The Age of the Saucers

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15/20
Nom du groupe Hollywood Burns
Nom de l'album The Age of the Saucers
Type Album
Date de parution 12 Novembre 2021
Labels Blood Music
Style MusicalElectro Industriel
Membres possèdant cet album0

Tracklist

1.
 Once Upon a Time (in Hell)
 
2.
 The Age of the Saucers
 
3.
 Abomination from Planet X
 
4.
 A Moment of Bliss
 
5.
 Saturday Night Screamer
 
6.
 Fallen Haven
 
7.
 Silent Fortress
 
8.
 Fear in the Eyes of the Tyrant
 
9.
 Skylords
 
10.
 The Heist of Area 51
 

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Hollywood Burns


Chronique @ Eternalis

25 Janvier 2026

On trouve ici un équilibre assez remarquable entre la synthwave pure [...] le coté metal et le concept SF

Comme à toutes les époques, dès qu’un nouveau courant musical émerge et que certains artistes se veulent précurseurs, une multitude de nouveaux artistes sortent du terrier et tentent de trouver une place au soleil.
Sans que cela soit péjoratif, il faut remettre en contexte qu’un courant porteur et vecteur de succès inspire indéniablement ses pairs et qu’il est donc logique, voir salvateur, de voir que de nombreux musiciens tentent derrière de s’approprier la recette, de la réinventer et ainsi se créer une personnalité.
C’est vrai de tout temps et c’est très bien ainsi.

Si le metal semble avoir déjà accroché de nombreuses lettres de noblesse à son palmarès, ces dernières années ont donné naissance à un genre hybride, musicalement éloigné du metal mais paradoxalement adoré majoritairement par son public, voir interprété par ce dernier. Vous n’aurez pas échappé que nous parlons ici de la synthwave (ou darkwave, ou darksynth, on aime les étiquettes). Carpenter Brut a tout emporté sur son passage (Cocorico) et il faut bien admettre que, dans le sillage ensuite de Perturbator ou encore Gost (trois artistes bien différents musicalement, conceptuellement également), des dizaines de nouveaux projets ont afflué en quelques mois. A cela s’ajoute un obscurantisme certain sur l’identité de certains, la possibilité d’une musique majoritairement studio, quasi intégralement électronique, permettant à beaucoup de one man band de sortir de terre sans pour autant monter un véritable groupe et devoir assurer des concerts. L’imagerie est forte et on pourrait citer au hasard Dance with the Dead, Dan Terminus ou We Are Magonia mais ils sont tellement nombreux qu’être exhaustif devient complexe.

Le sujet ici est Hollywood Burns, projet français (encore un) d’Emeric Levardon, s’inspirant très clairement de la vieille SF, de sonorités retro mais intégrant une certain idée rock, avec des synthés pensés comme des riffs, de véritables parties de batterie (on est pas dans le pur électro comme Dan Terminus par exemple) et des mélodies plus que thèmes récurrents. Là où un Gost s’inspire ouvertement du black metal ou qu’un Carpenter Brut flirte avec le heavy, Hollywood Burns a un petit côté death mélodique (petit côté, entendons-nous bien, nous ne sommes ni avec Children of Bodom, ni avec In Flames ou Dark Tranquillity).
"Invaders" avait déjà fait son petit effet pour un premier disque et "The Age of the Saucers" s’inscrit comme une suite thématique logique, continuant le concept d’envahisseur spatial de son prédécesseur (peut-être Ziltoid n’est-il pas loin ?). A l’instar du premier album, l’intro de l’album est une pure introduction de film (“Once Upon a Time (in Hell)”) qui nous plonge quelque part entre Danny Elfman (Mars Attack, évidemment) et les séries TV des années 80. The Age of the Saucers prend le parti de lancer les hostilités dans une vibe proche de Carpenter Brut, agrémenté de nombreux chœurs (synthétiques) et d’une ambiance grandiloquente qu’on ne retrouve finalement que très peu dans le style. La musique délaisse l’aspect purement froid pour aller puiser dans une chaleur presque symphonique, avec des passages au piano un brin baroque. “Abomination from Planet X” poursuit sur une lancée plus massive, plus lourde et le côté metallique et live qui pourrait en découler paraît évident. Les lignes de synthés sonnent comme une basse, la batterie imprime un rythme très martiale (ces patterns avec de la double pédale) et on décelle des idées de riffs propre à tout écraser en concert (le solo de fin).

On trouve ici un équilibre assez remarquable entre la synthwave pure, ce qui accroche tant le public metal dans sa démarche et un concept qui sied parfaitement au genre. Entre les moments de pure adrénaline comme “Saturday Night Screamer”, les moments en suspension de “Silent Fortress” ou “A Moment in Bliss”, le seul morceau chanté “Skylords” et son style très 80s / AOR ou la parfaite conclusion “The Heist of Area 51” qui aurait clairement pu figurer sur un disque de Carpenter Brut, Hollywood Burns marque des points avec ce second disque.
On pourra toujours reprocher une grande similarité dans les nombreux sorties actuelles, des thèmes rythmiques et une approche sonore trop proche entre les uns et les autres et peut-être un si grand vivier de “outsiders” qu’on revient malgré tout aux “gros” de la scène. Car “The Age of the Saucers” a tout d’un grand, mais il est vrai qu’on se retournera plus facilement vers un Carpenter Brut ou un Perturbator au moment de sortir un disque, car plus personnel, plus massif, plus unique en fait. Ce n’est pas encore le cas pour ce second disque, mais un excellent galon d’essai qu’il faut saluer.

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