Perplexité quand tu nous tiens …
…Ce «
Slitherin » est tellement «
Enigmatik » par son concept expérimental, déroutant, empreint d’obscurantisme et son originalité ; qu’il ne pourra laisser indifférent. Soit vous adorerez, soit vous abhorrez ces 75 minutes d’arguments et de prouesses techniques musicales… S’étiquetant «
Brutal Jazz
Metal » les helvètes, venant de l’underground, ont déjà éculé bon nombre de scènes depuis 1997 et ont à leur actif 3 albums « furtifs », « Where
Evil is cloistered » Mcd 5 titres en 2001, «
Forgotten Memories » Cd 8 titres en 2003 et «
Further » Mcd 4 titres en 2005. La fiche de présentation du Label pour cet opus notifie un répertoire inspiré de groupes tels
Chimaira,
Nile,
Morbid Angel ou Dillinger
Escape Plan et de
Meshuggah sous acide (sic) !!!
Pour ma part, je me suis demandé du haut de mes 43 balais (oki, oki, on ne se gausse pas …) si Christian Vander (Magma, 1969 pour les jeunots) n’avait pas en explosant la double sur sa Sonor engendré quelques rejetons en Suisse. Car ce mariage de free jazz et de rock contemporain dont il était féru, pourrait bien être la source d’inspiration de nos tits suisses. Leurs compositions à tiroirs, loin des standards et très complexes, sont variées (excessivement ?) et modernes. On y franchit toutes les barrières entre genre, passant allègrement de parties speed death metal fracassantes, quoique basiques, à des parties groovies, jazzies, « Metropolis, The green Fairy ». Les consonances indus des expérimentations sonores, électro, samples, bruitages, rendent le délire progressif schizophrène des musicos assez déconcertant, et certainement conceptuellement très difficile d’accès. L’ambiance de ces tracks polyrythmiques est ainsi très … au choix : décousue, étonnante, différente (la liste n’est pas exhaustive), mais en tout cas à des années lumières du black métal primaire que le combo pratiquait à ces débuts.
Le quatuor – Guido (drums, samples), Benoit (lead guitars, vocals), Loïc (Bass, vocals), Dominique (guitars) – s’appuie en outre sur une assise rythmique assez phénoménale. Le slapping du bassiste, les beasts blasts ou les décalés de Guido, sont du grand art et pointent dans la rubrique virtuosité et dextérité.
Enigmatik ne se promène pas sur un sentier balisé dans la campagne suisse, mais s’aventure en pleine jungle métal de l’impro et de l’expérimentation originale.
En définitive, ce mélange de genres risque de ne pas ravir grand monde, car la mixité est beaucoup plus difficile à assimiler. Mais ce qui reste certain néanmoins, est que la performance de très haute volée de nos Guillaume Tell de ce Death Jazz
Brutal me laisse sur ma …
Perplexité.
12/20
MPK
J'ai découvert ce groupe lors d'un concert et j'ai été tout à fait surpris!!!Des mélanges de genres pas communs, une musique très technique et très brutale...Le Death metal dans toute sa complexité...
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