Something Drunk

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16/20
Nom du groupe Cave Growl
Nom de l'album Something Drunk
Type Album
Date de parution 14 Janvier 2011
Style MusicalFolk Pagan
Membres possèdant cet album23

Tracklist

1. Into the Battle
2. Hey Hey Oh
3. Tavern Addicted
4. Struggle of Life
5. Something Drunk
6. Cap'tain Blackbeard
7. Man of Aran
8. Silent Whisper
9. Battle's Beer
10. Celebrating Victory
11. Sons of War
12. Lost in the Forest
13. Chanson de Joie

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Cave Growl


Chronique @ Le_Capitaine

10 Fevrier 2011

Alcoolisme musical

Cave Growl ou le grondement de caverne venu d’une grotte abritant Trolls et autres monstruosités prêtes à en découdre avec les humains rodant par mégarde autour ? Que nenni ! Ces Trolls joyeux et alcooliques ne veulent que vous divertir et faire la fête en vous influençant à boire de tout, sauf de l’eau… Après un début de carrière difficile avec des changements récurent de line up et un split qui mit le groupe en stand by pendant plusieurs années, la formation créer par son jeune chanteur, Tritt, est revenue de sa tanière avec de nouveaux alcooliques prêts à en découdre ! Une fois le groupe au complet, rien ne les stoppa avec des participations à de gros festivals comme le Menhir Chevelu ou encore le Crosnes Medival Fest en 2009, un split sorti avec le groupe Nightcreepers et deux démo, « Rebirth » et « Celebrating Victory ». Cependant ces enfants de l’alcool ne pouvaient nous laisser sur notre faim, c’est pour ca qu’ils ont sortis leur premier album, « Something Drunk ».


La pochette représente parfaitement l'image du groupe avec une Troll qui ne semble pas en état de tenir encore debout ! Corne à boire à la main et portant une cornemuse, sous son kilt se cache une anatomie particulière que vous pourrez découvrir en retournant le livret !

Qu’en est il de ce banquet pleins d’alcools auditifs ? C’est avec une mise en bouche familière qu’une intro nous rappel le « Scotland The Brave », un air bien connu pour être un des hymnes de l'Écosse. On enchaine avec une série de chansons aux connotations celtiques et joyeuses sous fond de taverne, d’instruments folkloriques divers et variés comme le Bouzouki, la flute, le violon et d’autres surprises !

Contrairement avec une grande majorité de groupes actuelles, les morceaux sont d’influences diverses et variés, on retrouve des cotés celtiques, pirates et « country » notamment avec le morceaux Battle’s Beer qui est un pur délire musicale et aux niveaux des paroles avec en guise d’entrée : « C’est la fête du Slibard ! », l’introduction d’un banjo au seins du panel des musiciens incluse une dose d’originalité qui colle avec le style Folklorique.


Le coté celtique et festif prédomine dans l’album avec des chansons comme « Tavern Addicted » et son bon petit solo de guitare au milieu du titre qui lui donne un côté Heavy qui se marie très bien avec le style ! « Man of Aran » nous enchante de son refrain facile a retenir et qui ressort bien en live quand il est chanté par le public, qui d’ailleurs, ne peux que danser tellement le rythme est entrainant.

La piraterie aurait elle été envahi l’esprit du groupe ? Une chanson comme « Captain Blackbeard » peux laisser croire que oui ! Riffs guerrier surmontés de cris à l’ode de Blackbeard, cet chanson est une perle et donne envie de prendre le large avec ses Trolls favoris, buvant Rhum et goutant aux plaisirs de jeunes jouvencelles en manque de gourdins ! « Hey Hey Oh » pourrait, lui aussi faire partie d’un décor à Tortuga ou vieux loup de mer et marins douce joueraient de la cornemuse et danseraient en criant à tout va.


Les Trolls se battent aussi contre l’ennemi sur des musiques tels que« Celebrating Victory », « Struggle Of Life » ou encore « Silent Whisper», qui sont dans le registre de l’épique avec une touche guerrière, et un contexte plus sérieux. J’avoue avoir une petite faiblesse pour « Celebrating Victory » qui me donne à chaque écoute une touche de mélancolie.


Mais quels sont les points noirs de l’album ? Je dois avouer que peu de taches viennent salir l’œuvre de ces musiciens pourtant sales et puant. En ce qui concerne le son, le groupe est passé à une étape au dessus avec une autoproduction de qualité par rapport au Split avec Nightcreepers ou le son n’était pas à la hauteur ce qui laissait sur sa faim. Pour un premier album, avec les galères que le groupe a connu et les embuches qu’ils ont du parcourir, ils s’en sortent plutôt bien et laisse présager un avenir radieux pour sa formation qui ne mérite qu’à être connu pour sa musique et ses ambiances. Nous avons le droit à un album riche et prenant de bout en bout qui ravira les fans de Folk Metal joyeux et festif !

A quand la suite ?

25 Commentaires

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Le_Capitaine - 17 Fevrier 2011: Tant que le public est la et apprécie, c'est le principal. Si on doit se referer aux webzines et aux forums, on écouterais que du Hardcore ou encore du Néo.

Vive l'underground !
Ultima_Zeroth - 17 Fevrier 2011: Les chroniqueurs de ce site sont loin d'être du genre à écouter du que du 'core ou du néo ou de privilégier la mainstream, crois-moi !

Mais c'est vrai que le folk est assez peu représenté...
AngelOfTheLastHope - 14 Mars 2011: Il faut pas seulement acheter l'album, il faut les voir en concert, c'est encore plus génial ;)
NeCRoN - 11 Novembre 2012: Excellente prestation hier soir à l'Igel Rock, vous avez la patate, c'était vraiment drôle et entraînant. Dommage qu'il n'y avait pas trop de monde.
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Chronique @ AngelOfTheLastHope

02 Mars 2011

Fête, bière et guerre.

Dès la pochette, Cave Growl se pose comme un groupe de joyeux lurons, toujours prêts à lever le coude, des êtres étranges, un peu de travers, jouant tour à tour de la bouteille et de la cornemuse.

Leurs précédentes productions, deux démos – Rebirth dont le titre suffit à annoncer la résurrection d’un groupe enfin sorti d’heures sombres et chaotiques, et Celebrating Victory au titre tout aussi programmatique – et un split avec Nightcreepers, ainsi que leurs concerts déjà nombreux et importants – Crosnes Metal Fest, Saint Sylvestre du Menhir Chevelu, première partie d’une date d’Arkona entre autres – avaient déjà permis aux amateurs de folk métal de découvrir un groupe très prometteur. Toujours, la passion des sept musiciens avait fait danser et sauter leurs auditeurs jusqu’à l’épuisement, parfois au détriment des groupes suivants. A chaque fois, les trolls s’étaient attiré la sympathie du public par des titres aussi festif que leur reprise du générique de Fort Boyard, « Amon Boyard », le très dansant « Hey Hey Oh », et d’autres chansons toutes plus alcoolisées les unes que les autres.

Le premier album était donc un moment que les fans attendaient avec impatience. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attente ne fut pas déçue. Bien que toujours en autoproduction, la galette de Tritt et ses compères offre un son d’une qualité infiniment supérieure aux démos passées. Peu de nouveautés par rapport à ce que le groupe proposait déjà sur son site, mais inutile de bouder son plaisir devant des pistes aussi « propres » que celles-ci. Trois thèmes particuliers se détachent, regroupant chacun un nombre inégal de chansons.

Le premier thème, présent dès l’ouverture, est celui de la guerre. « Into the Battle », une intro d’un peu plus d’une minute, pose déjà le décor que le groupe a choisi : nous voilà transporté, grâce à une reprise du fameux « Scotland the Brave », dans les Highlands, au milieu des guerriers du nord, dont le courage au combat n’a d’égal que leur endurance à l’alcool. Le ton martial donné par la batterie donne néanmoins le ton : ne nous méprenons pas, c’est bien du métal que nous allons écouter, et non une anthologie de musique populaire. Il en va de même pour « Struggle of Life » : sans abandonner ses sonorités et ses thèmes folk et païens, Cave Growl nous donne une chanson plus répétitive, mais tout aussi rythmée, voire plus, que les précédentes. Le ton se fait plus sombre au fur et à mesure que l’on avance dans la chanson. Des créatures étranges font entendre leurs bruits. La voix pour une fois plus gutturale que caverneuse de Tritt semble scander une incantation. Enfin, la structure qui est presque la même sur toutes les chansons laisse revenir le thème. Il en va de même, avec quelques variations toutefois, pour les deux autres titres guerriers de l’album : « Celebrating Victory » marque le retour du groupe sur les champs de bataille… mais à la fin de la bataille cette fois, ce moment de joyeuse tristesse où l’on pleure ses morts tout en fêtant la victoire. En mêlant un rythme à la fois entraînant et entêtant à des chants parfois très graves, cette chanson fait entendre les échos des guerriers se rendant au Walhalla, tandis que leurs frères d’armes se reposent de leurs efforts. Les esprits sont déjà plus légers, quoique torturés. Peut-être la chanson la plus ambivalente de l’album… Enfin, « Sons of War », dont l’ouverture rappelle certains passages de SuidAkra : la voix de Tritt se fait encore plus rauque tandis qu’il décrit des guerriers sans peur, nés pour faire la guerre, pour qui la bataille n’offre que deux fins : la victoire ou la mort, deux chemins scandés par un rythme martial.

Le deuxième thème explose à peine les premières notes de l’introduction effacées : « Hey Hey Oh » donne envie de sauter sur place, danser en cercle, lever sa chope en l’honneur de nos valeureux guerriers. Dans une première partie tout du moins… Les couplets laissent place à un dialogue entre guitare et violon des plus doux, même si l’on sent dans les percussions qu’il ne faudra pas ne se fait attendre longtemps avant de retrouver l’atmosphère festive du début. Le rythme s’accélère ; les guitares se font plus présentes ; enfin, la tension quasi mystique de l’attente laisse place à un déchaînement de notes.

Bientôt, le thème du début est de retour et clôt une chanson rondement menée, modèle s’il en faut de la structure dialectique adoptée par le groupe. Dans ce groupe peut aussi être classée « Tavern Addicted », même si ce titre semble au départ plus sombre.
Quelques accords de guitare au loin, auxquels se rajoute la batterie ; puis le reste du groupe entre en jeu, et l’atmosphère de fête revient avec lui. Là encore, il s’agit d’une chanson à boire et à danser, racontant les aventures dionysiaques d’amateurs de whiskey. Une différence néanmoins : une sorte de tension, de noirceur qui plane sur les solos. Mais, comme pour détendre l’atmosphère, les dix dernières secondes sont consacrées aux conséquences de la fête, entre rires et ivresse. La chanson éponyme marque le retour à la taverne des guerriers. Les influences irlandaises et plus généralement celtiques se font sentir dans une musique qui mêle instruments et mélodies traditionnels à un rythme plus « moderne ». La bataille dont on entend les échos n’empêche pas la fête de continuer, à travers le cliquètement des armes et les hennissements des chevaux ; le ton se fait plus mystique, comme possédé par Dionysos ou son cortège de Ménade, qui ne se calment que dans le solo final.

Puis c’est au tour de « Man of Aran » de nous faire danser, avec une musique qui restitue la dureté de la vie d’hommes dont le quotidien a été porté à l’écran par Robert Flaherty, qui unissent la gentillesse et l’apprêt à festoyer à la bravoure, indispensable pour qui veut survivre au vent et aux vagues de l’Atlantique Nord, dont les tempêtes se font entendre au travers du déchaînement de violence musicale au milieu de la piste. Mais ce n’est pas la fin ! L’album dispose en effet d’une bonus track, « Chanson de Joie », qui ne tranche pas que par son titre avec le reste de l’album. Le rythme se refait festif, les instruments plus traditionnels ; nous sommes de retour dans un pub irlandais, où les clients descendent leurs pintes au son de groupes plus ou moins folkloriques. Mais cette fois, plus de chant caverneux, plus de guitares ni de batteries : toute la chanson est instrumentale et acoustique, ce qui lui donne un certain charme et en fait une très bonne conclusion de cet album.

Cependant, à côté de ces thèmes tour à tour bachiques et martiaux, quelques chansons semblent inclassables, à la fois festives et guerrières, aventureuses et renfermées, joyeuses et sombres. Dans l’ordre, « Captain Blackbeard » est la première. C’est une chanson de pirates, nous contant les aventures d’un intrépide corsaire à travers les Caraïbes, la mer du Nord, les fleuves… Qu’il soit viking ou boucanier, rien n’est à l’abri de ce Capitaine, de son équipage, ni de Cave Growl. La menace sur l’océan, la fête sur Tortuga ou n’importe quelle autre terre : voilà l’itinéraire choisi par ce vaisseau ! « Silent Whisper », quant à elle, révèle dès le début les influences black qui se laissaient sentir dans certains titres précédents ; musique et voix sont à l’unisson dans des registres assez bas, et ce ne sont pas les quelques échos de Finntroll que l’on peut discerner qui vont remettre la joie au goût du jour. Cave Growl nous montre là sa capacité à mêler le black et le folk, l’alcool et les ténèbres nordiques aussi bien que moult de ses aînés. Mais la suivante est à nouveau un changement ; « Battle’S Beer » est la chanson la plus délirante de l’album, ainsi que le laisse présager son ouverture : « C’est la fête du slibard ! ». Le groupe scande par intermittence « I won’t go to work today », sur un rythme plus rapide que n’importe quelle autre chanson de l’album, et le titre, qui rythme le deuxième tiers de la chanson, semble un encouragement à boire toujours plus dans ce perpétuel défi alcoolisé lancé par Cave Growl. Enfin, « Lost in the Forest » ferme ce défilé des inclassables. Sa musique est dès le départ presque épique et ses basses puissantes mais, comparée aux autres titres, la batterie se fait plus discrète. A mi-chemin entre l’épopée et l’entraînement de la fête, cette chanson est vraiment à part sur l’album, par une étrangeté qui ressort d’autant mieux dans la conclusion, qui est aussi la fin de l’album à proprement parler : une minute de bruits forestiers, les sons de la nuit. Des animaux hurlent dans le lointain, quelques pépiements d’oiseaux nocturnes se font discrètement entendre…

Que pourrait-on reprocher à cet album ? Si on le prend isolément, un certain chaos peut-être ; mais comparé aux autres productions de Cave Growl, et étant donné les conditions de sa création (autoproduction, pas de grand studio…) ainsi que les aléas passés du groupe, on ne peut rien lui reprocher sans être vraiment tatillon. Ce n’est bien sûr pas un album fait pour tout le monde ; clairement orienté folk métal, Something Drunk est réservé aux amateurs de danses et d’instruments traditionnels, dont les principaux plaisirs sont la fête et la bière. Il reste pour autant très accessible, à condition d’accepter ce qui est sa caractéristique majeure : cet album ne s’écoute pas. Il se vit.

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dissikator - 11 Décembre 2011: Ca me soule, je n'arrive pas à trouver laquelle c'est et pourtant je la chante en même temps donc je suis certain qu'il y en a une sur le même air. Sauf que dans Cave Growl, elle est beaucoup plus rapide.
Et sur "a portage to the unknown", vous ne trouvez pas? Je suis persuadée que c'est une des 2 mais c'est difficile de faire abstraction des spécifiés de la musique de chaque groupe pour n'en garder que l'air.
Ecoute bien le début juste après la guitare saturée.

Bon sang, je suis long à la détente! Tu est le Tritt qui chante dans le groupe?!?! ^^
Tritt - 11 Décembre 2011: Hum... Sans doute, après si tu cherches bien tu peux trouver bien plus de similarités entre nos compos et le milieu pagan métal. Tout simplement parce qu'on s'inspire du même patrimoine traditionnel :p Quoi qu'il arrive je pense que les interprétations sont clairement différentes.
dissikator - 11 Décembre 2011: Ah mais le prend pas mal, c'était une simple observation. Vu que j'adore Turisas, ça m'a directement tapé à l'oreille. Et puis si c'est un chant traditionnel, il n'y a aucun mal à ça...
Comme je l'ai dis, vos compo sont franchement bien. Du moins sur la 1ere impression, c'est géant! A réécouter une paire de fois.
dissikator - 11 Décembre 2011: Super! c'est sympa de partager. au moins ça permet de découvrir. Parce que acheter un album sous prétexte qu'on a écouté 2 extrait en basse qualité sur myspace, ça fait un sacré risque soit d'être déçu, soit de passer à côté d'un groupe dément mais qui semblait moyen.

A 2'37 vous l'avez carrément piqué à... non je plaisante! :)
Bon morceau également, vous avez vraiment le secret pour faire danser les foules. C'est comme avec Korpiklaani, impossible de rester statique.
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