Tales from Nobelium

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14/20
Nom du groupe Nobelium
Nom de l'album Tales from Nobelium
Type EP
Date de parution 14 Décembre 2009
Style MusicalHeavy Progressif
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. Midnight Sin
2. Lead Your Steps Back
3. Fire Child
4. Nobelium (Tales from Nobelium Part 1)

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Nobelium


Chronique @ Mabuda

21 Mai 2011

Un premier jet très prometteur !

Voici donc ma chronique de "Tales from Nobelium" du groupe de Rock Progressif Nobelium qui vient d'Avignon. Il s'agit de leur premier EP 4 titres auto-produit.

Sur ce premier CD la musique du groupe prend ses racines dans le Hard rock des années 70 et 80 avec des ajouts de passages baroques, arabisants, funky ou autres, touche d'originalité qui semble être un des leitmotivs du groupe : la diversité sur une base assez Heavy. Les morceaux sont donc assez éclectiques et répondront aux attentes de beaucoup de personnes en dehors des amateurs de musiques extrêmes.

Le disque a été enregistré par leurs soins dans leur home studio avec l'aide de Jean Luc Amiel, ce qui donne un son qui sort de toutes les tendances actuelles (c'est à dire, son très compressé, guitare à l'égalisation creusée etc.). Le rendu est très vintage et personnel ce qui a l'avantage de donner un peu d'air frais dans une période ou ma sensation est que tout le monde cherche à avoir les mêmes sonorités. L'inconvénient est que l'on trouve un certain manque d'aigus qui occasionne parfois des flous dans la musique. C'est dommage car le cd mériterait vraiment plus de clarté.

Au niveau de l'écriture, le groupe laisse percevoir un style qui, a mon avis, est à ses débuts...et c'est pourtant déjà très bon ! On sent émerger chez ce groupe une alliance entre l'efficacité de bons riffs catchy à des passages instrumentaux évolués mais qui ne tombent jamais dans le cliché progressif, c'est à dire, avec des mises en place complexes mais parfois inutiles. Ici, tout est justifié. Le style demande, de plus, une certaine technique instrumentale ce qui permet toujours de surprendre l'auditeur.

D'ailleurs, puisque l'on parle de technique, le groupe n'en manque pas. Le jeu de batterie de Darius Soltani est très rock et évolué à la fois, assez varié avec certains doigtés plutôt complexes. Les trois guitaristes ont chacun leur style et apportent tous leur pierre à l'édifice. Le jeu de Adrien Guingal est très shred, celui de Espinas Nicolas ferait penser à Santana ou Gilmour et celui de Djouadou Adrien et quelque part entre les deux. La basse de Fabre Benjamin est présente quand il faut et toujours efficace. Le synthé de Lucien Craviatto, quant à lui, propose des solos rapides ainsi que des interludes classiques très maitrisées. Le point qui, à mon avis donnera des divergences d'opinions est le chant de Djouadou Adrien. Son timbre est particulier et personnel, loin des clichés Heavy. En revanche il ne plaira pas à tout le monde. Moi, je l'apprécie beaucoup. Je reprocherais parfois certain flottements au niveau de la tourne. Le groupe a enregistré son album en jouant Live, je salue donc tout de même l'honnêteté de la démarche (et, pour les avoir déjà vu, c'est du très bon en live).

Le disque s'ouvre avec un orage, de la pluie et des voix inquiétantes qui amènent vers un synthétiseur très solennel. Et là, sans que personne s'y attende, la batterie commence des roulements rapides pour aller vers le riff du morceau, efficace et catchy à mort. On ne peut s'empêcher d'headbanger légèrement avec un petit sourire. L'album s'enchaine, les solos font mal et le tout est bien amené ! Le chant est efficace, avec un beau timbre, et le tout sonne très rock 70/80 avec des structures assez alambiquées. A la fin de "Lead Your Steps Back", je dénote tout de même des ambiances similaires et donc légèrement redondantes. Rien de gênant mais j’attends tout de même un peu de changement. "Fire Child" apporte alors sa touche d'originalité avec ses ambiances très arabisantes et son solo de piano classique. Honnêtement, c'est le dernier morceau, "Nobelium", qui est réellement un coup de maitre et qui impose le style du groupe. On voit déjà des changements de métrique dans les mesures. Le chant et très rock et rappé à la fois et les chœurs viennent appuyer des paroles qui ont l'air de tenir à cœur à Adrien D. Les passages instrumentaux complexes mêlant, baroque, funk, questions/réponses qui suivent très bien la ligne directrice musicale sont de mise ! On voyage vraiment à travers la cité de Nobelium. Les solos tout deux fantastiques, un à la Pink Floyd et un solo à deux qui est une véritable arme de destruction massive très baroque (du vrai, pas du néoclassique). Ce qui est vraiment bien, c'est le fait que les morceaux soient des toiles où un grand nombre de couleurs s'invitent pour surprendre l'auditeur à chaque seconde qui passe. Le tout est vraiment varié.

Mon avis final au niveau des morceaux tend à dire que le groupe dévoile vraiment qui il est avec ce dernier morceau. Les trois autres sont bons mais le titre "Nobelium" est vraiment marquant. On reste donc un peu sur notre faim. J'attends donc avec impatience leur prochain CD "Empty Spaces of Discord" pour voir vers où ils sont allé. Je tiens de source sûre que c'est vers le style qu'a dévoilé le morceau "Nobelium".

Welcome in the city called Nobelium !

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