Sweet Oblivion est typiquement le genre d'album à côté duquel on peut facilement passer à coté sans y prendre garde. Ce serait dommage car ce nouveau projet
Power Progressif qui n'en est qu'à sa première galette est particulièrement réussi.
Monté à l'initiative du label Frontiers Records, il est issu de la réunion de musiciens par ailleurs expérimentés: deux
DGM, à savoir le guitariste Simone Mularoni (Lione/Conti,
Lalu) également à la basse et le claviériste Emanuele Casali (ex-
Empyrios, Novera,
Astra ),
Geoff Tate (
Operation Mindcrime, et ex-Queensryche) au chant, et Paolo Caridi (
Hollow Haze, ex-
Killing Touch) à la batterie. En effet, car même si ce premier jet au titre éponyme évolue dans un registre majoritairement en mid-tempo et très proche du Queensryche des années 80, il a le mérite de proposer dix splendides chansons de haut niveau!
Servi par une excellente production signée Simone Mularoni et convenant parfaitement au registre du groupe, l'opus bénéficiera d'un son résolument équilibré puissant et Heavy mis en valeur par des guitares puissantes et racées, merveilleusement soutenues par des lignes de chant à la fois puissantes et mélodieuses de
Geoff Tate, qui vocalement du haut de ses 60 ans assure sur la quasi-totalité de l'opus.
Au-delà de ses influences évidentes, le combo nous offrira plusieurs morceaux où les guitares soutenues de claviers se tailleront la part du lion, à commencer par la doublette "
True Colors", l'éponyme dont l'air fait étrangement penser au "I Don’t Believe In Love" de l'album
Operation Mindcrime de Queensryche, et l'éloquent "A Recess from
My Fate". Trois morceaux de choix constitués d'efficaces et tonitruants duels de guitares/claviers signés Mularoni/ Casali. Des subtiles nappes de claviers et piano aux sonorités progressives que nous retrouverons sur le galopant "The
Deceiver", ou sur le conclusif "Seek the Light" qui se distinguera par un magnifique pont central aux couleurs atmosphériques du plus bel effet !
Parmi les morceaux les plus inspirés et représentatifs du Queensryche de la fin des années 80, n'omettons pas "Behind Yours
Eyes" et son solo de guitare flamboyante, ainsi que les mélodieux "My Last Story" au chant modulé de
Geoff Tate, (toujours très à l'aise dans cet exercice).
Mention spéciale, pour la pochette aux douces couleurs (blanche et rose pastel) qui colle parfaitement au nom du groupe. Celle-ci ainsi que son artwork, seront à mettre à l'actif du célèbre artiste cover-designer français Stan W. Decker, connu pour son travail sur les magnifiques pochettes des groupes ,
Stryper,
Borealis, Lione/Conti,
Iron Mask et
Magic Kingdom entre autres...
Au final, rien d'absolument essentiel à l'horizon, mais des compositions solides aux mélodies léchées, un niveau d'interprétation sans faille, un son équilibré et un vocaliste de premier plan sont les atouts de ce
Sweet Oblivion, qui à coup sûr, satisfera les fans de
Geoff Tate, ainsi que tous les amateurs de
Power progressif et mélodique en général.
Merci Frozenheart pour ta chronique, qui bien écrite, donnera surment envie à beaucoup de se plonger dans ce petit bijoux. Je l'ai depuis ça sortie sous les conseil de mon revendeur aguérri. Et j'ai étais séduit dès la première écoute. Mais j'ai pensais que cette opus risqué de passer sous les radars. Mais pu maintenant! Merci ;)
Et qu'en est-il des détracteurs de Geoff, qui (peut-être à juste titre pensaient que tate était réellement finit...) ? c
(suite, souris de merde), car depuis que Monsieur ait officié à plusieurs reprises au sein d'Avantasia, force est de reconnaitre qu'il a repri du poil de la bête, notamment dans le domaine du "metal mélodique", ce qui est innespéré...Alors, rien de nouveau concerant le style musical, mais alors quelle interprétation !!!!!!! Ca dépasse le niveau "claque dans ta gueule" du dernier Queenrÿche à mon avis (très subjectif, soit). Ce mec a encore de très belles choses à dire, je pense !
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