Some Ways Back Some More

Liste des groupes Folk Metal Lothlöryen Some Ways Back Some More
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11/20
Nom du groupe Lothlöryen
Nom de l'album Some Ways Back Some More
Type Album
Date de parution 28 Fevrier 2014
Labels Power Prog
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. My Mind in Mordor 04:49
2. We Will Never Be the Same 04:38
3. One Ring 01:04
4. Hobbits' Song 04:53
5. White Lies 04:17
6. Some Ways Back No More 04:38
7. Secret Time 04:54
8. My Grimoire 07:56
9. Unfinished Fairytale 11:45
Total playing time 48:54

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Lothlöryen


Chronique @ AlonewithL

24 Avril 2014

Les errements du début ne sont plus excusables désormais.

« Elvenking » comme « Lothlöryen » ont beau graviter dans le même style power folk, leurs influences n’en sont pas moins différentes. Ils n’ont pas connu non plus le même succès. La formation « Lothlöryen » est restée assez fidèle à ses racines brésiliennes, s’illustrant par une musique qui puise beaucoup dans les premières années de « Tuatha De Danann » et « Angra », ses illustres compatriotes. Le groupe composé des frères Godde en est aujourd’hui rendu à son quatrième forfait et peine toujours autant à produire quelque chose de suffisamment valeureux pour lui faire gagner en notoriété, ailleurs que dans son pays natal. Les errements du début ne sont plus excusables désormais. Ils seront néanmoins encore présents. « Some Ways Back Some More » marque également une perte en énergie par rapport aux précédents volumes. Comme si la troupe, qui marchait jusque-là dans les pas de Tolkien, s’interrogeait et se demandait si sa quête n’est pas devenue vaine.

Les textes de « Lothöryen » font toujours référence à l’œuvre de Tolkien (issus de l'album « Some Ways Back No More » de 2008, en fait). Pour preuve, nous avons « My Mind in Mordor », qui use d’une entame déstabilisante, puis d’un riff mélodieux, assez efficace, on doit dire. Très vite, on s’apercevra de la mollesse et de la maladresse des compositions proposées par l’album. Hormis sur ses premiers instants, « My Mind in Mordor » laisse un goût amer. Le son est irritant, les riffs se révèlent poussifs. Le pire est sans nul doute le chant, mal dosé, mal articulé. « Hobbit’s Song » est une nouvelle référence directe aux livres de Tolkien. Nous serons assez étonnés par cette chanson prévue pour être entrainante, qui après avoir été lancée par la phase narrative apaisante de « One Ring », fait figure d’un titre issu des vieux fonds de tiroir de « Rainbow ». C’est notamment l’orgue et le refrain qui ajoutent à cet effet. Nous serons plus heureusement interloqués par la douce atmosphère dégagée par son suivant, « White Lies ». Il s’agit d’une sorte de ballade folk rock emmenée par la guitare acoustique et le piano en première partie de piste, avant de passer à l’électrique et de gagner en puissance sur la seconde.

« White Lies » serait quasiment le seul titre qui pourra bénéficier d’une estime sincère et sans faille pour sa fraicheur, sa limpidité et son absence d’handicap. L’appréciation nécessitera des efforts dans les autres cas. Même la power ballade « My Grimoire », à la croisée entre un « Blind Guardian » et un « Rhapsody » du pauvre, multiplie les signes de faiblesse et d’hésitations. Le chant s’impose là à l’excès, considérant que les guitares se situent trop en retrait et dans la passivité. Il y avait pourtant moyen d’en faire un très bon morceau, si on tient compte notamment du refrain et du long passage instrumental (ma foi assez intéressant) qui s’étale sur un bon tiers de la piste. On ose croire que Daniel Felipe se prend même pour Fabio Leone sur « Unfinished Fairytale ». On va dire qu’il s’essaye à le devenir. Ce titre est plus honnête pour ses parties guitares que pour ses parties chantées, chœurs compris. L’assaut mélodique et power metal y est ici très mal défendu par le chant. Nous avons un rapport en déséquilibre identique sur le morceau « Some Ways Back No More », qui se rapproche du power metal d’ «Angra » période André Matos. La mélodie y est chaleureuse et dynamique, mais les chants font une démonstration assez navrante à force de répétitions.

La pauvreté de la part folklorique, qui penchait du côté de la culture celtique, mieux en lien avec les histoires d’elfes et de hobbits, ne permet plus à « Lothlöryen » de figurer en tant que formation de folk metal. C’est bien compensé par quelques passages acoustiques, mais est-ce bien suffisant ? La part power metal semble aussi avoir pris du plomb dans l’aile. Le constat est incontestable si on dispose avec ce que le groupe réalisait il y a quelques années. Nous avons même droit à du heavy metal pur jus, parsemé de faibles mélodies. L’exemple le plus marquant est « A Secret Time », qui use d’une rythmique syncopée peu convaincante et plutôt laide. Sa structure extrêmement décousu ne va pas faciliter beaucoup l’écoute. Cela va s’avérer un chouia meilleur pour ce qui est du heavy metal de « We Will Never Be the Same ». On y reconnaitra quelques riffs hérités d’« Iron Maiden », des chœurs un peu plus performants qu’accoutumée. La sympathie procurée n’est cependant pas suffisante pour faire impasse de la mollesse de cette composition.

Le groupe n’a pas du privilégier d’une production et d’un mixage de haut niveau. En effet, le son n’est pas franchement terrible et les chants ont fâcheuse tendance à couvrir la partie instrumentale. Mais à bien comparer avec leurs précédents exercices, qui étaient parfois plus mal desservis par la production, le reproche ira aussi directement en direction des musiciens. « Lothlöryen » est bien mal parti pour couvrir un jour les étales et les étagères européennes et nord-américaines. Avec « Some Ways Back Some More », « lothlöryen » propose un album poreux, un travail réitéré, qui peut donner l’impression d’avoir été conçu par des amateurs. Une chose est sûre ; l’œuvre de Tolkien est placée en de meilleures mains avec « Blind Guardian » qu’avec nos brésiliens. Veuillez à ne jamais leur confier l’anneau.

11/20

8 Commentaires

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AlonewithL - 24 Avril 2014: J'ai ajouté la phrase "(issus de l'album « Some Ways Back no More » de 2008, en fait)" si ça peut contenter certains. Mais l'analyse de cet album qui fait du pas neuf avec du vieux est la même.
AlonewithL - 25 Avril 2014: Pas de soucis! Fais impasse de ce groupe de toute façon, il n'y a pas grand chose à en tirer. Quand j'ai découvert, ça m'a beaucoup fait songer à l'éponyme de Tuatha De Danann en plus power. On y retrouve les mêmes approximations.
Morgart - 25 Avril 2014: Merci de m'avoir appris le mot "errements", moi qui allais dire, c'est pas plutôt errances?
AlonewithL - 25 Avril 2014: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/errements/30844
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