Sever the Wicked Hand

Liste des groupes Doom Sludge Crowbar Sever the Wicked Hand
Paroles
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Nom du groupe Crowbar
Nom de l'album Sever the Wicked Hand
Type Album
Date de parution 08 Fevrier 2011
Style MusicalDoom Sludge
Membres possèdant cet album72

Tracklist

1. Isolation (Desperation)
2. Sever the Wicked Hand
3. Liquid Sky and Cold Black Earth
4. Let Me Mourn
5. The Cemetery Angels
6. As I Become One
7. A Farewell to Misery
8. Protectors of the Shrine
9. I Only Deal in Truth
10. Echo an Eternity
11. Cleanse Me, Heal Me
12. Symbiosis

Chronique @ Ultima_Zeroth

02 Mars 2011

Un album puissant et quelques fois touchant qui ravira tous les amateurs de gros riffs bien lourds !

Formé en 1989 à La Nouvelle Orléans par Kirk Windstein (chanteur, guitariste, compositeur, parolier) et Jimmy Bower (ancien batteur du groupe) sous le nom de Wregiuem, Crowbar est maintenant considéré comme un des leaders de la scène Sludge aux côtés de Down et Black Label Society. D’ailleurs c’est un certain Phil Anselmo, ami du groupe, qui les aidera à percer en produisant leur second album (l’éponyme) en 1993 et en invitant le groupe sur des tournées de Pantera.
18 ans plus tard et 5 longues années après leur précédent album voilà le retour tant attendu. Pendant ces 5 ans de silence le barbu Kirk Windstein s’est activé chez Down et Kingdom of Sorrow et a également arrêté de boire depuis plus de 6 mois ! C’est d’ailleurs de cela que traitent les paroles de l’album : d’une sorte de retour à la lumière.

L’album a été enregistré aux studios OCD recording & producing à Metairie en Lousiane et mixé par Zeuss. Pour la première fois le groupe est distribué par un vrai label (E1) et cela s’entend au niveau du son mais nous y reviendrons.
L’artwork a été réalisé par Mike D’Antonio (bassiste de Killswitch Engage). Il en ressort une impression d’élégance et une ambiance très religieuse tant sur la pochette qu’au niveau du livret.

Il est maintenant temps de parler un peu musique !
Les compos de ce nouvel opus ne changent pas tellement de leurs précédents méfaits mais par contre la production a été grandement améliorée. Le son est beaucoup plus propre a un point tel d’ailleurs que l’on perd ce côté « graisseux » de la disto des guitares caractéristique du Sludge. Oubliez donc le son à la Kylesa ou EyeHateGod ici on a plutôt affaire à des murs de guitare à la disto saturée mais propre. Tous les instruments sont bien audibles notamment la basse pour un effet massif très convaincant et en parfaite adéquation avec la musique jouée.

Tout au long de ces 12 compos pour 52 minutes Crowbar nous offre un Sludge Metal varié et inspiré. Ainsi on retrouve des passages franchement Hardcore dans la plus pure tradition des groupes américains et loin des mièvreries du mauvais Métalcore. Car on a parfois tendance à oublier que le Hardcore est avant tout un genre underground violent et sans concession. Ainsi, « Sever the Wicked Hand» commence sur les chapeaux de roue et répand sa rage pendant 3 min en enchainant rythmiques galopantes et passages mid-tempo massifs. Certes c’est classique mais avec du talent et une prod’ en béton c’est terriblement efficace. Dans le même genre « The Cemetery Angels » nous mettra une grosse claque avec son break pa-chy-der-mi-que !

Mais Crowbar ne néglige pas non plus d’incorporer une bonne dose doomesque à sa musique notamment sur le très réussi « Liquid Sky and Cold Black Earth » où la batterie rappellerait presque Reverend Bizarre sur certains passages tandis que les guitares répètent une mélodie hypnotique. Sur les 6’22 de ce titre (le plus long de l’album) la voix de Kirk Windstein se fait plus écorchée que jamais et transmet une émotion intense alors que parallèlement les paroles sont franchement positives (« As darkness fades away that light begins to stay”). Un des bijoux du CD !

Néanmoins dans la plupart des morceaux ces différentes inspirations sont plus digérées pour s’incorporer au Sludge puissant du groupe comme sur « Let Me Mourn » ou encore « As I Become One ». Ce dernier est également un des meilleurs morceaux de l’album, incorporant au milieu de sa recette traditionnelle et efficace un passage plus calme atteignant son paroxysme dans un solo de guitare loin du branlage de manche mais à l’impact émotionnel certain avant un final dans un mélange de puissance et de mélodicité.
Mention spéciale pour la voix écorchée de Windstein, extrêmement convaincante, pleine de puissance sur les passages les plus rapides et vraiment poignante quand il s’agit de nous émouvoir (« Echoe An Eternity »).
Y a-t-il quelque chose à jeter dans cet album ?
Cela dépendra de chacun mais « A Farewell to Misery » avec son piano (joué par Duane Simoneaux) et ses « Ho ho » chantés par Patrick Plata pourra en laisser certains de marbre à cause de son extrême simplicité.

Alors certes, cet album n’invente rien mais il montre le talent de Crowbar à fournir un album ni linéaire ni décousu, puissant et quelques fois touchant qui ravira tous les amateurs de gros riffs bien lourds !

En tout cas moi il m’a fallu une seule écoute pour me convaincre que ce CD devait être mien !
16/20

8 Commentaires

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fl0))) - 03 Mars 2011: Le moins bon: des riffs et des paroles d'une banalité affligeante, une pochette laide au possible. Quelques bon morceaux cependant, mais très en dessous du reste. Je m'en retourne lorgner sur Odd Fellows, Equilibrium et Sonic Excess...dommage.
Silent_Flight - 03 Mars 2011: Il n'y en a aucun moins bon que l'autre, réécoute-le quand tu seras de bonne humeur.
Ultima_Zeroth - 04 Mars 2011: @Flo))) : je te rejoins au moins sur les paroles qui sans être d'une banalité affligeante sont un peu naïves je trouve et un peu trop pleines de beaux sentiments...
Lamikawet - 20 Mars 2011: Cet album est pas trop mal, mais reste loin derrière Broken Glass et Odd Fellows Rest.
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