Dans les années 90, à l'instar du Heavy
Metal et du Thrash
Metal, le Speed Mélodique (ou Melodic Speed
Metal) a connu une longue traversée du désert.
Même
Helloween (qui, sans en être le géniteur, popularisa ce style à la fin des années 80), après plusieurs changements importants de line-up ainsi que des problèmes avec ses anciennes Maisons de Disques, ne faisait plus le plein lors de ses concerts.
Il faut attendre la fin des années 90 pour que le Speed Mélodique (ainsi que le Heavy
Metal et le Thrash
Metal) soit à nouveau plébiscité par le public, et cela grâce notamment à l'arrivée d'une nouvelle génération de groupes talentueux tels que
Seventh One.
Formé à Uddevalla (Suède) en 1997 par les guitaristes Christoffer Hermansson et Johannes Losbäck,
Seventh One devient un véritable groupe avec l'arrivée de Jonny Edvardsson (batterie), Jörgen Olsson (batterie), et Rino Fredh (chant).
Après avoir composé quelques morceaux puis donné plusieurs concerts,
Seventh One est sélectionné en 1999 pour participer au tremplin "Rock Of Bohuslän".
Suite à son excellente prestation la jeune formation suédoise remporte trois prix sur quatre (meilleur chanteur, meilleur batteur, et meilleur groupe), une victoire qui lui permet, tous frais payés, d'aller enregistrer dans un studio sa première démo sobrement nommée "
Seventh One".
Celle-ci est suivie en 2000 d'une deuxième ("The Celestial
Prophecy") puis, la même année, d'une troisième ("
Through Burning Skies") qui, en plus d'articles élogieux dans la presse
Metal, vaut à
Seventh One d'être repéré par Lars Ratz (bassiste de
Metalium) et, avec l'appui de ce dernier, de signer sur le label allemand
Massacre Records (
Atrocity,
Crematory).
En février 2002
Seventh One, qui a recruté le batteur Tobias Kellgren (également membre de
Soulreaper), s'envole pour Hambourg (Allemagne) afin d'enregistrer, avec Lars Ratz à la production, l'album "
Sacrifice" que
Massacre Records commercialise en
Octobre.
Passé l'intro "
Spiritual Awakening"
Seventh One balance avec "
Eternal Life In
Lies" (un titre déjâ présent sur la démo "The Celestial
Prophecy") suivi du superbe "
Sacrifice", deux morceaux de Speed Mélodique qui rappellent beaucoup
Helloween période post-"
Walls Of Jericho" (1985).
En effet que ce soit avec le chant mélodique de Rino Fredh, les rapides parties de guitares de Christoffer Hermansson et Johannes Losbäck ainsi qu'avec la percutante section rythmique Jonny Edvardsson-Tobias Kellgren, tout nous renvoie à la grande époque des "Keeper Of The
Seven Keys" Part I (1987) et Part II (1988).
Pour autant, et malgré ses nombreuses similitudes avec le groupe de Michael Weikath et Kai Hansen,
Seventh One n'est pas un vulgaire clone de
Helloween.
Tout d'abord, et afin de ne pas tendre le bâton pour se faire battre, les membres de
Seventh One n'ont pas été jusqu'à proposer un titre de plus de dix minutes sur leur disque, mais surtout, de manière à s'éloigner un peu de leur modèle, ont la bonne idée de se rapprocher du Heavy
Metal (ou
True Heavy
Metal), notamment de leurs compatriotes de
Hammerfall, avec des morceaux plus heavy comme "The
Fall" et le sombre "Hallowed
Ground".
Alors qu'avec "The
Seventh Eye" et "Eternally"
Seventh One délivre, à nouveau, de très bons titres de Speed Mélodique qui pourraient passer pour des inédits de
Helloween (aidé en cela par la voix de Rino Fredh, proche, bien que moins puissante, de celle de
Michael Kiske), avec "
Remembrance"
Seventh One montre une autre facette de sa personnalité en nous offrant une sympathique ballade.
Passé ce moment de douceur les suédois clôturent "
Sacrifice" avec "Crimson Sky" et "
Shadow Of Your Soul", deux morceaux, évidemment rapides, mélodiques, et surtout entrainants, avec lesquels, comme avec les autres titres de l'album, le groupe prouve posséder tous les atouts pour s'imposer au sein d'une scène européenne en pleine ébullition.
Après la sortie de "
Sacrifice", qui reçoit un bon accueil dans la presse,
Seventh One donne quelques concerts durant l'année 2003, notamment en Suède et en Allemagne (dont un le 1er août au festival Wacken Open Air Festival).
En janvier 2004 le groupe retourne à Hambourg retrouver Lars Ratz pour enregister "
What Should Not Be", leur deuxième disque qui sort en septembre, non pas chez
Massacre Records (les faibles ventes de "
Sacrifice" ayant entrainé la fin de la collaboration entre
Seventh One et le label allemand), mais chez
Armageddon Music.
Sur "
What Should Not Be" le groupe prend (partiellement) ses distances avec le Speed Mélodique, et donc avec
Helloween, pour se tourner davantage vers le Heavy
Metal, perdant ainsi une grande partie de son attractivité.
Malgré ce changement d'orientation l'album est plutôt bien accueilli, mais, à l'instar de "
Sacrifice", se vend peu faute à une faible promotion du label.
Une situation qui entraine la séparation de
Seventh One en 2005.
Un album et un groupe dont je n'avais jamais entendu parler (rien dans les différents magazines de l'époque) et que j'ai découvert (avec d'autres) il y a quelques années, simplement en cherchant des cds en vente en occasion et à petits prix chez Momox sur Ebay ou Rakuten.Une très belle découverte.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire