Formé en 2007 à Donaueschingen par le bassiste Alec
Trojan, on ne peut pas dire que le premier album de
Blackslash ait fait grand bruit. En effet "
Separate But Equal" sans être mauvais manquait quelque peu de
Punch et de surprises pour s'élever au-dessus de la masse de sorties Heavy du moment. Pourtant en cette fin d'année 2015 les jeunes poulains désormais résidents de l'écurie Iron Shield Records reviennent crinières au vent et sabots bien ferrés avec ce second opus intitulé "
Sinister Lightning".
Et cette fois la leçon aura été retenue. Que ce soit au niveau des refrains où des mélodies, nos jeunes Allemands ont mis les bouchées doubles. Nourris non pas à l'avoine, mais au son de la NWOBHM, les membres de
Blackslash dont j'ignore l'âge exact mais qui au vu des photos du livret ne doivent pas dépasser la vingtaine d'années, cultivent cet esprit typiquement eighties tant par leur musique que par leur style vestimentaire (moules burnes et baskets montantes). Leur enthousiasme et leur sincérité fait en tout cas plaisir à voir et à entendre.
L'intro de l'album ne brille pas par son originalité puisque c'est au son des mitrailleuses et des missiles qu'il débute. Rapidement, les guitares se mettent en place rejoins par la voix au timbre quelque peu juvénile mais bien maitrisé et jamais criard de Clemens Hass qui sans en faire des tonnes sait parfaitement se faire entendre. Il ne faudra donc pas s'attendre à de formidables montées dans les aigus à la façon d'un Rob
Halford.
Le Heavy
Old School de
Blackslash comme je le mentionnais plus haut est à rapprocher de celui de groupes Anglais tels que
Grim Reaper et des premiers Iron Maiden. Globalement, tous les titres sont bons et les refrains restent bien en tête, parmi les meilleurs, je retiendrais
Lucifer's Reign,
Stellar Master, Edge of the World et Rock'n'Roll. Le rythme ralenti avec un "Made of Steel" où Clemens laisse agréablement trainé sa voix. L'aspect mélodique n'est pas laissé de côté et de belles parties de guitares parcourent l'album. Les textes, quant à eux, sont plutôt simples, on y parle de batailles, de gloire et de créatures nocturnes.
Agrémentés d'une très belle pochette signée par l'artiste Brésilien Celso Mathias et d'un son bien équilibré permettant de profiter de chaque instrument, les neuf titres de ce
Sinister Lightning devraient plaire à tous les fans de Heavy à l'ancienne.
Il n'y a au final pas grand chose à reprocher à cet album sincère et bien réalisé, si ce n'est peut-être qu'avec un chant un poil plus audacieux et des guitares un brin plus agressives, ce
Sinister Lightning aurait gagné en efficacité. Mais nul doute que nous entendrons à nouveau parler de ces étalons d'acier et qu'ils reviendront encore plus aguerris sur leur prochain album.
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