Les symphonies d’acier. Le titre ne ment pas, nous avons ici une ode au heavy metal et les paroles de «
Metal detectors » ont de quoi faire pâlir d’envie Joey (épilation) De Maio.
Pour ce premier album, le groupe ricain a été signé par le label français Black
Dragon Records, label qui doit arracher quelques pensées nostalgiques aux heavy quinquagénaires (
Manilla Road,
Liege Lord,
Steel Vengeance). Avec notamment, c’est le cas ici, les fameuses illustrations de feu Eric Larnoy.
La prod’ de Curt Breeze est satisfaisante. Elle permet de profiter des jolies lignes de basse de Jimmy Gardner, clairement un plus de ce disque. Sans se hisser au niveau des maitres du genre, les duels de la paire de bretteurs Ed LaVolpe et Kevin Kennedy méritent mes félicitations.
Enfin, le chanteur Lennie Rizzo offre une prestation convaincante, alternant chant medium et montées dans les aigus maitrisées. Il est particulièrement en forme sur « World war III ». Sauf que ce n’est pas lui qui interprète ce titre mais Armando Diaz. Il est également crédité sur trois autres morceaux. C’est donc bien ici à deux chanteurs que nous avons affaire et non pas à un seul. Voilà qui est pour le moins surprenant sachant qu’il n’apparaît pas sur la photo au dos de la pochette et qu’il faut lire attentivement le nom indiqué sous les lyrics de chaque titre pour remarquer sa présence. D’où sort ce mec, aucune idée, je n’ai pas trouvé la moindre trace de lui sur le net. Un fantôme. Perso, je n’entends pas une énorme différence entre les deux vocalistes.
La zique est la plupart du temps de bonne facture (mention spéciale à l’excellent « Run for tomorrow », «
Metal detectors », « X termination », «
Exxplorer », et la très jolie power ballad « World war III » à laquelle l’adjectif épique colle plutôt bien, avec son accélération vers les deux minutes rondement menée et son solo juste impeccable).
Les amateurs du premier
Heir Apparent ou des early
Fates Warning devraient donc trouver leur petit moment de plaisir (solitaire) avec cet album. Maintenant, quand je lis parfois sur le net que ce skeud est un all time classic digne des « Number Of
The Beast », « Defenders Of The
Faith » ou autre « Open The
Gates », permettez moi d’être circonspect. La modération est le trésor du sage.
Le groupe n’a par exemple pas réussi à passer le cap de la longue pièce épique inoubliable placée en début de face B (« Objection overruled »). Il est également incompréhensible qu’après une entame efficace de la face A au son de « City streets », l’instrumental au piano qui déboule derrière casse ainsi la dynamique. Il est signé par une certaine Jennifer Sakowski qui aurait mieux fait d’avoir piscine ce jour là.
C'est un papier particulièrement juste dans la description et l'appréciation que je ressens a l'écoute de ce vinyle.
Pas un grand disque, mais une belle tranche typique de cette année là effectuée par des musiciens de qualité.
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