The Big Prize

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18/20
Nom du groupe Honeymoon Suite
Nom de l'album The Big Prize
Type Album
Date de parution 1985
Labels WEA
Style MusicalHard FM
Membres possèdant cet album43

Tracklist

1.
 Bad Attitude
 05:28
2.
 Feel It Again
 04:37
3.
 Lost and Found
 04:22
4.
 What Does It Take
 04:13
5.
 One by One
 03:42
6.
 Wounded
 04:36
7.
 Words in the Wind
 04:35
8.
 All Along You Knew
 04:19
9.
 Once the Feeling
 04:32
10.
 Take My Hand
 03:41

Durée totale : 44:05

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Honeymoon Suite


Chronique @ frozenheart

10 Fevrier 2016

Chapitre deux, l'album de la maturité...

À mon tour d'ajouter ma pierre à l'édifice de cet incontournable du genre Hard FM. En effet, par ma chronique, tout en y apportant ma propre analyse, je voulais décrire et détailler un peu plus les titres présentés sur l'opus en étant le plus objectif possible. J'espère que ces détails vous donneront envie de redécouvrir ce fabuleux album.

Nous sommes en 1985. Après un premier essai aux influences marquées de groupes tels que Foreigner, Saga entre autres, et très bien accueilli par la presse spécialisée, le groupe Honeymoon Suite revient battre le fer encore chaud, avec un deuxième album intitulé: The Big Prize.

Celui-ci se trouvera être la réponse directe aux groupes de Hard FM américains de sa génération et s'imposera sans difficulté parmi les outsiders du moment. C'est au fameux Little Mountain studio de Vancouver que l'album sera produit sous la direction du producteur canadien Bruce Fairbairn (RIP).
En effet, ce sont dans ces mêmes studios que furent enregistrés des classiques des années 80, comme par exemple le multi-platine "Slippery When Wet" de Bon Jovi paru en 1986, ou les albums de ses compatriotes du groupe Loverboy, Aerosmith avec la doublette "Permanent Vacation" et "Pump", "The Razors Edge" d'AC/DC, etc. Et cela, pour un résultat et un son forcément à la hauteur, pour l'époque naturellement.

Le line-up sera composé des mêmes musiciens qu'aux débuts du groupe, c'est-à-dire: Johnnie Dee au chant, Derry Grehan à la guitare (tous deux fondateurs du groupe), Ray Coburn aux claviers, Gary Lalonde à la basse et Dave Betts à la batterie. Le groupe aura même le privilège d'inviter Ian Anderson, flutiste et leader du groupe Rock Progressif Jethro Tull qui, pour l'occasion, viendra greffer sur le morceau "All Along You Knew" quelques arpèges et un solo de flûte dont lui seul a le secret.

La pochette de l'album, à l'esthétisme saisissant et évocateur, fait un petit clin d'œil au nom du groupe (Honeymoon signifiant lune de miel en français) en mettant en scène un couple de mariés se faisant photographier devant les chutes du Niagara. Pour la petite histoire, depuis des décennies elles sont devenues le lieu de prédilection des jeunes nouveaux mariés nord-américains qui y fêtent leur récente union.

Rentrons sans plus attendre dans le vif du sujet.

L'album débute par le titre "Bad Attitude", hit parmi les hits puisqu'il sera sélectionné comme premier single de l'album et sera aussi utilisé pour un épisode de la série à succès des années 80 "Miami Vice". Le deuxième hit de l'album sera "Feel It Again", superbe morceau au couplet et au refrain à la mélodie immédiate. Il hissera par la même occasion le groupe à la 34ème place des charts US et à la 16ème dans leur pays d'origine, le Canada. Et pour ma part, il se distinguera parmi les meilleurs morceaux de l'album.
Avec The Big Prize, le groupe signera d'autres pépites dignes d'intérêt, où les guitares se feront un peu plus présentes et aiguisées: "Wounded" qui démarre sur un riff estampillé Hard Rock, "Lost and Found" aussi, avec sa mélodie de claviers et son refrain qui fait mouche, ou encore l'entrainant "Once the Feeling" où Derry Grehan nous décoche un solo de guitare cristallin et efficace.

Les titres restants, quant à eux, seront à classer dans un répertoire plus Rock américain et AOR. Les claviers y seront assez prédominants et les compositions influencées par des groupes, dont Honeymoon Suite fit l'ouverture tels que leurs compatriotes de Saga ou les Américains de Journey et Heart.
Nous commencerons par l'excellent mid tempo "One by One" et sa petite intro de claviers. Dans une rythmique plus appuyée, le tubesque "All Along the Knew" nous interpellera par son duel de flûte / guitares s'étirant jusqu'à sa fin, ou encore "Lost and Found" et ses cascades de claviers, mais aussi l'étrange "World is the Wind" avec ses batteries électroniques aux sonorités New Wave. Mais ces titres pourraient rebuter le plus exigeant des fans de guitare.

Au registre des ballades, nous trouverons la très émouvante "What Does It take" qui fit un tabac sur les radios US en 1986 et qui sera sélectionnée pour la bande originale du film de Steve Holland "One Crazy Summer" avec Demi Moore et John Cusack. La deuxième est l'aérienne "Take My Hands" soutenue par un rythme lent et une douce mélodie. Le chant langoureux de Johnnie Dee tout en émotion transcende cette chanson qui clôture admirablement ce petit chef d'oeuvre de Hard FM.

Si vous êtes féru de mélodies finement ciselées aux arrangements délicatement travaillés, vous serez séduit par cet incontournable des 80's, interprété par un groupe à l'originalité certaine, servi par des compositions riches, intelligentes, interprétées avec brio.

Par la suite, le groupe continuera à surfer sur la vague du succès, jusqu'en 1988, avec l'excellent "Racing After Mindnight" avec des guitares au propos plus agressif et urgent, tout en gardant cette identité qui lui est propre. La suite sera moins glorieuse avec une traversée du désert de 20 ans pour revenir timidement sur le devant de la scène en 2008. Mais cela est une autre histoire...

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frozenheart - 10 Fevrier 2016: @workflame90: Tout à fait d'accord, vu que dans les années 80 il n'y en avais que pour Bon Jovi laissant que des miettes aux autres groupes.
Et même si Johnnie Dee, n'avais pas une voix exceptionnelle il savait donner de l'émotion aux morceau du groupe dont de sublimes ballades. Moi aussi je l'écoute toujours avec autant plaisir.
samolice - 11 Fevrier 2016: Merci pour la chro. Un album effectivement magnifique dans ce style, une des plus grandes réussites des 80's à mon goût. En revanche, contrairement à toi, j'ai décroché avec le suivant dans lequel je ne retrouve plus l'identité forte que le groupe affirme sur ce disque. Quel dommage, HS avait tout pour devenir très gros.
frozenheart - 11 Fevrier 2016: Effectivement, avec "Racing After Midnight" le groupe durcissait le son des guitares au détriment de la mélodie avec des compositions certes intéressantes, mais moins varié que "The Big Prize" qui reste encore aujourd'hui un de mes albums de chevet!
metalstormrider - 21 Fevrier 2016: Une superbe chronique pour un album intemporel aux yeux des amateurs. Un des opus les plus aboutis du groupe avec "Monsters..." et son côté plus rock.
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Chronique @ Loloceltic

15 Avril 2013

Des mélodies finement ciselées et des arrangements délicatement travaillés.

C’est en 1985 que sort "The Big Prize", deuxième album d’Honeymoon Suite, combo d’Aor canadien dont le patronyme vient du surnom de leur ville d’origine : Niagara Falls, Ontario. En effet, celle-ci est surnommée la capitale des 'lunes de miel' (Honeymoon en anglais) de part le nombre élevé de couples nord-américains venant y fêter leur union. C’est d’ailleurs un autre clin d’œil que le groupe donne à ce surnom avec la pochette représentant un jeune couple se faisant prendre en photo devant les chutes du Niagara, côté canadien. Mais revenons-en à la musique. En effet, après le succès de leur premier album éponyme, Honeymoon Suite entre en studio sous la houlette de la figure montante de l’époque en matière de production : Bruce Fairbairn (Aerosmith, Bon Jovi, AC/DC, etc…). De cette collaboration naîtra un classique du style dont pas moins de 4 singles seront tirés avec un énorme succès à la clé.

Le groupe emmené par ses deux leaders (Johnnie Dee au chant et Derry Grehan à la guitare) officie dans un Aor classique des années 80 où guitares et claviers s'entrelacent sur une rythmique solide et classique. La voix de Johnnie Dee, sans être particulièrement puissante, est chaude et gorgée d’émotion, alors que Derry Grehan a un sens inné de la mélodie et du riff discret mais efficace, non sans distiller quelques soli bien sentis. Le tout est rehaussé par les claviers de Ray Coburn qui tisse une toile harmonique sans faille. Enfin, si le groupe a réussi à se créer son propre style, les influences sont à chercher du côté de Foreigner ("One By One"), Journey ou Heart avec lesquels le groupe partagea la scène lors de ses premières tournées en soutien de ces pointures. Honeymoon Suite ouvrit également pour Jethro Tull dont le légendaire flûtiste Ian Anderson vient poser quelques arpèges sur le titre "All Along You Knew" aux accents folk enlevés et entraînants.

Il est difficile de retirer un titre en particulier de ce condensé d’Aor de grande classe, mais il est également impossible d’ignorer les tubes qui en furent tirés et qui cartonnèrent sur les ondes nord-américaines. Le premier, "Bad Attitude", au refrain appuyé et mémorisable, eu les honneurs d’un épisode de Miami Vice, ce qui était considéré comme un gage de reconnaissance à l’époque. Le second fut plus discret avec un "Feel It Again" aux couplets relativement doux alternant avec un refrain plus appuyé. La power-ballade "What Does It Take" reçu un accueil d’autant plus important qu’elle apparut sur la bande originale du film de John Cusack 'One Crazy Summer'. Enfin, nous avons déjà évoqué le quatrième tube que fut "All Along You Knew".

Le reste de l’album oscille entre de l’Aor dynamique flirtant avec le Hard FM ("Wounded" ou "Once The Feeling") et la ballade planante "Take My Hand" qui vient conclure cet opus, et ceci sans connaître aucune faiblesse. Alors, bien sûr, si vous êtes un adepte de structures alambiquées ou bien de riffs violents, il vaut mieux que vous passiez votre chemin. Par contre, si les mélodies finement ciselées et les arrangements délicatement travaillés vous touchent, vous vous devez de découvrir cette référence du genre ainsi qu’un groupe à la personnalité bien établie, qui nous servira encore quelques pièces d’Aor de grande classe avant de voir sa carrière doucement décliner.

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samolice - 17 Juin 2013: Je n'avais pas encore vu cette chro d'un album que je trouve formidable. Alors merci qui? Merci Lolo!

Je crois que c'est peut être mon album de Fm préféré avec le premier B Jovi.
"Feel it again" est un tube imparable et le reste est de très haut niveau.

J'avais été très déçu par l'album suivant qui m'avait fait lâcher l'affaire (en plus je devenais de plus en plus métal et ça faisait fillette d'écouter H Suite). Il faudrait que je le réécoute.
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