Tales of Ancient Prophecies

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16/20
Nom du groupe Twilight Force
Nom de l'album Tales of Ancient Prophecies
Type Album
Date de parution 06 Juin 2014
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album37

Tracklist

1. Enchanted Dragon of Wisdom 04:43
2. The Power of the Ancient Force 05:03
3. Twilight Horizon 04:59
4. The Summoning 00:43
5. Whispering Winds 00:51
6. Fall of the Eternal Winter 04:54
7. Forest of Destiny 04:06
8. In the Mighty Hall of the Fire King 00:55
9. Made of Steel 04:46
10. Sword of Magic Steel 01:05
11. Gates of Glory 03:55
Bonustrack (Japanese Release)
12. Eagle Fly Free (Helloween Cover)
Total playing time 36:00

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Twilight Force


Chronique @ dark_omens

12 Juin 2014

Twilight Force ne parviendra pas à s'emparer de la couronne avec un album aussi académique et sans âme...

Oyez, oyez, gentes dames et preux messires, le roi est à l'agonie s'écrièrent les crieurs après que le dernier album des ultramontains de Rhapsody Of Fire, Dark Wing of Steel, ne plongea les instances du royaume Power Metal mélodico-symphonique dans les affres d'un tourment sans précédent. Dans ce climat trouble les plus fervents fidèles du souverain se mirent alors à scruter avec convoitise le trône et le pouvoir. Enfin du moins ceux vaillants et présents car à dire vrai, exception faite du souverain Turilli et de sa cour régnant sur son propre domaine, ce fut plutôt le silence assourdissant qui entoura le malade. Un mutisme gênant pour ne pas dire inquiétant. Dragonland et Fairyland étant occupé en d'autres contrés, Pathfinder n'étant pas parvenu à conquérir son territoire avec une seconde offensive pas nécessairement meilleure que sa première et lui aussi ne pouvant donc pas prétendre au mandat divin, les rumeurs allèrent bon train sur un éventuel successeur. Holy Knight? Malgré une bataille où il avait bravé l'ennemi avec un courage admirable, l'assaut avait été vain laissant le héros seul dans ses quartiers sombres et insalubres. Skylark et ses piètres attaques? Non, certainement pas. Qui alors pour ne serait-ce que prétendre à cette succession? Magica? Vision Of Atlantis? Ancient Bards? Magik Kingdom? Wildpath? Sans démériter aucunement, du moins pour certains, ces groupes semblaient ne pas encore avoir la prestance ou le charisme suffisant pour imposer leur décision sur cette vaste monarchie.

Les représentants du duché de Falun, perdu au cœur de ces terres glaciales suédoises, bien décidé à jouer un rôle diplomatique dans cette passation d'arme, s'étaient donc empressés de dépêcher un messager porteur d'une missive dont l'objectif était d'appuyer la candidature de son noble Twilight Force, qui avec un premier fait d'arme baptisée Tales of Ancient Prophecies, étaient à même de briguer le siège et la tiare. Du moins le pensaient-ils...

Afin de donner matière à approuver cette requête remémorons-nous cette sanglante offensive qui valut quelques félicités au quintette du comté de Dalécarlie.

Au-delà des sempiternelles inspirations italiennes, de la grandiloquence grandiloquente défendue à coup de chœurs solennelles, des myriades de doubles-croches jouées prestement sur des doubles grosses-caisses en des rythmes effrénés, des claviers omniprésents, de l'immuable pochette draconesque et de l'ambiance, forcément, épique revêtues par ce disque, on peut contempler aussi quelques accents nordiques qui ne sont pas sans nous rappeler Hammerfall ou, bien évidemment, Stratovarius. Les accointances avec le groupe d'Oscar Dronjak étant essentiellement mises en exergue par les similitudes que partagent les voix de Joacim Cans et de Christian Hedgren.

Autant dire donc que ce manifeste, en dehors de quelques stigmates scandinaves bienvenus, est perclus d'un conformisme assez gênant. Tant et si bien d'ailleurs qu'il devient alors très difficile pour l'auditeur un tant soit peu aguerris de s'enthousiasmer pour une telle débauche stérile qui dès les prémices d'un épuisant Enchanted Dragon Of Wisdom nous assomme. The Power of the Ancient Force et Twilight Force ne parviendront pas davantage à nous combler. Pire encore ces morceaux jouent avec nos sens laissant poindre un ennui se rapprochant dangereusement...dangereusement...

Avec la ballade Made of Steel le désastre est proche. La défaite s'annonce cuisante. Cette chanson, encore plus convenu et ordinaire que le reste des titres présents ici, n'est qu'une relecture poussive mille fois entendue.

N'y a-t-il donc ici aucune raison de nourrir quelques espoirs?

Gate of Glory et ces quelques voix plus rugueuses, qui ne seront pas sans nous rappeler celles de Piet Sielck d'ailleurs, Fall Of The Eternal Winter ou Forest of Destiny aux refrains plutôt sympathiques, pourront sans doute en entretenir quelques infimes avant que notre bienveillance ne s'éteigne définitivement.

La durée relativement courte de cet opus, puisque hormis 4 intermèdes instrumentaux l'ensemble n'excédera pas les 34 minutes, sera aussi un motif de satisfaction et un atout indéniable.

Fort d'un Tales of Ancient Prophecies aussi académique et sans âme, Twilight Force ne parviendra donc pas à s'emparer de la couronne.

14 Commentaires

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Deloth - 22 Juillet 2014: Je suis en train d'écouter sur internet l'album en entier, et comme LeLoupArctique, je suis en train de passer un agréable moment. Alors oui, on va tous être d'accord sur le faite que ça n'invente absolument rien du tout. Mais c'est très bien fait, l'interprétation est parfaite. Les mélodies font mouches, même si elles sont convenues. Par contre moi j'aime bien les 36 minutes, parce que ont risques pas de s'ennuyer en faite. ^^ Bref, une bonne chronique Dark_Omens, argumenté comme il se doit. On va dire que la différence d'appréciation est purement subjectif !
 
Evroul - 30 Novembre 2014: Personnellement j'ai adoré! Etant un fan frustré de Rhapsody depuis se qu'ils font depuis quelques années, et c'est dans les groupes comme Twilight Force que je retrouve ce que j'ai perdu chez Rhapsody! :)
Andreas_Hansen - 03 Janvier 2015: Album extrêmement fade et sans âme, sur des sujets aussi basiques que les "dragons", "épopées" et autres histoires épiques. Je suis tout à fait d'accord avec ta chronique.
dark_omens - 20 Mars 2015: Désolé de te contredire à mon tour mais quand je dis "qui ne seront pas sans nous rappeler Piet Sielck" ça ne signifie aucunement que c'est Piet Sielck qui chante mais que les voix rugueuses que l'on peut entendre ici sont proches de celle de Piet. C'est une nuance certes ténue mais j'y tiens.

Ensuite, tu fais bien de me rappeler que le premier Keeper ne faisait que 36 minutes. Cela dit, sans vouloir t'offenser, je pense qu'il est de mon devoir te rappeler qu'il y avait dans ce disque du génie. Un génie dont on ne trouve aucune trace ici. Et je trouve même que comparer les deux est assez audacieux...
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Chronique @ LeLoupArctique

10 Fevrier 2015

Erreur, ce n'était que le bouffon du roi

Alors comme ça il y a du rififi dans le royaume du power metal melodico-symphonique ? Il est vrai que le grand seigneur local du nom de Rhapsody of Fire s'est montré bien épuisé lors de ses dernières apparitions, et qui si les prétendants sont nombreux, aucun ne s'est réellement démarqué. On a bien tenté d'énumérer les possibles successeurs mais soit personne ne les a vu depuis quelques temps, soit ils sont bien trop jeunes et immatures pour s'occuper de telles responsabilités. Lorsque Twilight Force a débarqué en ces terres enchantées et tumultueuses, on a cru, de loin, qu'il s'agissait d'un prétendant de plus à la couronne. Erreur, ce n'était que le bouffon du roi, arrivé en retard, comme d'habitude.
Laissons donc entrer la troupe suédoise dans nos fortifications, afin de voir ce qu'ils ont à nous proposer. L'art de bouffons n'est pas celui des seigneurs ; ils ne se battent pas dans le but de remporter des victoires militaires et d'agrandir leur royaume, mais pour amuser, se moquer, singer, tout en se faisant plaisir. Il n'y a pas de sot métier. On se souvient de la troupe Gloryhammer, qui était passé il y a pas si longtemps, pour nous raconter les Contes du Royaume de Fife, royaume imaginaire où l'on se moquait allègrement du royaume du power metal en reprenant ses codes pour créer une musique pas parfaite mais bien poilante. La quête de Twilight Force semble aller un peu dans le même sens, puisque ce que les suédois nous proposent à travers les Contes des Anciennes Prophéties n'est autre qu'une caricature sérieuse du power metal dont l'objectif est simplement de se faire plaisir en usant à l'extrême les codes du genre.

La prestation des saltimbanques se déroulera comme le veut la coutume pendant le déjeuner seigneurial, et durera trente-six minutes, le tout composé de sept morceaux et quatre interludes. Les bouffons ont intérêt à être bons, le souverain n'a pas la digestion facile ces temps-ci. Afin de ne pas risquer de repartir la tête sur une pique, la troupe suédoise prend le parti d'impressionner dès les premières mesures en balançant toute sa technique et sa puissance. En résulte un Enchanted Dragon of Wisdom bardé de mélodies symphoniques hyper entraînantes, de chœurs épiques et de vocaux suraigus. Effectivement, tout le monde se rendra compte dès le premier morceau que Twilight Force ne cherche pas vraiment l'originalité, mais en tout cas, pour ce qui est d'appliquer les recettes typiques du power metal, les suédois se débrouillent plutôt bien.

Le souverain verra ainsi défiler devant lui son lot de speederies, dans un esprit médiéval avec Forest of Destiny, guerrier avec Fall of the Eternal Winter, ou encore médiéval et guerrier avec Twilight Horizon. Les musiciens sont compétents et doués, et les compositions respectent à la lettre toutes les obligations du style. Évidemment on pensera à Helloween à l'époque des Keepers, à Hammerfall qu'elle que soit l'époque, ou encore à Rhapsody, qu'il soit "of Fire" ou pas. Les riffs sont toujours bien carrés, et le batteur martèle aisément ses fûts sans se poser de questions. Les claviers sont bien présents, comme le requiert le cahier des charges, et se font même un poil envahissants. Le chanteur Christian Hedgren (ou Eriksson, c'est selon) se complaît dans un chant puissant et aérien, comme un croisement de Michael Kiske, Ralf Scheepers et Joacim Cans. S'il reste toujours juste, sa tendance à abuser des aigus est assez vite agaçante. Cela donne des refrains vraiment trop criards, comme sur Twilight Horizon ou Fall of the Eternal Winter. Heureusement que la production sauve en partie la performance, avec un son très clair et propre, à l'exception de la basse, noyée sous le flot de mélodies.

Quelques ombres de plus viendront ternir le spectacle que donne la troupe suédoise, à l'image de la power ballade Made of Steel, dont l'aspect kitsch est certes voulu et assumé, mais toujours ridicule. Les divers interludes ne sont pas non plus indispensables ; deux d'entre eux laissent la place à une étrange voix qui doit appartenir à un shaman/charlatan bourré. On comprend bien le rôle des bouffons d'amuser le roi, mais ces entractes ne sont plus amusantes après plusieurs écoutes, et sont trop nombreuses par rapport à la faible durée de l'album. À ce propos, avec une prestation aussi courte les suédois prennent le pari d'un meilleur impact et de ne conserver que le meilleur. L'intention est louable, sauf qu'on sait que ce n'est pas le meilleur, la reprise d'Eagle Fly Free (sur la version japonaise) étant bien plus agréable que la ballade Made of Steel. Et puis 36 minutes ça fait quand même cher le kilo de musique, il ne faut pas oublier qu'il y a des gens qui achètent vos albums !

Si le seigneur n'a pas applaudi des deux mains la prestation de la troupe suédoise, il ne s'est pas non plus endormi, ni n'a ordonné de les mettre aux fers, ce qui est déjà une bonne chose. Pas si mal donc mais si le ridicule et la niaiserie (de la musique comme des paroles) peuvent être assumés, ils ne doivent pas servir d'excuse pour produire un power metal à peine bon. La prochaine fois il faudra obligatoirement redoubler d'inventivité pour ne pas finir dans les cachots du power metal ; la légende dit qu'ils sont infestés de rats. Brrrrr !

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