The Blasphemous Psalms of Cannibalism

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16/20
Nom du groupe Blood Chalice
Nom de l'album The Blasphemous Psalms of Cannibalism
Type Album
Date de parution 09 Septembre 2022
Style MusicalBlack Death
Membres possèdant cet album0

Tracklist

1.
 The Black Mass
 
2.
 The Last Supper of Insects
 
3.
 Antichristian War Declaration
 
4.
 Matanbuchus
 
5.
 Burned Faith
 
6.
 Celestial Destroyer
 
7.
 The Blasphemous Psalms of Cannibalism
 
8.
 Blood Worship
 
9.
 Hate Meditation
 
10.
 Temet Nosce
 
11.
 From the Grave of Livyatan
 
12.
 The Rise of Iconoclast
 

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Blood Chalice


Chronique @ Icare

15 Septembre 2022

Un excellent album de genre qui devrait satisfaire les brutes épaisses en mal de carnage, d’hémoglobine et de bestialité

Bon, n’y allons pas par quatre chemins : même si vous ne connaissez pas Blood Chalice, il y a de fortes chances que le patronyme du groupe, le nom bucolique de leur deuxième album sobrement intitulé The Blasphemous Psalms of Cannibalism ainsi que le très ragoûtant artwork qui illustre la pochette vous donnent un petit indice sur le style pratiqué ici.
Allez, comme je suis sympa, je vous donne une autre indication : ce quatuor, formé en 2015 seulement, est finlandais. Ca y est, vous voyez où je veux en venir ?

Oui, effectivement, ce deuxième album sent très fort le bouc, mais pas n’importe lequel, celui d’ Archgoat surtout (c’est particulièrement évident sur le début de Matanbuchus ou sur le morceau éponyme) et des premiers Impaled Nazarene. La horde emmenée par Pessi Haltsonen dégueule un blackened death à l’ancienne bestial et régressif pas foncièrement original mais d’une efficacité maximale et parfaitement exécuté par des vieux briscards qui connaissent leur affaire.
D’emblée, The Black Mass nous éclate la tronche à coups de grattes lourdes et très grasses qui lâchent une flopée de riffs telluriques appuyée par ce gros blast lourd et lobotomisant. L’énorme mid tempo dès 1,35 nous enfonce encore plus dans les profondeurs, incroyablement pesant et comme possédé par l’esprit du Malin, avant la reprise des hostilités. Ouch ! Et dire qu’on va morfler pendant 40 minutes !

Le son réussit l’exploit d’être à la fois brut et baveux, semblant émaner d’une grotte antédiluvienne perdue à des kilomètres sous terre, mais sonnant tout à fait audible et plutôt « clair » pour le style, parvenant à faire ressortir tous les instruments sans sacrifier ni à la puissance ni à la bestialité de l’ensemble. Evidemment, l’accordage est très bas, le mur de cordes nous remue les tripes tandis que la batterie a cette réverbération mate qui résonne avec un écho morbide lors des mid et des low tempi, mais judicieusement atténué lors des attaques blastées.
D’ailleurs, à ce propos, les changements de tempo sont nombreux, faisant de ce Blasphemous Psalms of Cannibalism un album varié et plutôt riche pour le style (ce ralentissement à 1,38 minute de The Black Mass, un régal !, un Antichristian War Declaration lourd, lent et entêtant, qui appelle irrésistiblement au headbang sur ce riff central simple mais groovy en diable, s’enfonçant dans notre cortex comme un clou rouillé dans le poignet du Christ, le mid tempo central écrasant qui permet de respirer entre deux rafales de sauvagerie intense sur Celestial Destroyer, le début du titre final The Rise of Iconoclast…).
Même si l’ensemble pilonne sec, flirtant souvent avec une barbarie proche d’un Caveman Cult et de la scène war metal en général, ces 12 morcifs ne sont donc pas bêtement bourrins et linéaires, et possèdent en plus de leur intensité une ambiance occulte bien poussée (la fin ambiant et ritualiste de The Black Mass, l’interlude Hate Meditation avec ces percus tribales et ces guitares dissonantes suintant un pus de notes inquiétantes), mêlant idéalement crasse, blasphème et sauvagerie musicale (Matanbuchus, Burned Face ou From the Grave of Livyatan avec leurs furieuses explosions grind mâtinées de hurlements déments et de soli chaotiques à la limite du bruitiste).

Mine de rien, tout cela fait de ce Blasphemous Psalms of Cannibalism un excellent album de genre qui devrait satisfaire toutes les brutes épaisses en mal de carnage, d’hémoglobine et de bestialité. Portez ce calice de sang jusqu’à vos lèvres et buvez-le jusqu’à la lie si vous l’osez… Kippis !

1 Commentaire

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fufupue - 16 Septembre 2022:

Je suis en train de l'écouter, ressenti identique à ta chro mais alors quand arrive Matanbuchus!! Début collé dans la bile et des litres de mucosité avant des accélérations imparables; un break aux relents (encore!) trash/black ... rien que ce titre vient de me convaincre, dès que je le vois je le chope celui-là! A écouter entre Archgoat et Venereal Baptism! 

Merci de moi pour cette chro et super découverte, mais pas de mon portefeuille!

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