The Coming of the Ineffable

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15/20
Nom du groupe Birth Of Depravity
Nom de l'album The Coming of the Ineffable
Type Album
Date de parution 10 Novembre 2012
Enregistré à Block 33 Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1.
 Enormous Voracity
 03:54
2.
 Developed Mass Insanity
 03:46
3.
 Subconsciously Confined
 02:45
4.
 Enslaved in Somnium
 04:49
5.
 Ingrained Abnormality
 03:47
6.
 Misconceived Superiority
 03:14
7.
 Towers of Disillusion
 04:43
8.
 Patterns of Hatred
 02:50
9.
 Dehumanization by Hellfire
 02:26
10.
 The Coming of the Ineffable
 03:25

Durée totale : 35:39


Chronique @ uberallescalifornia

27 Septembre 2012

Sympa, mais y'a encore du boulot.

La Grèce est le seul pays au monde à ma connaissance dont la fête nationale célèbre le début d’une guerre et non pas sa fin. Cela peut paraitre étonnant, mais, hormis en dire beaucoup sur la nature des relations entre la Grèce et l’Allemagne (il semblerait que le conflit se poursuive sous d’autres formes de nos jours, mais ne nous éloignons pas du sujet), ce fameux « non » du dictateur Metaxas pourrait résumer l’esprit qui anime les membres de la communauté métallique Grecque. Refus des modes en cours, jusqu’au boutisme et authenticité. Plutôt spécialisée – pour ce que j’en sais- dans l’old-school bien noir voire satanique (Dead Congregation, Embrace of Thorns, Nocturnal vomit) et le brutal death (Inveracity, Extreme Violence, Mass Infection, Terrordrome, Abnormal Inhumane), la scène DM Grecque est bien florissante. La scène black également parait-il, mais comme je n’y connais rien, je m’abstiendrai d’en parler. Birth of Depravity, quand à lui est à classer d’emblée dans la deuxième des deux catégories de DM précitées. Formé en 2005, il n’a à son actif que 2 démos avant de signer sur le label Russe Inherited Suffering qui abrite déjà d’autres formations de death metal de brutes telles que Kastrated, Begging for Incest, ou encore les poètes de Ukrainiens de Ezophagotomia, pour ne citer que les moins obscurs.
Comme bon nombre de musiciens de death de leur génération, les membres de BoD semblent avoir été élevés avec Suffocation, mais, plutôt que de jouer une simple copie du maître New-yorkais, ils tentent d’y rajouter une touche personnelle et une technique qui pourrait les hisser au dessus de Suffo-like aussi agréables à entendre soit-ils que leur compatriotes de Inveracity, Mass Infection ou Extreme violence, et à ce titre ils pourraient être rapprochés du premier album de Terrordrome, toujours pour rester dans leur scène nationale. Brutal death donc, mais pas que. Les 10 titres de ce « coming of the ineffable » sont basés sur un riffing forcement efficace (c’est quand même du death, hein), et de multiple changements de tempos qui si ils peuvent à première écoute désorienter l’auditeur, s’avèrent devenir un véritable drogue dure sur le plus long terme. Changements de rythme un peu abrupts quelquefois il est vrai, et qui mériteraient d’être un poil plus travaillés par moment. Il vous faudra un poil de persévérance supplémentaire pour en saisir tout le sel, même si chaque titre recèle son poids de riffing brutal et de matraquage rythmique propre à satisfaire l’amateur exigeant, un titre tel que « subconsciously confined » en est un bon exemple, avec ses riffs bien death entrecoupés de cassures et de passages plus lourdingues. Le gros bémol se situe au niveau de la précision des enchaînements, le groupe ayant tendance à empiler les riffs un peu à la va-vite dans les titres plus linéaires tels que « ingrained abnormality » qui du coup sonnent un peu basiques en regard de ce que ce groupe est capable de proposer. Et c’est le gros défaut de cet album, plein de qualités, de riffs et de puissance, mais bâti un peu facilement quand même pour durer. Restent quelques améliorations à apporter au niveau du son notamment, les guitares manquant un poil de tranchant, ainsi que sur le chant, pour lequel j’apprécierai un poil de gras supplémentaires, et la suppression des voix doublées que j’abhorre tout particulièrement dans le death.
Plus complexe que technique, ce premier skeud de Birth of Depravity est donc assez prometteur, même si il a un peu le cul entre 2 chaises, semblant hésiter entre la divine efficacité du suffo-like de base tel que Extreme violence ou Mass infection, et les prétentions plus subtiles d’un Terrordrome. Pour le moment, on en restera au premier cas. Il va toutefois mettre les mains dans le cambouis et sortir des compos plus sérieusement construites pour arriver au niveau supérieur de l’un ou l’autre coté

6 Commentaires

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Fabien - 03 Octobre 2012: Titillé par la pochette de Georges Prasinis, j’avais commencé au printemps à balayer quelques distros, mais ce début-album de Birth of Depravity n’était disponible nulle part. Aujourd’hui encore, toujours visiblement rien à l’horizon. C’est un téléchargement virtuel ou bien, le cas contraire, où as-tu as réussi à choppé le CD ? Fabien.
Eaque - 22 Novembre 2012: La cover vaut bien le coup d'oeil c'est sûr, le logo sympa aussi mais vu 11234 fois !! La phrase titre ne me donne pas vraiment envie d'aller plus loin non plue, dans ce type de brutal death...les clones de Disgorge et cie ça commence à me faire pousser 2 boules dans le cou...:S
Eaque - 22 Novembre 2012: Oh mais je n'ai pas fais attention, c'est du death au fait ou il y a erreur ? (c'est dèjà arriver qu'un disgorgeux soit estampillé "death metal", j'ai tendance à me méfier maintenant...
Fabien - 14 Fevrier 2013: La date de sortie officielle du support CD est au 10/11/2012, donc plusieurs mois après sa sortie digitale du printemps de la même année. On peut donc désormais trouver le CD chez Anopsys et Inherited Suffering (les co-producteurs de l'album), mais aussi chez Coyote, Pathological Explicit, ou Sevared Records. Avis aux intéressés. Fabien.
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