pleut, c’est du fer brûlant qui vous coule sur la tête. Une destination de rêve en somme…
Eh bien, je dois avouer qu’à l’écoute de ce tout premier essai de Force Of Destruction, j’ai eu l’impression que nos amis varois avaient pour habitude de prendre régulièrement un billet en aller-retour en navette SpaceX pour ce petit coin de paradis, tant leur musique m’a évoqué ces conditions extrêmes… Pourtant, ce n’est pas de leurs souvenirs de vacances passées à plusieurs centaines d’années-lumière de la Terre dont nous parle FOD, mais bien de l’enfer terrestre, ici-bas, celui provoqué par la folie des hommes.
Avec un artwork signé de l’indonésien Arie Sattan (ça ne s’invente pas…) et un logo en forme de pentagramme inversé qui s’intègre parfaitement au bleu nuit d’une pochette représentant Baphomet et ses serviteurs, le packaging donne tout de suite le ton : le propos de l’album tournera autour du mal démoniaque qui contribue à la destruction de l’être humain.

Musicalement, FOD, c’est du direct dans le foie, ça fait mal et c’est fait exprès ! A l’instar des deux clips dantesques, gracieusement déposés sur la toile par Mourad Bouselsal, fondateur et compositeur du projet, apprêtez-vous à subir les assauts répétés de 7 missives d’un death metal particulièrement compact et brutal. Soutenu dans son projet par Nils Moliner (guitare, batterie, production) et le studio Sevengates de Marseille, FOD s’inscrit dans les traces de groupes violents comme Hate Eternal, Vital Remains ou Immolation.

Après une introduction annonciatrice du carnage à suivre, le terrible « Knight Of Disorder », monstrueusement mis en image sur YT, a été fait pour nous convaincre de la puissance dévastatrice de ce skeud. La folie meurtrière des hommes y est bien décrite et on s’apercevra qu’il n’est nullement nécessaire de traverser la galaxie pour trouver des endroits où un déluge de feu et de métal pourrait si facilement s’abattre sur nos têtes...
« The Destructive Evil », le titre éponyme, n’adoucira pas le propos, bien au contraire. On continuera donc sur la lancée avec un death metal sans fioriture, qui démarre pied au plancher pour ne jamais ralentir. Apparemment, aux alentours de Marseille, les cédez-le-passage et les feux rouges, on ne connaît pas trop. Il en ira de même avec « Invocator of Evil » et son riff immédiatement mémorisable et délicieusement malsain. Bien magnifié par Nils, il fait tout le charme de ce troisième titre. Dans une interview donnée au magazine Metallian, Mourad disait être fan de Krisiun. Ecoutez ce titre et vous constaterez qu’il n’a pas menti.

Ce triptyque gagnant est suivi par deux autres titres forts, « Malicious Voice » et « Idolatry », qui fleurent bon le dernier effort en date de Malevolent Creation. Aucune surprise par rapport au début de l’album n’est à attendre mais, ces morceaux, un tantinet plus aérés, montrent que FOD n’est pas maladroit lorsqu’il tente de ralentir la cadence.
L’avant-dernier titre de l’album, « The Malefic Horde », est le moins convaincant selon moi, la faute à une batterie frénétique qui part dans tous les sens et finit par éclipser les lignes de guitares, rendant difficile à mes oreilles la perception d’ensemble du propos musical. Je fais néanmoins l’hypothèse que les amateurs de grind trouveront leur compte dans ce morceau.
L’album se clôture sur une note que je n’attendais pas spécialement, avec le presque dansant "Eternal Damned", dont le riff de départ vous donnera l’impression de sautiller pieds-nus sur un parterre de charbons ardents. Si comme moi, vous pensiez que la vie sur Terre était encore un tant soit peu agréable, écoutez donc ce skeud et vous pourriez facilement changer d’avis.

« The Destructive Evil » est donc bien un album pour pur deatheux, sans artifice ni compromis et nul doute qu’après avoir trouvé un véritable batteur, FOD pourra alors chercher à diversifier et aérer un peu plus son jeu pour un avenir certainement prometteur.


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