«Alors Nathalie, qu’avez-vous vue sur la vidéo ? Eh bien, j’ai vu mon mari Michel sodomiser une truie.»
Voici comment l’on pourrait décrire l’ambiance provenant de cet OVNI, perdu dans les champs de la musique Extrême suisse. Mais plus concrètement qu’est-ce-que Stump Fucking ? Une pratique sexuelle mettant en scène des culs de jatte ? Non, tout simplement un groupe de
Brutal Death/Grind bourré d’humour, mené par l’un des grands "guikeur" de la scène Grind du moment : Thomas Jeanmonnod de
Mumakil (aujourd’hui parti de la formation) !
Rien qu’à la vue de sa jaquette, on se demande si cette bande de petits suisses se sentent réellement bien dans leur tête surtout lorsque l’on voit que Thomas s’amuse à fister l’anus d’une pauvre vache avec le sourire aux lèvres ! Bref autant se préparer à un
Death/Grind complètement barré et rustre, à l’humour bovin au second degré.
En effet, dès l’intro "Bacchanales Bovines", Stump Fucking nous offre de jolis meuglements de vache sur un fond de coucous suisse. A t-on pris trop d’acides ? Est-ce les champignons de la pizza qui étaient hallucinogènes ? Ou est-ce tout simplement les membres de ce groupe qui ont trop abusé du T.H.S ? La réponse est OUI ! Et nous voici donc, prêt à entrer dans un court moment de folie passagère avant de se jeter dans l’orifice qui nous est si gentiment ouvert !
Les choses sérieuses commencent enfin avec l’entrée "Bring Your Laitière... To The
Butcher", piste fortement bourrine et sympathique (caractéristique de l’album), nous narrant les ébats sexuels d’un charmant boucher avec sa viande prédécoupée (bizarrement, on ne voit plus le steak de la même manière après). Bien que la plupart des paroles soient plus que décalées, les membres de Stump Fucking se basent sur de nombreux faits divers passé au sein de Genève, et par cet humour tant morbide que "zoo/scatophile", tente de délivrer une morale sur les injustices œuvrant en ce monde avec des pistes comme "O.T.A.N. Pour Moi" ou encore "Atrophie".
Si l’on décompose cet album dans ses moindres détails, on peut facilement y retrouver un son très violent (en partie généré par une boîte à rythme endiablée accompagnant des musiciens), axant leur jeu sur la vélocité des riffs accrocheurs et brutaux / berçant les meuglements de Seb et les gruiks désormais connus de Thomas. Bref un son assez basique certes mais qui a de quoi faire headbanger sans difficulté (et sans une goutte d’alcool) messieurs et mesdames !!!
Si cet album recèle un humour frôlant l’absurde, c’est bien sur parce que chacun des membres de Stump Fucking est un pothead adorateur de cette chère Gandja (hé oui, la drogue, ça aide dans ces moments là).
Après 40 min de pur Grind, de bières et d’herbe à gogo, on ne peut que redemander une écoute de ce groupe complètement tordu pour se replonger dans un champ de maïs et assouvir ses pulsions sexuelles sur tout un troupeau de vaches innocentes !
Il va sans dire que Stump Fucking est le genre de formation à consommer sans modération, alors si vous êtes fans de
Mumakil et autre Grind burlesque, JETEZ-vous sur cet album fortement recommandable !
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