Satanistars

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17/20
Nom du groupe Terroristars
Nom de l'album Satanistars
Type Album
Date de parution 13 Fevrier 2004
Style MusicalMetal
Membres possèdant cet album20

Tracklist

1.
 Santa Agonia
 
2.
 Padre sin Fe
 
3.
 Derroristars Nu Mierda
 
4.
 Evil Melodies
 
5.
 Vuela Tu Cabeza
 
6.
 Himno de Guarro
 
7.
 Psycho Surfer
 
8.
 Traidor Hijoputa
 
9.
 Damage Is Done
 
10.
 Choque 2004
 
11.
 Norte Errante
 

Durée totale : 00:00

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Terroristars


Chronique @ joKeR

02 Mai 2005
Mais qui sont ces types ? Un look déjanté tout droit sorti d'un film sanguinolent, une pochette flash et qui se veut menaçante, des titres qui respirent la joie et que l'on comprend aisément sans même parler l'Espagnol ("Derroristars Nu Mierda", "Traidor Hijoputa", "Santa Agonia"...), le cocktail a l'air plutôt explosif au premier abord. Et dès la galette placée dans le lecteur, cette furieuse impression se confirme ; on a là affaire à du gros "In Your Face" metal, du Néo brutal limite Trash sur les bords, un son qui arrache les yeux des mouches posées sur les doubles vitrages. "Satanistars" est un disque qui annonce clairement ses intentions : du bruit, du gros son !

Les 5 dérangés de la péninsule Ibérique ont relevé un gros challenge : dans le son métal chanté en Espagnol, il n'y a guère que Brujeria qui brille, voire Ill Nino, et les autres dans l'ombre. Se faire un nom est donc sacrément délicat, mais nul doute que ces joyeux drilles aux masques d'allumés et aux tronçonneuses y arriveront, tant leur opus est bourré de talent et de qualités indéniables.

D'emblée, le premier titre "Santa Agonia" donne le ton ; on aura affaire à un chanteur multi-facettes, capable de sortir des vocalises typiquement hispaniques comme des hurlements sans concession. Le mélange est intéressant, et ne manque pas de piquant, tout l'album en bénéficiera. Pour le reste de ce que peut nous apprendre ce premier morceau, on relève un batteur en pleine forme, deux gratteux efficaces, et un bassiste que l'on n'entend pas énormément, mais qui remplit son rôle. Puis vient la chanson qu'ils ont choisi de présenter en cd single : "Padre Sin Fe", annoncée comme la bombe de l'album. Plus posée, elle fait d'emblée penser à un célèbre groupe de Néo brutal de par ses arrangements, sa mise en place, sa musique tout simplement. J'ai nommé Slipknot. Mais là où les Américains s'essouflent et nous lâchent une bouillie inutile, les Espagnols arrogants renouvellent le genre et apportent (enfin !) un nouveau souffle au Néo. A partir de ce titre, tout l'album est bourré de références aux 9 jardiniers de Des Moines, ce qui pourra déplaire à certains. Je supporte mal Slipknot, et j'avais peur de tomber dans le même moule avec Terroristars, mais ce n'est pas le cas, et c'est tant mieux. "Padre Sin Fe" n'est pour moi pas le meilleur morceau de l'album, mais reste malgré tout un incontournable.

Et maintenant... Hé bien, on s'essoufle. Le groupe a lâché les fauves et nous a montré ce qu'il savait faire en deux titres, par conséquent les suivants se ressemblent et n'apportent rien de neuf. Heureusement vient "Vuela Tu Cabeza", avec la participation d'une voix féminine qui je dois dire colle assez bien avec le morceau, qui relance la machine. Un nouveau temps mort, puis un titre plus rapide et saccadé que les autres ("Psycho Surfer") mais sans nouveauté, et nous voici sur "Traidor Hijoputa", une petite bombe qui redonne tout son intérêt à l'écoute. Ce titre est le bijou du CD, et annonce une énorme marge de progression pour ce groupe décidément surprenant là où l'on le croyait essouflé. Les derniers morceaux sont fabuleux, petites perles mariant rythmes tribaux Espagnols et hache de guerre, comme "Choque 2004", plein de surprises qui valent le détour, comme des djembés ou des riffs Death Metal (ces mecs sont fêlés...)

Bon bon bon... Que retenir de cet album ? En premier lieu, c'est dommage qu'il n'y ait pas plus de refrains marquants ; mis à part "Padre Sin Fe" ou "Psycho Surfer" que l'on se surprendra à se repasser dans la tête et à murmurer dans la rue, il n'y a pas d'airs qui ressortent, ce que l'on était en droit d'attendre d'un groupe de Néo, même s'il est brutal. Ensuite, un peu trop de répétitions, mais heureusement, certaines chansons judicieusement placées relancent la machine de guerre. Voilà pour le négatif. Mais il faut bien l'avouer, le groupe dégage une telle énergie que l'on passera volontiers outre ces défauts propres à une formation encore jeune. Ils sont fous, ils sont blindés de talent, ils sont prêts à tout faire sauter, ils ont des idées géniales, ils ont tout pour percer. Je leur souhaite, en tout cas...

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Chronique @ Kovalsky51

23 Novembre 2009
Passé inaperçu lors de sa sortie en 2004 cet album à première vue avait tous les arguments à faire valoir pour se trouver cloué au pilori. Une pochette plus débile tu meurs rouge qui pique avec un crane de taureau dessiné par un enfant de trois ans dessus . Un nom d’une idiotie sans failles renforcé par un logo plus moche tu meurs, un titre si « evil badass motherfucker » que l’on ne peut s’empêcher de pouffer en le prononçant. Et surtout cerise sur le gâteau des musiciens sapés en parodies gores de SlipKnoT (Tronçonneuses et bocaux d’yeux inclus ) bref un truc sorti de nulle part qui sentait bon le fait a l’arrache histoire de surfer sur la vague néo death qui déferlait alors avec en tête de série les 9 cinglés de SlipKnoT. Bref le truc qui humait le nanar ultime fait a l’arrache…

Et bien raté, car une fois la chose insérée dans la chaine hi-fi on se retrouve à se ramasser un riff monstrueux dans la tronche. En fait le groupe joue dans un registre largement plus survolté que les Gars de Des Moines. En fait la musique du groupe c’est un peu la rencontre entre System Of A Down (les registres de chant hallucinants du chanteur), Brujeria (Un coté death a la sauce hispanique chanté en langue de Cervantes siouplait) et une bonne louche du SlipKnoT du premier album. En clair un déluge de violence sonique complètement barré qui part dans tous les sens et ne se soucie que guère des convenances du style dans lequel il a été catégorisé. D’autant que ces petits gars ont les dents longues, l’album a été mixé par Frederik Nordstrom connu notamment pour avoir bossé avec Dimmu Borgir. Et le résultat est là; la demi heure sur laquelle s’étend l’album est un mur sonique d’une puissance dévastatrice.

D’un point de vue des compos on nage dans un délire artistique total. Des riffs ultra violents et carrés alternant entre bastonnades thrash, mosh part Hardcore et Mélodies néo de haute volée, cohabitent ici avec des sonorités hispaniques donnant un coté exotique à la musique. Ne s'interdisant pas grand chose les espagnols balancent sur Hymno de Guarro des samples d'une demoiselle visiblement très heureuse. Nous ne sommes pourtant pas ici dans une redite de Soulfly ou Ill Nino car le ton est nettement plus martial et agressif. La section rythmique est démentielle, entre les lignes de basses au groove démoniaque et l’usage outrancier de la double pédale dès que ça s’énerve l’armature rythmique est plus que solide. Et Puis il faut rajouter a cela le chant qui alterne chant braillé dans tous les sens avec des parties mélodiques et des passages plus délirants rappelant System Of A Down. Bref le groupe assure plus que le minimum pour montrer qu’il a d’autres ambitions que de faire jumper les metalleux de 14ans et demi.

Quelques lignes pour traiter des paroles bien débiles empruntant très souvent à de la mauvaise série B au satanisme à la limite de la parodie ou à un gonzo de mauvaise facture. Pour peu que vous ayez fait un peu d'espagnol vous devriez bien vous poiler en entendant la plupart des textes. Bref ils sont tellement honteux dans les 3 quarts des cas qu'on ne peut que rester subjugué par tant de crétinisme aigu (volontaire?? rien n'en est moins sur). Bref à l'image de leur look leurs textes sont outrancièrement provocateurs et frisent souvent le mauvais gout. On aime ou on déteste, personnellement j'ai tellement rigolé en écoutant ça avant d'entrer en cours d'espagnol au lycée que j'ai une affection particulière pour ces derniers.

En clair un bien bon album à s'envoyer dans les cages a miel si le Néo Metal ne nous dérange pas et qu'on aime les délires bien gras. Une grosse claque que j'ai pris pendant l'adolescence et que j'aime toujours ré-écouter à l'occasion pour ne pas perdre mon niveau d'argot en espagnol.

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