Sores of Our Time

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17/20
Nom du groupe Druma
Nom de l'album Sores of Our Time
Type Album
Date de parution 07 Mars 2025
Style MusicalSludge Atmosphérique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 The Fall of Men
 08:01
2.
 First World
 08:11
3.
 Disconnected
 08:13
4.
 Until the End
 11:21

Durée totale : 35:46

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Druma


Chronique @ Icare

19 Mars 2025

Druma s'impose comme l’un des groupes sur lesquels il va falloir compter dans le petit monde du post metal !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Druma a tout de la belle découverte. Si le quintette allemand n’est pas un tout nouveau venu et a déjà sorti un premier album intitulé Drawing en 2021, force est de constater que le tirage limité à 250 exemplaires seulement sur le petit label spécialisé Moments of Collapse Records n’a pas vraiment aidé les Hambourgeois à sortir de l’anonymat.
Qu’à cela ne tienne, voilà que débarque leur tonitruant deuxième album, Sores of Our Time, qui pourrait bien changer la donne et imposer Druma comme l’un des groupes sur lesquels il va falloir compter dans le petit monde du post metal ! En 35 petites minutes à peine, les Teutons démontrent brillamment leur savoir-faire, mélangeant idéalement la pesanteur suffocante du sludge à la noirceur morbide du black sans oublier d’aérer leur musique de passages atmosphériques bienvenus qui nous reposent autant l’âme que les oreilles (les fins de Fall of Men et Till The End).

On démarre en douceur avec The Fall of Men, qui fait monter la sauce en un lent crescendo, guidé par un arpège lancinant bientôt gonflé par la basse et rythmé par les coups d’une caisse claire qui s’amplifient jusqu’à l’explosion. Le premier vrai riff, porté par un son énorme, à la fois dense, clair, vibrant et d’une puissance phénoménale, nous happe et nous maintient la tête sous l’eau ; on se retrouve embourbé dans un magma sludge lourd, âpre et poisseux et dès qu’ils viennent déchirer l’harmonie de la musique, les vocaux aboyés et rauques de Maike pèsent comme des boulets rouillés qui nous attirent inexorablement vers le fond ; ce chant est vraiment particulier, râle hargneux, profond et terreux, sans aucune variation du début à la fin, renforçant ce sentiment de malaise tenace qui nous prend à la gorge.
Si ce premier morceau suinte le désespoir, First World se fera plus radical, nous laminant de quelques accélérations aux airs de fin du monde, qui, conjugués à des tremolo picking discrets et sombres, apportent une touche indéniablement plus black metal et agressive. Puis on retombe dans une catatonie sludge, mais avec une variation intelligente dans les ambiances, explorant des contrées sonores tantôt plus tribales via le jeu de batterie de Pablo - un peu à la manière d’un Cult of Luna - tantôt plus atmosphériques, avec ce long passage musical aérien que n’aurait pas renié Year of No Light, montée vertigineuse qui nous colle des frissons et nous scotche à notre siège, l’émotion explosant comme une sorte d’acme purificateur qui emporte tout sur son passage.

Vous l’aurez compris, au sein d’un même morceau, on passe facilement d’une lourdeur mélancolique et douloureuse qui nous plonge dans un état d’apathie à des accès de violence aussi lourde que dépressive, principalement menés par les coups de butoir de la batterie et les vociférations impitoyables de la hurleuse, les Allemands jouant à merveille des clairs obscurs et des contrastes qui se subliment entre dépression et attaques frontales nous décapant la tronche. Disconnected, dans un registre un peu moins furieux, illustre néanmoins bien cette bipolarité et cette lutte incessante entre ombre et lumière, sans cesse tiraillé entre black dépressif, post rock et mal-être sludge, même si le refrain un peu plus apaisé semble illuminer le titre d’une lueur tremblotante.

Pour conclure, ce Sores of Our Time est un excellent album, plutôt simple en apparence dans sa composition, et activant des ficelles musicales déjà largement exploitées, mais les Allemands maîtrisent parfaitement leur art et inévitablement, l’ensemble de ces quatre titres se fait extrêmement prenant et immersif, provocant un magma bouillonnant d’émotions incandescentes qui nous porte tout du long ; on regrettera juste une durée vraiment courte de 35 petites minutes à peine ainsi qu’un chant trop monocorde et manquant de nuances qui aurait pu nous emmener dans des contrées plus éthérées, à l’instar du break central de Till The End.
Quoi qu’il en soit, soyez prévenus, si Druma ne chamboulera pas le monde du metal par son originalité, sa musique est parfaitement calibrée pour vous faire chavirer et pourra conquérir autant les amateurs de black, de sludge et de musique plus atmosphérique que la noirceur n’effraie pas. Un must have à recommander aux amateurs de Cult of Luna, Amenra, Year of No Light ou Sun of Nothing, tout simplement.

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