Seven Gates

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7/20
Nom du groupe Faceless Night
Nom de l'album Seven Gates
Type EP
Date de parution 20 Juin 2017
Labels Anger Music
Style Musical
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Wintersun
2. Nocturnal Pollution
3. Call of Death
4. Eastern Assault
5. News
6. Flash of Light
7. The Power of Metal

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Faceless Night


Chronique @ dark_omens

31 Octobre 2017

Malheur à celui qui ouvrira cette porte...

Alors que je publiais une énième chronique concernant un énième artiste au talent très, mais alors très, limité vinrent s'imposer à moi les interrogations suivantes : pourquoi s'infliger de telles engeances ? Pourquoi endurer de telles horreurs ? Bonnes questions. Merci à celui que me les posa. Tout d'abord parce que la curiosité est un vilain défaut. Ensuite parce que j'ai le sentiment, peut-être infondé, qu'en m'infligeant des choses aussi catastrophiques je donne davantage de valeur à celles qui ne le sont pas. Une question de relief en somme. Plus vous êtes bas, plus ce qui est haut vous paraît haut. Et puis lorsque vous tentez (et j'insiste sur le ''tentez'') d'établir une échelle de valeur, comment savoir que vous êtes en haut, si vous n'avez jamais été en bas ?

Bref, dans la série ''torturons nos oreilles parce que c'est amusant'', voici venir les Italiens de Faceless Night et leur première offrande baptisée Seven Gates. Un premier pas aux allures Heavy/Power Metal très inspiré par la terre natale transalpine de cette formation. Si j'utilise le terme ''aux allures'' c'est parce qu'en définitive je n'en suis pas bien sûr tant l'ensemble est foutraque, confus et brouillon.

Imaginez un peu. Concernant, par exemple, les chants on trouve ici des voix graves masculines maniérées, d'autres plus aiguës dans la plus pure tradition de ce Power Metal italien qui a contribué, notamment avec Rhapshody, à renouveler le genre et certaines autres encore Death et growlées. Pour ce qui est des voix féminines vous aurez droit à du chant à la manière de divas d'opéra et à de l'aigu plus classique. Le tout souvent mélangé au mépris des arrangements, de la justesse et de ce minimum de talent indispensable qui oblige les artistes à se poser les bonnes questions quant à leurs capacités. Ici à priori personne ne les a posé. Ici à priori tout le monde est sourd. Alors autant concernant des musiciens enthousiastes et confiants, ça peut-être compréhensible, autant pour un label au professionnalisme minimal, ça me laisse perplexe. Personne n'a donc d'oreille qui fonctionne chez Anger Music ? J'aimerais d'ailleurs, à cet égard, rencontrer celui qui a écouté ce Eastern Assault aux prestations vocales au rendu épouvantable et aux guitares affreuses et qui s'est dit que ça méritait d'être gravé dans le marbre ? Ou plutôt dans le polycarbonate.

Et comme les abîmes insondables sont, par définition, sans fond, Faceless Night fait encore plus fort, plongeant plus loin encore dans la médiocrité distançant l'ensemble de ses petits camarades les moins douées, car non content de nous écorcher douloureusement les oreilles avec des chants atroces en un amalgame, à priori, réunis en dépit du bon sens, et, à fortiori, loin d'une oreille normalement constituée, il nous assassine avec ces parties guitares dont la plupart sont fausses, sans pertinences et presque erratiques. Ecoutez ne serait-ce que le solo de Winter Sun ou celui de Eastern Assault pour vous en convaincre.

S'agissant des claviers, le plus souvent, ils ne sont pas dangereux. J’entends par là, qu'ils ne sont pas nécessairement d'un intérêt forcément perceptible mais qu'il ne gâche pas l'équilibre de ce piètre ensemble (un exploit). Evidemment, il y a des exceptions à ce constat, comme par exemple, ce préambule pénible de News aux passages pourvus de ''flûtes'' aux harmonies douteuses ponctués par de jolies fausses notes. Notons d'ailleurs que toutes les séquences de ''pipeaux'' de ce titre sont justes exécrables. Comme autre exception parlons aussi de ce solo au milieu Flash of Light dont on ne parvient pas à définir s'il a été mis là totalement par hasard tant il n'a pas grand-chose à voir avec le reste.

Seul rescapé de ce naufrage, Jeasas et Hard Dragon qui, quant à eux, font leur travail avec brio. Ce qui constitue, eu égard au reste, une prouesse suffisamment notable pour être soulignée.

Je n'ai absolument aucune intention de m'acharner sur ces gens qui, au demeurant, semblent très sympathiques mais, d'un point de vue strictement artistique, si l’on fait un bilan objectif de la chose (comment l’appelez autrement?) tous ceux qui chantent ici, sans exception, et tous ceux qui jouent de la guitare autre que la basse, sont des ''musiciens'' qui auraient tout intérêt à prendre quelques cours supplémentaires (ou quelques cours tout courts) auprès de gens qualifiés (et j'insiste sur le ''qualifiés'') avant de retenter leur chance.

Quand ce sera fait, et qu'ils seront au point, il faudra aussi que le sextet milanais s'entendent sur sa créativité et sur sa manière de composer en y intégrant de la fluidité et de la subtilité évitant de donner l'impression à l'auditeur d'avoir assemblé des bouts disparates et contradictoires sans aucun point d'ancrage ou de liaison.

Bref, si vous aimez le Power Mélodique, l'Italie, les titres bien construits, les morceaux vifs et communicatifs, les solos de guitares échafaudés avec intelligence ou encore les chanteurs capables de véhiculer toutes sortes d'émotions tangibles, passez votre chemin car vous ne trouverez rien de tout ça ici.

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