La batterie et la basse ont toujours été deux des trois piliers du metal, et même dans un champ musical plus large, et ce pour des raisons on ne peut plus évidentes, permettant d'articuler les riffs de guitare et de donner un corps à celle-ci.
Mais, en 1992,
Burzum sorti son album éponyme, contenant le morceau "The Crying Orc", n'utilisant que le troisième élément de la trinité 'de base', la guitare, avec des riffs toujours black ; et inspira-t-il certains groupes dont
Belketre...
Aussi, Aäkon Këëtrëh se détacha de l'entité
Belketre, mené par son second guitariste, reprenant cette formule, et s'inspirant d'une poignée de morceaux originellement composés pour cet autre groupe ("
Despair", par exemple).
Pour "
The Dark Winter", troisième et dernière démo, Këëtrëh s'est légèrement éloigné de la formule précédemment jouée, pour se diriger vers une forme plus proche du black dépressif, ceci donnant des riffs plus lents qu'avant (la première partie montrant bien cette direction) ; un ajout plus récurent de la guitare acoustique est également à signaler, renforçant cet aspect ; du chant, aussi, alors que la démo précédente était presque instrumentale : un chant allant du cris black classique à des murmures, voire des soufflements ou même sifflements, plus ou moins forts, presque silencieux, parfois - et à noter, la présence de Meyhna'ch (Mütiilation) sur la deuxième partie de cette démo.
Quelques passages se montreront plus énergiques, même si gardant toujours le sentiment mélancolique inhérent au projet.
Du côté de la musique à proprement parler, l'influence de
Burzum est évidente sur certains riffs ; d'autres évoquent encore le spectre de
Belketre, mais au lieu de la haine et du rejet de tout de celui-ci, l'ambiance se veut plus triste que son compère, comme la description au dessus le laisse deviner.
"
The Dark Winter" se constitue de quinze parties ; toutes se suivent avec une grande cohérence ; exemple : un passage se constitue de trois parties acoustiques se suivant les une les autres, assez semblables, avec des riffs proches, et une même approche des compositions.
Cela étant dit, précisons tout de même qu'AK ne se lance pas simplement dans l'art de l'auto-plagiat continu parfois servi dans ce genre d'essai, mais bel et bien des choses différentes à différents points donnés, et malgré certains chapitres proches et avec une même approche comme dit plus haut ; prenez donc, au hasard, les parties I, VI, XII et XV, et vous aurez, à chaque fois, des choses bien différentes, allant d'un black lent, à du plus rapide, à des arpèges ou riffs de guitares acoustiques.
De ce fait, la démo peut-être considérée comme constituée d'une seule composition divisée en plusieurs chapitres, à la fois cohérents et différents. Cela vaut mieux, puisque la courte durée (parfois une minute) de certaines parties les rendraient inintéressantes prises une à une.
Cette démo s'avère finalement travaillée et construite, malgré son apparence bancale au niveau de l'exécution et de sa grande simplicité
Stille
J'aime bien Belkètre donc ça m'intéresse pas mal, faudra que j'y jette une oreille au final, il serait temps.
Merci pour la chro Stille.
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