Vous savez,jeunes gens, les groupes de Thrash Revival, comme les
Gama Bomb, les
Suicidal Angels et autres
Municipal Waste, ils n’ont rien inventé! Bon, à défaut de proposer quelque chose de nouveau, ils font de l’ancien et le font plutôt bien! Intéressez-vous plutôt à
Slayer, aux premiers
Metallica, à
Indestructible Noise Command, à Forbidden, à
Exodus, et encore j’en oublie… Ceux là, ils vous foutent une mandale comme personne!
« Un coup de gueule en début de chronique… Mais Dwight, t’as pété une durite ou bien? » Mais non, vous allez voir, si j’ai fait ce coup de bourre, cela n’était pas pour rien! Car le groupe que je tiens sous la main là, les p’tits gars de
Deficiency, ils ont une sérieuse place d’outsiders dans ces groupes de Revival! Laissez-moi vous montrer…
Une petite présentation s’impose… Formé en 2004 à Forbach,
Deficiency s’appelait Black Age, et nous ont gratifié d’une démo en 2005 puis d’un album en 2008. Et donc, en 2011, avec ce nouvel album sous le nom de
Deficiency… J’ai eu l’occasion de les rencontrer lors du Tremplin que l’on avait organisé (le Tremplin Metalphizik), et en live, c’était une petite claque plus qu'inattendue! Je me suis donc empressé d’aller voir les membres afin de les féliciter, et j’ai donc récolté… Leur album, de la part de leur bassiste, le jeune Vianney Habert! Je lui ai donc promis de faire une chronique pour le remercier…
Le lendemain, je me suis donc empressé d’écouter cet album : la première écoute m’a surpris! Bordel mais c’est vachement fouillé comme truc là! Ah ouais, ce riff est plutôt pas mal! Ah putain, ça bourre sec ce passage! Nom de Dieu, ça commence à devenir long… C’est quand que ça se termine? J’ai donc péniblement écouté, écrit quelques lignes qui n’ont jamais donné suite, et j’ai rangé le CD dans mon étagère… Jusqu’à ce que Vianney m’envoie un message au mois de juillet « Eh vieux! T’en es où avec la chro’? » Oh merde! Oui la chro’! Je l’avais oublié celle là! J’ai donc dépoussiéré la chose, et j’ai donc réécouté…
La première chose que je peux dire, c’est que deux écoutes ne sont pas nécessaires pour bien cerner le groupe. A chaque fois que je remettais le skeud pour écrire la chro’, je retrouvais de nouvelles choses, et du coup, je me retrouvais avec des idées en bazar, ça se mélangeait, ça devenait vite le chaos! J’ai donc décidé de réécouter deux, trois, voire quatre fois l’album par jour, et de noter les idées qui me traversaient l’esprit. et j’ai trouvé ce moment propice pour les coucher…
Le premier mot qui m’est venu à l’esprit, c’est « riche ». Car oui,
Deficiency fourmille d’influences, autant Heavy que Thrash. Prenez par exemple le premier titre Brain
Autopsy : intro avec de forts relents Heavy, pour vous balancer dans la tronche des riffs Thrash au possible, et vous faire bouger la tête! Les soli ne manquent pas de panache : très Heavy dans le fond, ils s’accordent parfaitement avec le Thrash joué en arrière plan par ce cher Mathieu. Du côté des influences, on voit que ces p’tits gars ont appris leurs classiques : une pincée de Thrash Bay
Area par ci (
Exodus,
Testament,
Death Angel), une p’tite pincée de
Machine Head par là (certains passages, comme Neverending
Fall,
The One Who Possesses Me ou
Volition, me font énormément penser au groupe de Rob Flynn), un p’tit zeste de
Vio-lence, et une lichette de
Metallica! Comme peut le prouver leur long titre instrumental
Path To
Nowhere, qui dure près de 8 minutes (c’est sûr, la bande à Cliff Burton et James Hetfield a trotté dans leurs têtes!).
Ensuite, vient le mot « puissance ». La puissance dans la production : car même si ce n’est qu’une auto-prod, force est de constater que l’album n’a pas été mis en boîte par des amateurs! Un son de gratte tranchant, incisif; une basse qui ne se fait ni trop entendre ni pas assez; et une batterie savamment réglée telle un métronome! C’est juste un délice d’entendre Anthony tapé sur ces fûts. Quant au chant, je le trouve légèrement mis en avant, mais c’est pour mieux en profiter!
Car oui, la puissance vient également de la voix de Laurent, et ce salaud a du coffre! Passant aisément d’une voix « chantée », à une voix « hurlée », en passant par la case « Voix Thrash » (z’avez qu’à écouter l’album, et vous verrez de quoi je veux parler!)
Le seul défaut que je pourrais trouver à cet album, est ce que j’ai cité plus haut : sa durée, pratiquement plus d’une heure. Pour un fan de Thrash, je ne dis pas, mais vu que je n’en suis pas très friand, je zappe vite et je me passe autre chose… J’ai quand même fait l’effort d’écouter jusqu’à la fin Too weak To
Fight clôt l’album d’une bien belle manière avec fougue et voix claire…
Malgré sa pochette très modeste, et très humble, ne passez pas à côté de cette petite merveille. Que l’on soit fan de Thrash, ou pas, quand le travail est bien fait, c’est quand même appréciable, non? Si ces gars ont fait la première partie de
Suicidal Angels, ce n’est pas pour rien…
J'ai trouvé l'album ce jour (24/01/2014) à la Fnac d'Angers, hâte de l'écouter demain en allant au boulot ... Je reviendrais vous dire ce que j'en ai pensé.
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