Après quatre années d’absence et deux opus, «
Of Warriors and Heroism » en 2001 et «
Blow the Horns »en 2004,
Trimonium revient chez nous en terre de Gaule avec ce «
Son of a Blizzard » sorti en 2007 au pays des teutons. Un an pour franchir le Rhin alors que le label les produisant –Einheit productions- a sous sa coupe des
Black Messiah, Nomans land et autres
Thrudvangar ; cela force à se poser des questions sur la promotion de ce quatuor sommes toutes prometteur. Mais bon, peut être que le management du combo est assuré par l’un de nos séniles députés européens ; ceci expliquerait alors cela. …
Quoiqu’il en soit, le quatuor –Helltrasher le blaster fou, Mosha le bassiste, Dolch le choriste grateux et Teutonnic le singer ravagé- reste le même, et bien que dans la veine viking metal comme ses confrères de label, celui-ci s’en démarque aisément tant l’influence black est conséquente.
En effet, puisque vous lisez les reviews afin d’avoir une idée sur le contenu d’un Cd avant de l’acheter, vous aimez bien que celui-ci soit disséqué, catalogué et apprécié… Où pas.
Pour ce qui est de la dissection, on naviguera ici dans des mélodies sombres issues des warfields, des hommages aux anciens dieux, des chants de guerre louant le sang, la bataille et le courage. La noirceur et la froideur des brises d’automne ou le gel mordant de l’hiver ne seront pas en reste, et seront aussi dispensées de façons acerbes à travers des épopées mélodiques à l’old school sur lesquelles se greffent les feux tribaux des tambours.
Cataloguer ensuite la musicalité de cet opus tient plus de la gageure. On pourrait le situer entre l’épique d’
Immortal et le païen guerrier des frenchies d’
Himinbjorg, voir à mi chemin du death de Bolt thrower et du black sympho d’
Emperor (oups, il n’y a pas de claviers.). Mais disons que la base est un black/thrash à l’ancienne se finalisant en sorte de battle pagan mélodique. Le batteur déchaine ses death blasts beat à tous bouts de champs, les riffs insidieux se font thrash et calqués sur des tempos lourds, lents ou middle, et Teutonnic avec sa voix éraillée/héroïque pur black est le liant assurant la synergie entre ces diverses influences. Cette tendance à mélanger des éléments death/thrash/black,- comme sur « My blood for yours »- noircie par la touche personnelle du chanteur, est le principal trait de génie d’un groupe au talent de créations mélodiques certain.
Et finalement, pour ce qui est de l’appréciation, on retiendra un sublime «
Son of a Blizzard » éponyme de l’album, un «
Waste of blood » haut de gamme, ou encore « The wisdom of a crying stone » au break ciselé. Cela traine un peu en longueur (langueur sur la seconde partie ?), mais une production sur mesure que je me permettrai de qualifier de new-old-school assure une excellente tenue à une galette que ne renieront pas entre autres les fans de
Bathory ou
Immortal.
Nota : Les couleurs choisies pour les lyrics dans le livret l’ont été de façon judicieuse. Impossible même avec une loupe de les déchiffrer.
14/20 METALPSYCHOKILLER
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