La superbe pochette, hein !!? Une image comme ça, ça donne irrémédiablement envie d’en savoir plus sur la galette !! Ben pour ça, faut mettre le disque dans la platine... Voilà en tout cas un simple travail d’ergonomie réussi comme quoi dés fois ça sert aussi d’avoir une belle pochette. On peut aussi avoir une illustration sublime en tout point mais un contenu lamentable sur l’album. Oui, mais là, non, ce disque ne se résume définitivement pas à sa pochette.
Ce split, le premier du label, est une réunion de deux groupes de black pagan venant de nos vertes contrées. Au menu,
Thanatos et Hadan Drailh (par ordre d’apparition sur le disque) pour pas moins d’une heure dix de black. Et quand on passe les titres impartis à
Thanatos, on a de quoi sourire sans avoir recours à des hameçons. Production classe, son puissant, ambiance délétère, interlude atmosphérique en plein milieu du titre... « Ma peine et la
Pluie dansent » donne le ton et l’annonce de la bonne couleur. La partie
Thanatos est vraiment excellente (et en plus, c’est encore Sir
Astaroth qui est aux commandes –Transcendance,
Praeter Hominem, Totaler
Krieg etc…). On navigue de surprise en surprise sur les cinq titres impartis, la structure des titres est alambiquée sans devenir pompeuse et les lignes de guitares sont à la fois simples mais fortement accrocheuses. Et même si la voix n’adopte pas toujours le ton juste, on ressent cette plongée en ces temps mythologiques, des souvenirs fugaces refont surface et l’auditeur de black pagan, lui, est content. Insistons d’ailleurs sur le travail des mélodies de
Thanatos tour à tour angoissantes, traînantes, mélancoliques ou tout simplement haineuses et nostalgiques.
Le problème aussi avec les splits c’est qu’il y a toujours un groupe qui est le vilain petit canard. Règle formelle ingrate de ces disques permettant de faire découvrir des groupes mais aussi de les juger par la compétition des compos. Et ici, c’est Hadan Drailh qui en fait malheureusement les frais. En partie à cause d’une production plus saturée que
Thanatos faisant perdre un peu de subtilité malgré la tonalité plus agressive du groupe et la puissance de certains riffs (« l’
Abysse Verte ») ou le côté tranchant d’autres («
Cold », « Berceau de la Foret »). Rien cependant ne plonge le groupe dans les affres de l’indifférence, les six titres du groupe tirent néanmoins leurs épingles du jeu (« Notre dernier Combat ») et cela toujours grâce au jeu des guitares, malgré un aspect brouillon qu’on arrive pas à exclure.
Résultat, si on ressort un peu frustré de la performance de Hadan Drailh, on en ressort au contraire conquis par la puissance des ambiances de
Thanatos, ce qui fait que ce disque est des plus recommandable pour les amateurs underground et qu’il s’écoute avec plaisir.
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