Shadows

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14/20
Nom du groupe Anga
Nom de l'album Shadows
Type Album
Date de parution 12 Fevrier 2021
Labels Recordjet
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Thunder
 03:19
2.
 Stop These Tears from Falling
 02:40
3.
 Scar
 03:04
4.
 Mercy
 03:05
5.
 Save You
 03:22
6.
 Free Again
 03:20
7.
 On Fire
 03:06
8.
 Till the Dawn Falls
 03:10
9.
 Blinded
 03:16
10.
 Rest in Heaven
 04:03

Durée totale : 32:25

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Anga


Chronique @ ericb4

29 Mai 2021

Un premier élan annonciateur d'une aventure au long cours...

Nouvel entrant dans le si concurrentiel espace metal symphonique à chant féminin, ce jeune quartet allemand sorti de terre en 2020 à Stuttgart entend bien, à son tour, faire résonner ses tambours et essaimer ses riffs au-delà des frontières par trop limitatives de sa terre germanique natale. Mû par un soudain élan d'inspiration, le combo teuton accouchera quelques mois plus tard à peine d'un introductif et fringant single dénommé « Stop These Tears from Falling », titre qui fera partie intégrante de son premier et présent album full length, « Shadows » ; une galette modeste de ses 32 minutes signée chez le label allemand Recordjet. A la lumière des 10 titres de cette fraîche livraison, à une époque où les jeunes loups aux dents longues sont loin de manquer à l'appel, à l'aune de Beyond The Black, Elvellon, Metalwings, Walk In Darkness, entre autres, nos vaillants gladiateurs seraient-ils dores et déjà en passe de venir jouer les trouble-fête parmi leurs nombreux homologues ?

Acronyme des prénoms de ses deux membres fondateurs – l'auteure/compositrice et interprète au limpide grain de voix Anne Zeides et l'auteur/compositeur/arrangeur et batteur Gabriel Illert – Anga évolue dans un rock'n'metal mélodico-symphonique rayonnant, plutôt efficace et coloré, un brin acidulé, dans le sillage de Delain, Lunatica, Nemesea, Arven, Unsun et consorts. Dans ce dessein, nos deux maîtres d'oeuvre ont requis les talents du compositeur/guitariste Thomas Höflein (ex-Face2Face) et du bassiste Fabian Streich (Debauchery, Necroid, Subconscious). De cette étroite collaboration émane une œuvre à la fois volontiers pimpante, aérienne, parfois tonique et un poil romanesque, jouissant d'une ingénierie du son plutôt soignée, à commencer par un mixage bien équilibré réalisé au Global Audio Studio par son propriétaire Thomas Höflein. Mais entrons sans plus attendre dans la danse...


C'est sur un tempo vivifiant que s'effectue pour moitié la traversée, le collectif germanique trouvant alors, et sans ambages, les clés pour nous assigner à résidence. Ainsi, on ne mettra qu'une poignée de secondes pour se voir happé par les couplets finement ciselés de « Thunder » ; un up tempo cheveux aux vents et aux riffs crochetés, à mi-chemin entre Delain et Arven, mis en habits de lumière par les fluides inflexions de la sirène. On ne résistera pas davantage à la vague de submersion qui va s'abattre sur nous sous l'impact du refrain catchy jaillissant des entrailles de « Stop These Tears from Falling », une tubesque offrande à la confluence de Nemesea et Lunatica, réservant d'insoupçonnées montées en régime du corps instrumental, et soulignée par les claires impulsions de la déesse alors apparentées à celles d' Andrea Dätwyler (Lunatica).

Dans cette mouvance, mais moins directement orientés vers les charts, d'autres pistes trouveront, elles aussi et sans mal, un débouché favorable auprès de l'aficionado du genre. D'une part, eu égard à son infiltrant cheminement d'harmoniques, ses inaltérables et véloces coups de boutoir, et à son flamboyant solo de guitare, le tonique et souriant « Save You » poussera le chaland à un headbang bien senti. Enfin, disséminant une énergie aisément communicative, et calés tous deux sur une sente mélodique des plus magnétiques, on ne saurait davantage éluder ni l'enfiévré et ''delainien'' « On Fire » ni l'engageant et ''arvenien'' « Rest in Heaven ». Mais le magicien a encore bien d'autres tours dans sa manche...

Sur une cadence plus mesurée, nos acolytes ne se sont guère avérés plus malhabiles, tant s'en faut. Aussi, c'est d'un battement de cils que s'effectuera l'accroche sur le félin et ''unsunien'' « Scar », et ce, tant en ce qui a trait à son graveleux riffing et ses grisantes séries d'accords qu'au regard de ses enchaînements intra pistes ultra sécurisés. Tout aussi tempérés, le ''delainien'' « Mercy » comme le ''xandrien'' « Blinded » n'en recèlent pas moins de sidérantes accélérations tout en sauvegardant une ligne mélodique certes convenue mais des plus efficaces. Un poil plus acidulé, dans l'ombre de Lunatica se glisse le mid tempo aux riffs épais « Free Again ». Révélant un refrain immersif à souhait non sans rappeler The Corrs, et mis en exergue par les caressantes volutes de la belle, l'enivrant effort joue dans la catégorie des hits en puissance, que l'on ne quittera qu'avec l'indicible espoir de plonger à nouveau le pavillon. Difficile également de se soustraire aux vibes enchanteresses inscrites dans l'adn de l'''unsunien'' mid tempo syncopé « Till the Dawn Falls » ; une véritable invitation au voyage en d'oniriques contrées, en somme.


Au final, à l'aune de son introductif et seyant mouvement, le combo allemand nous convie à une traversée en eaux limpides à la profonde agitation intérieure. Bénéficiant d'une production d'ensemble de bonne facture, l'invitant propos témoigne parallèlement d'un réel potentiel technique et de la fertile inspiration mélodique de ses concepteurs. D'aucuns auraient sans doute espéré une offrande plus diversifiée sur les plans atmosphérique et vocal, la belle monopolisant le micro de bout en bout de la rondelle. Il conviendrait également que nos compères étoffent leur message musical d'exercices de style complémentaires (fresques, ballades, instrumentaux, duos...), souvent requis par l'aficionado du genre, et qu'ils consentent peu à peu à s'affranchir de l'empreinte de leurs maîtres inspirateurs.

Mais nos acolytes ont encore bien le temps de relever la barre et de revenir plus efficacement armés encore pour espérer perdurer dans un espace metal aujourd'hui en proie à une concurrence on ne peut plus féroce. Un album toutefois accrocheur et finement esquissé, qui ne saurait entraver la marche en avant de ce jeune et prometteur collectif, ni empêcher de le placer dores et déjà parmi les sérieux espoirs de ce registre. Bref, un premier élan annonciateur d'une aventure au long cours...

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