The Beast Must Die

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
9/20
Nom du groupe The Bottle Doom Lazy Band
Nom de l'album The Beast Must Die
Type Album
Date de parution 09 Juin 2007
Style MusicalDoom Metal
Membres possèdant cet album15

Tracklist

1.
 Howlin' Bottle Doom
 13:00
2.
 The Beast Must Die
 11:52
3.
 Out O' Soul
 03:20
4.
 Muddy Love Blues
 14:13

Durée totale : 42:25

Acheter cet album

 $5.16  €1,29  €6,99  buy  buy  €5,16  €7,49
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

The Bottle Doom Lazy Band


Chronique @ draune

09 Septembre 2009
The Bottle Doom Lazy Band est un groupe de doom originaire de Poitiers. Formé de cinq membres (2 guitares, basse, batterie et chant), le combo est né en 2005 et revendique les influences que sont Candlemass, St Vitus, Black Sabbath ou Cathedral, pour n'en citer que quelques-unes. The Beast Must Die est leur premier album, un cd autoproduit. Ils ont également participé au split CD The dead can’t loose again avec The Dead Is Tired When The Morning Comes et à la compil Long live metal sortie chez Emanes metal records.
The bottle doom lazy band réussit à renouveler un genre relativement codifié en lui apportant sa singularité propre, à savoir un lyrisme disons désespéré et rageur, aux accents hallucinés. Mention spéciale, de ce point de vue, au chant de BottleBen dont la rugosité parfaite se décline sur un mode incantatoire. Il y a des voix comme ça qui se démarquent et celle-ci m'a ramené à l'émotion ressentie la première fois où j'ai entendu chanter Ian Gillain (Deep Purple). Même s'il distille parfois un « groove » psychédélique que ne renierait pas Electric Wizard, The Bottle Doom possède un son résolument moderne, massif, rugueux. Mais la production ne noie pas l’ensemble et chaque instrument se détache et prend sa place. Les riffs sont répétés comme si on se préparait à une séance d’hypnose, la basse pilonne, entêtante, et la batterie ponctue le tout d’un martèlement lancinant. C’est un véritable déluge sonore qui s’abat sur nos épaules, ces musiciens-là ne sont pas venus pour geindre sur d’aimables arpèges mélancoliques, il y a de la hargne, une colère poisseuse dans la noirceur que distille leur tempo répétitif. Ecoutez s’ouvrir les hostilités avec « Howlin Bottle Doom » et son intro tranchante qui s’enfle en staccato tandis que le hurleur de service psalmodie, avant que le morceau ne vire à l’instrumental virevoltant, les guitares dessinant des arabesques psyché. On croit à ce moment-là que tout va s’arrêter, mais non, et c’est un break lancinant, pachydermique, sur lequel le chanteur reprend le premier rôle, qui clôt les débats. Chacune des quatre compos qui composent l’album se révèle ainsi être une pépite d’inventivité tout en donnant à l’ensemble une cohérence « doomesque ». Dans le deuxième morceau « The Beast Must Die », la musique monte, s’enfle progressivement, entêtante, ponctuée par les hurlements d’une bête monstrueuse et se déploie autour d’un beat quasi métronomique. Avec « Out o’ soul » nous avons droit à un moment de répit avec une ballade électrique sur laquelle la voix, dans laquelle perce la désillusion, prend la première place. Quatrième titre « Muddy love Blues », et nouveau paysage : arrivée d’une pluie persistante et lente prise de possession de l’espace sonore par un mur de cornemuses. Comme si l’armée ennemie se profilait sur le champ de bataille. Il n’est que temps pour la batterie de s’affoler tandis que le hurleur de service se propulse à l’avant. Pendant ce temps les guitares se font de plus en plus lourdes et les guerriers du combo s’enfoncent irrémédiablement dans la boue. C’est au tour des cornemuses, qui ont été le fil rouge de ce morceau, d’avoir le dernier mot.
En résumé, tout nouveau venu qu’il soit sur la scène doom, TBDLB possède tout le talent et les arguments pour s’installer et durer, permettant une fois de plus (dira-t-on « éternellement » ?) à ce genre musical de renaître de ses cendres. J’ajoute pour info que le groupe vient de publier un deuxième et nouvel album Blood for the Bloodking, chez Emanes metal Records.

0 Commentaire

1 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire