Il est parfois des albums qu'il ne faut pas aborder avec un a priori trop marqué. C'est le cas du "
Silver and Gold" d'A.S.A.P., initiales du
Adrian Smith
And Project. En effet, lire le nom du guitariste de la 'vierge de fer' laisse inévitablement envisager un Heavy-
Metal de haut niveau comme savent nous en proposer régulièrement
Steve Harris et sa bande. Seulement voilà, même s'il a pu peser plus que d'habitude sur la composition de "Somewhere In Time" et "
Seventh Son Of A
Seventh Son",
Adrian Smith a malgré tout accumulé les frustrations et avait un besoin impérieux de pouvoir s'exprimer dans le cadre d'une œuvre plus personnelle. Il s'entoure alors de quelques amis, en particulier les guitaristes Andy Barnett et Dave Colwell, et le clavier Richard Young, avec qui il compose l'intégralité des 10 titres de cet album. D'autre part, après que Nicko McBrain ait finalement refusé de se joindre à l'aventure, c'est Zak Starkey, fils de Ringo Starr, qui s'installe derrière les fûts.
Alors s'il ne nous sert pas un métal mélodique et musclé, que nous propose le sextet ? A.S.A.P. œuvre dans des sphères allant d'un Aor dynamique ("You Could Be A
King") à un
Hard FM musclé au riff presque Heavy ("The
Lion") sur lesquels
Adrian pose sa voix rauque que nous pourrions situer entre celles Bryan Adams et de Bruce Springsteen. La présence de 3 guitares permet à la fois de mettre en place de belles harmonies ("After The
Storm"), aussi bien qu'un mur impulsant une certaine puissance à l'ensemble ("Misunderstood"). Quant aux claviers, ils sont omniprésents comme c'est souvent le cas dans ce registre musical. Par contre, si les nappes aériennes sont un plus sur lequel viennent se poser des guitares plus accrocheuses ("
Fallen Heroes"), et permettent de créer une ambiance mélancolique du meilleur effet ("
Blood On
The Ocean"), ils dérapent parfois vers des sonorités flirtant avec le ridicule ("Whishing Your
Life Away" et son intro à la
Level 42).
Il n'en reste pas moins que l'ensemble se tient très bien et nous offre quelques perles, comme le titre éponyme alternant couplets Aor et refrains plus catchy, le puissant et direct "The
Lion" et le mid-tempo appuyé "After The
Storm". Le reste, s'il ne révolutionne pas le genre, n'en est pas désagréable pour autant, flirtant parfois avec la New-Wave ("
Down the Wire") ou la pop ("Kid Gone
Astray") et restant entraînant la plupart du temps.
Une certaine baisse de régime sur sa deuxième partie et quelques fautes de goût empêchent cependant cet album de se positionner comme un incontournable du genre. Cela n'empêche pas
Adrian Smith de nous pondre un opus à fois surprenant et intéressant, sur lequel les amateurs de Rock Mélodique auraient tort de ne pas poser une oreille.
Ok Lolo, mais même en tant qu'album orienté FM, les compos sont peu marquantes dans mes souvenirs, la preuve je m'en souviens pas :-)
Merci pour la kro ! :)
Bon ben Lolo, même si tu as déserté ce site, je te dois des excuses. Maintenant je l'aime vraiment bien ce skeud. A la cool. Les mélodies me restent beaucoup plus en tête que pour le projet British Lion (que j'aime bien ausi). Improbable mais vrai! Pas sûr cependant que 3 guitaristes étaient nécessaires. Et en plus ça a donné la même idée à la con à Maiden ensuite :-)
Y'a juste pour la voix, croisement de Adams et Springsteen selon toi, que je ne suis pas d'accord. J'entends rien, ni de l'un ni de l'autre. Mais ça chante bien.
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