The Blood of the Ancients

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Nom du groupe Drowning The Light
Nom de l'album The Blood of the Ancients
Type Album
Date de parution 30 Janvier 2009
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album26

Tracklist

1.
 So Far from Home
Ecouter01:07
2.
 Night of Neverending Turmoil
Ecouter05:49
3.
 Chamber of Lost Hope
Ecouter04:13
4.
 Lunar Reflection in Blood (Vampyres of the Old)
Ecouter03:48
5.
 The Darkness Is the Guiding Light
Ecouter06:27
6.
 Residing in a Kingdom Now Lost
Ecouter04:43
7.
 Servant of an Unholy Plague
Ecouter03:27
8.
 When Dusk Breathes Its Last Breath
Ecouter04:48
9.
 Victory in Sight
Ecouter06:25

Durée totale : 40:47

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Drowning The Light




Chronique @ Crusard

27 Mai 2011

Le sang est la vie, et de la mort vient la vie, même si elle est l'horreur suprême - Ewers

Azgorh est bien l'un des seuls à maintenir aujourd'hui allumée la flamme True Black Metal des premières heures, aujourd'hui mourante, et qui fit jadis la gloire de Darkthrone. C'est avec "The Blood of the Ancients" que s'amorce le début de la série d'albums de l'année 2009 où virent le jour "The Master Empire", "A Pact with Madness" et "An alignement of dead stars" sans évoquer les légions de splits, demos et EP engendrées la même année. Azgorh s'entoure de quatre musiciens, à savoir du batteur Tortured Soul ainsi que des deux guitaristes/bassistes Blackheart et S.

Avec cet album intitulé "Le sang des anciens", Azgorh met plus que jamais en avant son goût du sang; liquide dont le jaillissement évoque le renouvellement de la vie ainsi que l'extase mystique. La notion de dépression s'assimile avec Drowning the Light à la progressive perte de vigueur du vampire dont l'existence dépend de son éternelle régénération par le sang. À cette obsession morbide du projet s'ajoute une patriotique volonté belliqueuse qui trouve son origine en la pureté du sang des anciens transmis de générations en générations; le sang d'une race noble et forte. "The Blood of the Ancients" allie ainsi la mélancolie du passé à la haine d'un présent douloureux.

Beaucoup ne parviennent pas à palper les émotions transmises par les morceaux de Drowning the Light à cause du retrait trop marqué des instruments dont la distance semble effacer les vocaux et les riffs derrière un mur sonore compact entretenu par la basse et la batterie. Cependant, si la production n'aurait pas été aussi médiocre, jamais l'auditeur ne ressentirait la musique circuler en lui avec une fluidité quasi sanguine, en particulier sur l'ouverture du titre "Servant Of An Unholy Plague". Le sentiment de haine insufflé ne serait pas aussi puissant si le micro ne laissait pas éclater des explosions sonores sous la hargne d'un Azgorh déféquant son fiel par ses cordes vocales ulcérées. Ces voix ont une nasalité propre au chanteur, permettant d'offrir à l'imagination l'image d'un vampire torturé par le soleil qui darde ses rayons sur la peau de l'être brûlé, dont la chair se réduit progressivement en poussière. En outre, la voix s'empreint de tonalités Pagan sur la piste "Residing in a Kingdom now lost" qui, émergeant d'une production sale et étouffante, fait à l'oreille l'effet du choeur ancien d'un chant désincarné qui résonne comme sur les voûtes d'une cathédrale. De par sa position d'arrière-plan, la batterie offre un rendu si branlant et disloqué, que les fûts semblent menacer de s'écrouler à tout moment. Bien qu'ils nécessitent plusieurs écoutes pour pouvoir être saisis dans toute leur majesté, les riffs s'imbriquent parfaitement aux autres instruments, formant un condensé dur et rythmé, comparable à la marche déterminée d'un bataillon de fantassins sur le front. Leurs mélodies tragiques insufflent un certain aspect mélodramatique aux morceaux tels que "The Darkness Is The Guiding Light" ainsi que "Victory In Sight" et qui est renforcé par des nappes de claviers nostalgiques et méditatives sur les titres "So Far From Home" et "When Dusk Breathes Its Last Breath" placés respectivement en début et fin d'album, l'un ressenti comme des retrouvailles, l'autre comme un adieu.

Drowning the Light signe avec "The Blood of the Ancients" un album inspiré et personnel, façonné dans les règles les plus strictes de l'art noir tel qu'il était au début des années 90 sans pour autant sombrer dans le ridicule. Azgorh reste fidèle à lui-même, l'album étant dans la même lignée que "The serpent's reign". Les compositions difficiles d'accès au premier abord impliquent cependant plusieurs écoutes de la part de l'auditeur avant qu'il ne puisse réellement goûter au sang glacé des anciens.

5 Commentaires

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Crusard - 05 Juin 2011: Merci à toi!
Seul - 05 Juin 2011: De rien c'est normale. J'ai pas encore cette album mais sa ne devrais tarder. J'espère que tu feras une autre chronique sur Drowning the Light !
 
Crusard - 05 Juin 2011: J'ai en effet l'intention de chroniquer les autres chapitres lorssque j'aurais le temps de le faire. C'est à dire après mon bac de français. (C'est trop trve de dire ça) Et comme on a le même âge, on se comprend car critère non discriminatoire entre nous.
Ma2x - 03 Novembre 2011: Je plussoie pour les chros sur Drowning the light... Y'en a vraiment peu, et vu la disco hyper fournie, n'avoir aucune info n'informe carrément pas le mec qui passe ici et qui veut s'intéresser au groupe...
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