Tales est un peu le disque improbable a trouver dans notre beau pays. Généralement les disque de Stoner (surtout quand il s’agit du premier album du groupe), ont du mal a traverser l’océan. Bref tout ça pour dire que ce disque est une vraie tuerie et qu’il faut vous le procurer par tous les moyens.
Signé sur le légendaire label Small
Stone Records (dont le chanteur est le webmaster mais ça n’enlève rien au talent du bonhomme), le groupe nous offre une cinq titres de prêt d’une heure. Mais croyez moi cette heure nous ne la sentirez même pas passer tant l’écriture du groupe est fluide. La balance basse/batterie/guitare est parfaite. En fond une basse ronflante et groovie a souhait, en soutient une batterie sobre qui envoie mais tout en retenu et la guitare elle déchire l’épais fond sonore pour nous asséner des riffs magistraux.
Nous pourrons facilement passer sur les deux premiers titres qui sont bien trop courts pour que l’on apprécie leur profondeur. Car ce que l’on aime dans ce genre de disque ceux sont les titres comme « Dimensionnal orbiter ». 23 minutes ou notre esprit part en vrille pour n’atterrir qu’à la dernière note. Si ça ne tenait qu’a moi je me passerais ce titre en boucle. A chaque nouvelle écoute se révèle un nouvel élément, quelque chose que nous n’avions pas entendu avant. Le passage instrumental du milieu (enfin les 15 minutes sans chant), est admirable d’intensité et de groove. L’esprit de
Kyuss et de
Black Sabbath plane tout au long du trip et que c’est bon.
Pas de plagiat, non non aucun plagiat vraiment, juste un trip musical orchestré par trois zicos de qualité. Auparavant nous avions eu droit à « Sleeping
Heathen » qui nous avait mis en jambe. Le titre est lui aussi bien long mais il se montre plus incisif et plus direct, moins d’éther et plus de rock. La gradation est plutôt bonne dans l’envolé psychédélique. Dommage que nous ne finissions pas avec « Dimensionnal orbiter », mais bon. L’album se termine quand même avec une grande classe, en atteste « Opiate Blues ». Qui dit blues, dit harmonica. Que cet harmonica est utilisé avec talent. Vibrant, poignant il étrille l’âme. Le riff est lourd a souhait et cet satané instrument é vent vient finir le travail de sape du trio magique. Un chef d’ouvre que Ozzy est ses anciens potes auraient pu pondre en l’ancien temps.
La production est typique Stoner avec un son ultra lourd et surtout une basse magnifiquement mis en musique.
Plus que la guitare encore. Pourtant cette guitare résonne a travers les leads et des soli admirables mais elle en serait rien sans son support rythmique.
En plus d’être un bon guitariste, Joey Toscano est un super chanteur. Si je devais faire un rapprochement ça serait avec Pepper Keenan. Dans un tonalité proche mais plus cool forcément car le musique ne coure par comme celle de
Corrosion Of Conformity. Bref une pierre de plus à l’édifice ce Iota.
Un disque vraiment appréciable et qui pourrait plaire a énormément de personnes pour peu que vous arriviez à vous le procurer. Si un jour le groupe passe par chez nous j’y cours sans hésiter un seul instant. Bien meilleur que la moyenne des production actuelle, il faut véritablement saluer la performance du groupe…
Réussir à faire tourner un morceau de 22 mn sans qu'il ne soit "chiant" ou répétitif peux de groupes oseraient relever un tel défit. Pourtant, Iota vient de le faire & avec une maestria qui force le respect !!!
Voilà un album qui met en apétit pour la suite; à quand le deuxième album ???
Ce disque m'a soufflé à sa sortie. La basse est énorme. Et pourtant, je ne suis pas un hyper fan de stoner ou de doom. Pas fan non plus des albums longs mais là ça passe trés bien. A découvrir absolument.
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