Sociopath

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Nom du groupe COAG
Nom de l'album Sociopath
Type EP
Date de parution 14 Octobre 2013
Style MusicalGrindcore
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. I
2. II
3. III
4. IV
5. V
6. VI
7. VII
8. VIII
9. IX
10. X
11. XI
12. XII
13. XIII
14. XIV
15. Defeatist

Chronique @ Icare

17 Fevrier 2014

L’arme grind ultime, à posséder impérativement pour tous les fans du genre!

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas m’étendre, et ma chronique va être expédiée vite fait bien fait. Pourquoi ? Parce que Sociopath, premier méfait des Belges de COAG – ou plutôt du Belge, Déhà s’occupant ici de tous les instruments et des vocaux - s’y prête particulièrement bien. COAG, soit Congregation Of Anormal Grinders, nous balance donc sur cet EP paru fin 2013 sur Kaotoxin 15 titres en 13 petites minutes, histoire de nous rappeler comment le bon grind se doit de sonner : bref, rapide, furieux et intense.


Pour beaucoup de galettes de grind, la description pourrait s’arrêter là, mais COAG vaut bien un petit développement supplémentaire. Si l’influence de Napalm Death est plus qu’évidente sur l’ensemble des morceaux (qui a parlé de VII et VIII ?), COAG tire son épingle du jeu en développant sur certains titres une ambiance sombre et pesante particulièrement bien retranscrite par l’artwork en noir et blanc, et qui flirte dangereusement avec un black indus et apocalyptique à la Ad Hominem (le titre V avec son riff black entêtant, IX). Certains relents bruitistes, mettant en avant une furie déshumanisée et synthétique, rappellent des combos comme Anal Natraakh ou Agoraphobic Nosebleed (le titre d’ouverture en est un exemple explosif) et alternent donc avec les parties plus traditionnelles, bien hardcore dans l’âme, à la Scum ou Human Parade (surtout dans le placement de la voix), qui composent la base de la musique des Belges.

On retrouve également quelques plans bien groovy (II, le début de IV, avec son one, two, three, four ! des familles, IX, XII…), et toutes ces influences se mêlent en un maelström extrême imparable et proprement jouissif. Les vocaux sont vraiment particuliers, ne suivant pas le schéma habituel grunts porcins/hurlements suraigus à percer les tympans, Déhà a une voix enrouée mais assez grave, qui semble plus revendicatrice que réellement agressive, finalement assez « posée » pour du grind (toutes proportions gardées !). En fait, les beuglements d’ours du sieur sonnent plus comme un Lemmy bien vénère et sous amphets que comme les centaines de confrères qui éructent dans des formations de gore grind impersonnelles aux vocaux pitchés, et même si le chant est parfois étouffé et manque un peu de puissance, ça ne fait pas de mal de sortir de la surenchère d’effets habituelle. On a tout de même une pléthore de chœurs hardcore, borborygmes et autres hurlements en fond qui viennent renforcer l’impact vocal et ajouter si besoin était une petite couche de violence à nos gentilles chansonnettes.
La section rythmique est monstrueuse de vitesse et d’efficacité, la batterie (boîte à rythmes ?) nous écrase littéralement sous ses offensives guerrières et ses roulements impressionnants (III, X), la basse claque furieusement sur les intros de VII et IX, les riffs sont simples mais entraînants (II, XIV), parfaits pour le style en somme, se payant le luxe d’être assez variés selon l’humeur que le groupe veut faire passer, et on a même le droit à quelques soli bien chaotiques (IV, XIV), bref, il n’y rien à redire musicalement. Malgré sa violence débridée et son pseudonyme misanthrope, Sociopath a un je ne sais quoi de catchy et d’accessible qui le rend vraiment addictif - peut-être est-ce simplement dû à sa durée vraiment courte? -, toujours est-il qu’on ne s’en lasse pas, et que quand Defeatist s’arrête, on a qu’une envie, c'est de s’en remettre une couche encore, encore et encore.


Vous l’aurez compris, Sociopath est un parfait condensé de ce qui se fait de mieux en matière de grind, oscillant intelligemment entre influences traditionnelles et sonorités plus sombres et modernes en évitant habilement le piège de la surproduction massive et sans âme dont souffrent nombre de formations extrêmes actuelles. L’arme grind ultime, à posséder impérativement pour tous les fans du genre!

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