Sweet Cerebral Destruction

Liste des groupes Metal Mélodique Azylya Sweet Cerebral Destruction
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18/20
Nom du groupe Azylya
Nom de l'album Sweet Cerebral Destruction
Type Album
Date de parution 2013
Style MusicalMetal Mélodique
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1. The Beginning 00:50
2. Incest 05:35
3. Woodscape 04:46
4. Delirius 05:33
5. Azylya 04:27
6. Within My Cell 03:18
7. Electroconvulsive 06:14
8. Death of Oedipal Love 04:43
9. Darkness Ascending 05:50
10. Rise of the Wicked (La Révolte des Fous) 05:33
Total playing time 46:49

Chronique @ xavier74

29 Mars 2013

Un premier album réussi qui peut laisser augurer d'un avenir intéressant pour ce groupe

Azylya, un groupe de nos amis belges sort son premier album « Sweet Cerebral Destruction » pour ce mois d'avril.
Azylya, c'est surtout un projet personnel de leur chanteuse Jamie-Lee Smit ; son groupe de metal mélodique parviendra-t-il à nous convaincre? La réponse après environ cinquante minutes d'écoute.

C'est deux ans après la parution de « Thanatos Insanity » que nous découvrons « Sweet Cerebral Destruction ». Un album qui reprendra tous les titres de leur premier EP dans des versions toutefois légèrement différentes ; il sera complété de cinq nouveaux titres.
« Thanatos Insanity », un EP auto-produit par le groupe se révéla déjà par sa qualité, tant par la production satisfaisante que par son originalité musicale. Nous y découvrions alors la voix de Jamie-Lee, à la fois douce et déterminée, accompagnée de grunts ; car les deux voix représentent deux personnages, donc deux rôles distincts. Ici le mélange voix claire et voix death ne se fera pas en duo mais bel et bien séparément. L'ensemble étant chanté en anglais, il nous manquait parfois les textes écrits, même si des titres comme « Incest », « Delirius » et le final éponyme du groupe nous présentaient une histoire bien sombre. Mais c'est justement cette atmosphère sombre et intime qui va nous accompagner tout le long de cette histoire d'une enfant abusée par son père.

« Sweet Cerebral Destruction » va nous conter toute cette histoire ; avec un album concept dès leur premier CD, Azylya a donc choisi une voie difficile.
Accompagnée par la label Worm Hole Death, la production est désormais excellente, tant par la qualité de son qu'avec le livret soigné qui explicite l'album. Et ce cover qui décrit si bien l'ambiance qui nous attend, une jeune fille aux yeux masqués, à l'allure à la fois dans la lumière et dans l'ombre...une cover aux influences des peintres belges et hollandais avec cette lumière qui vient illuminer le personnage ; cette lumière qui nous vient d'un côté pour mettre en valeur la pureté de cette jeune fille contraste avec une façade d'immeuble si sombre. Le ton sera définitivement donné dès l'ouverture du livret de l'album.....

Une introduction assez courte et simple nous donne le ton de l'album et dès les premières notes d'Incest, le piano nous plonge dans cette atmosphère intime où la voix feutrée de Jamie-Lee va se heurter à celle de Yohann, d'abord inquiétante, ses grunts se faisant très vite diaboliques ; la victime et son bourreau ; mais quelle efficacité pour cette histoire ! Le piano et de brefs arrangements symphoniques renforcent à merveille cette ambiance intimiste et triste, où la voix menaçante de Yohann risque de frapper n'importe quand. Et quand les guitares saturées font leur apparitions, attention, cela n'augure pas toujours un bon moment...dans cette histoire, mais en musique par contre, là, ça sonne ! Et souvent cette harmonie musicale basée sur les contrastes des deux protagonistes nous fera vivre leurs aventures sans même avoir à lire les textes ; le point fort de cette première partie arrive avec « Woodscape » où se retrouve un ensemble de la structure musicale de « Sweet Cerebral Destruction », douceur et soudain tout s'emballe, le symphonique vient compléter l'histoire ; sur ce titre, l'album entier semble se condenser tant il est parfait, entre le pas lourd et menaçant représenté par le tempo des guitares et la fuite éperdue de cette fille ponctuée par de soudaines accélérations...inutile de comprendre l'anglais pour imaginer la scène. Un des nombreux points forts de l'album tient aussi dans la partition batterie qui se révèle être un instrument narrateur très important, comme le piano souvent présent. Un album aux titres souvent tourmentés mais qui ne tombent jamais dans la violence.

La seconde partie de « Sweet Cerebral Destruction » est légèrement différente, comme si elle avait été écrite plus tard ; un style musical plus rapide et plus dense fait son apparition et de ce fait, l'album ne nous donnera jamais l'impression de tourner en rond. Nouveaux sons de synthé, chant un peu plus dans les aigües, et de nouvelles ambiances, et même une ouverture de chant religieux viendra finir la narration..et même la voix de Jamie-Lee devient plus tourmenté...la fin de l'histoire s'approche au son des timbales....le metal mélodique prend des allures de metal progressif. Rise of the Wicked mettra fin à ces tourments définitivement.

« Sweet Cerebral Destruction » nous aura dévoilé une partie de ses intrigues car pour découvrir son monde tortueux, il vous faudra plusieurs écoutes pour mieux le comprendre, mais je ne pense pas que la découverte de cet album puisse être assimilée à une corvée.
L'originalité d'Azylya et déjà sa maturité pour un album concept tout de même complexe nous laissent une envie de suivre ce groupe de très près. Un premier album réussi qui peut laisser augurer un avenir intéressant pour ce groupe. Car Jaimie-Lee a réalisé et surtout réussi son pari fou (Vu l'album, on peut le dire) alors qu'elle n'a que de 19 ans! Alors..

Talent à suivre....

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