Sacrilege of Humanity

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16/20
Nom du groupe Calm Hatchery
Nom de l'album Sacrilege of Humanity
Type Album
Date de parution 15 Novembre 2010
Enregistré à Hertz Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album24

Tracklist

1. Rattlesnake's Dream
2. Sea of Truth
3. Messerschmitt
4. We Are the Universe
5. Mirror Giants
6. Hymn of the Forgotten
7. Them
8. Lost in the Sands
9. Those Who Were
10. Shine for the Chosen One
11. The Blood of Stalingrad

Chronique @ scrattt

24 Mai 2011

DOC: Death d'Origine Contrôlée...

Une éclipse solaire balaye un décor sanglant et macabre, théâtre d’une guerre qui opposa jadis Conquistadors avides d’or et de pouvoir et Aztèques, peuple guerrier aux sacrifices sanglant dédiés à leurs dieux. A travers cette pochette brûlante et apocalyptique (on notera au passage un petit clin d’œil à celle de du Bloodsoul de Fleshcrawl, volontaire ou non), Calm Hatchery dépeint un tableau de l’humanité sous ses évolutions culturelles et sa place toute relative dans l’univers, allant jusqu’à parler de la bataille de Stalingrad où l’on peut entendre en guise d’intro un enregistrement datant du 30 Janvier 1943. Mais ne brûlons pas les étapes.
Ambitieux tout ça ma foi, ça ne présage pas forcément de la qualité intrinsèque d’un album qui se doit d’être efficace et bien présente, surtout si l’on parle d’un groupe de Death Metal. Il n’empêche qu’on ne m’enlèvera pas l’idée qu’une belle pochette photoshopée réussie attire toujours l’œil et compte quand même pour une part non négligeable de l’achat -ou non- d’un cd. Bref…

Donc après avoir creusé un peu plus en profondeur, fait le tour du propriétaire de la pyramide et ramassé les quelques pièces d’or qui traînaient ça et là, on se met à l’étage des renseignements et découvre que Calm Hatchery vient de….tiens : la Pologne ! Vous connaissez ? Question stupide. Au pays de la Vodka et du Triangle de Weimar, le Death Metal est une seconde religion, et on ne compte plus le nombre de groupes ayant fleuri et grandi avec Black To The Blind et Thelema6 en guise de berceuse.

Donc c’est du made in Polska hein, Calm Hatchery a bien révisé ses gammes et présente un album carré tout ce qui a de plus rectangulaire, nous servant ce mélange de Death puissant et percutant grâce aux studios Hertz qui ne faillent pas à leur réputation. Le groupe se la joue légèrement technique, lorgnant du côté de ses compatriotes de Lost Soul ou Decapitated sans trop s’encombrer de fioritures ou trucs à rallonges, se contentant de solis mélodiques bien sentis comme sur We Are The Universe. Non chez CH faut que ça file, et les quelques trois minutes en moyenne des titres de Sacrilège Of Humanity ne sont là que pour appuyer l’efficacité de la rythmique guitaresque (je sais, ça n’existe pas, mais vous m’avez compris quoi !).

Car des bons riffs, de ceux qui restent ancrés dans la tête et qui ramonent la cheminée avec l’aide du growleur en chef, j’ai nommé Marcin Szczepanski, il y en a un petit bouquet. L’enchaînement Them/Lost In The Sands s’avère assez démonstratif de ce côté, breaks assassins et leads mélodiques pour le premier suivis par une bonne salve de blasts et d’un enchaînement couplet/refrain répété deux fois de suite mémorable pour le second. Le reste de l’album n’est pas en reste, la fin montrant quelques variations vocales avec un Shine For The Chosen One plutôt inspiré et The Blood Of Stalingrad plus sombre et écrasant que les autres titres de par son mid-tempo très approprié pour le thème abordé.

Il faut dire que Sacrilege of Humanity ne commençait pas forcément sous les meilleurs auspices, Sea Of Thruth et Messerchmitt (malgré des accélérations mordantes pour cette dernière) étant assez répétitives et moins rentre-dedans que les autres. Il faudra en fin de compte attendre Mirror Giants pour vraiment prendre la température de la puissance de l’album et son cortège de double et de blasts allant avec. Le reste s’écoute d’une traite sans vraiment de temps mort ou de baisse de régime, si ce n’est cette petite impression de déjà-entendu.

Ah ça pour être original, Calm Hatchery ne l’est sûrement pas ! Certes si le groupe vint de Papouasie ou du Groenland, l’album aurait fait figure d’ovni, mais là pas de chance on est en Pologne. Coincé entre un esprit légèrement old school et la brutalité technique et sophistiquée d’un Lost Soul, Calm Hatchery a encore du mal à trouver une certaine identité et un son qui lui est propre, mais quand c’est du certifié AOC et que le cahier des charges est largement rempli de ce côté-là, que demander de plus après tout ?

Des riffs en bois massif, une intensité presque constante et un propos intelligent, Sacrilege of Humanity est un bon album, certes pas inoubliable, mais de qualité suffisante pour qu’on lui accorde un petit détour. Il ne lui manque plus qu’une once de brutalité et d’inventivité en plus pour pouvoir monter quelques marches vers le sommet du panthéon du Death polonais. Mais ce n’est jamais, après tout, que leur deuxième album…

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