Symposium

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Nom du groupe Stigmatic Chorus
Nom de l'album Symposium
Type Album
Date de parution 03 Septembre 2010
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1.
 Intro / Gloria Victoria
 
2.
 Stalingrad
 
3.
 Indulgentsia (Dengi Boga) (Indulgence - Money of God)
 
4.
 Viy
 
5.
 Vavilonskaya Bashnya (Babylon Tower)
 
6.
 Eretik (The Heretic)
 
7.
 Podium Zla (Podium of Evil)
 
8.
 Hor Stigmatikov (Stigmatic Chorus)
 
9.
 Antihrist (Aria Cover)
 

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Stigmatic Chorus


Chronique @ Matai

08 Décembre 2011

Malgré ses influences évidentes, Stigmatic Chorus s'impose...

Stigmatic Chorus fait partie des groupes de black symphonique russe les plus vieux, en dénote sa fondation en 1998. Pourtant, le quintette n'aura pas profiter de son ancienneté pour sortir un certain lot d'albums, le premier étant un split cd avec Antaios en 2000 avant de se lancer pour de bons et nous offrir un « Autodafe » de neuf titres.

La réputation des moskovites se sera vite forgée internationalement parlant par une certaine ressemblance avec des formations typiques du genre, notamment Dimmu Borgir, Old Man's Child ou Cradle Of Filth, profitant de la montée en puissance de ces « célébrités » pour officier dans un style des plus proches. Sauf que pour éviter les rapprochements incessants, qui restent cependant fondés, Stigmatic Chorus a décidé de se concentrer sur la qualité et non le rendement, souffrant dans le même temps de départs récurrents de membres tels que des bassistes ou des batteurs en priorité. Le rendement n'est donc pas forcément là, mais les Russes savent tout de même profiter du temps passé en studio pour peaufiner ses compositions et les rendre aussi pro que possible. Cela donnera donc naissance à « Symposium » en 2010, signé chez Grailight Productions.

Cette sortie marque le dixième anniversaire du début officiel de la carrière de Stigmatic Chorus (2000). Il était donc important pour les moskovites de faire un album digne de ce nom, n'hésitant pas à avoir recours à des guest russes pour donner plus de poids à l'oeuvre en question. Ainsi, Natalie Kempin (Arcane Grail) et Demether Grail (Arcane Grail, Skylord, fondateur de Grailight Productions) viennent prêter leur voix sur quelques morceaux tandis que l'enregistrement et le mastering ont été effectués par Igor “KIV” Korolyov, que l'on retrouve aussi à la guitare, aux côtés de Belf, aussi présent chez Izomoroz.

Alors qu'est-ce donc Stigmatic Chorus : des mélodies sombres, un chant russe, des parties furieuses typiques, quelques atmosphères gothiques et des arrangements symphoniques de qualité. Mais ce qui frappera le plus hormis ces caractéristiques, ce sont les similitudes aussi bien musicales qu'esthétiques avec Dimmu Borgir et Cradle of Filth. D'une part, on reconnaîtra un chant crié à la Shagrath ainsi que sa façon de « parler » dans les très graves, des mélodies caractéristiques au piano avec ce côté sombre et sa symphonie, une pochette version colorée d' « In Sorte Diaboli » avec son personnage cornu au milieu. D'autre part, les ambiances pourront rappeler les Anglais ainsi que l'introduction « Gloria Victoria » au violon, ainsi qu'un certain arrière plan gothique et une voix très aiguë et stridente par moments, comme sait le faire Dani.

Vous l'aurez donc compris : niveau originalité, ce n'est pas vraiment ça, et Stigmatic Chorus ne fait pas fi de ses influences pour autant. Il les assume ! Ce qui peut faire partie des forces des Russes. Heureusement, ils ne se contentent pas de faire une pâle copie, leur album « Symposium » (rappelant une nouvelle fois Dimmu Borgir sur « Puritanical Euphoric Misanthropia ») détient tout de même un petit quelque chose nous permettant de ne pas nous morfondre sur les prétendues inspirations et son écoute ne reste donc pas désagréable pour autant, et pour cause : le quintette arrive à arranger ses morceaux de la bonne façon, en intégrant des passages forts qui nous permettront de différencier chaque chanson. Ainsi, « Stalingrad » nous gratifiera d'excellentes lignes de batterie, de cris à la Dani, de guitares et de symphonies en fusion, et d'un final avec cette mélodie entêtante et ces choeurs. « Indulgence – Money of God » rappellera les Norvégiens du début à la fin, mais avec une petite patte russe en plus au sein de cet aspect sombre et agressif. De plus, « Babylon Tower » se montrera très impérial avec l'arrivée de ces cuivres inquisiteurs, ce rythme saccadé et ces riffs bien placés. Enfin « The Heretic » se veut plus aventurier avec son violon en fil conducteur, mais de nouveau, on ne peut que penser à Dimmu Borgir, on croirait entendre « Kings of Carnival Creation » avec des modifications d'instruments et de vitesse (en fait, les violons remplacent les riffs...).

N'oublions pas que Stigmatic Chorus a fait appel à des guests, guests que nous retrouvons sur « Viy » : Natalie Kempin pose sa voix lyrique sur ce qu'on pourrait appeler le refrain avec que la mélodie principale est majoritairement jouée par un violon. Le résultat est quelque peu linéaire étant donné que ce refrain est répété inlassablement et il est clair que les six minutes peuvent être bien longues ! Mais l'arrivée de Demether Grail sur « Podium of Evil » et « Stigmatic Chorus » au chant se veut imposante, au sein d'un black symphonique majestueux où les arrangements orchestraux jouent un grand rôle, même si les cloches et les riffs arrivent à tirer leur épingle du jeu.

Les Russes poussent le bouchon un peu loin en ce qui concerne les inspirations, mais c'est un fait ils le font bien et la qualité des compositions et de la production est indéniable. Il serait peut-être bon que le groupe prenne plus de risque et se mette à se détacher de ses principales influences, tout en imposant une force et en gardant cet esprit impérial, puissant et entêtant.

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beon - 10 Décembre 2011: Merci pour cette très bonne chronique, j'ai vraiment envie d'aller écouter ça!!!
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